Communiqué de presse du 21 juin 2015 : « Face à la déferlante migratoire : l’urgence du réveil de la conscience européenne »

Communiqué de presse du 21 juin 2015 : « Face à la déferlante migratoire : l’urgence du réveil de la conscience européenne »

L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne fête sa première année d’existence et lance une campagne de communication sur le thème : « Ni Lampedusa, ni Bruxelles : être Européen ! »

La veille du 21 juin 2014, l’Institut Iliade pour la longue mémoire euro­péenne était fon­dé au som­met du Mont Olympe.

Son objec­tif : contri­buer au réveil de la conscience his­to­rique et civi­li­sa­tion­nelle des peuples euro­péens. Ce réveil passe par la réap­pro­pria­tion et la trans­mis­sion des tra­di­tions qui font de nous ce que nous sommes. Un réveil impé­rieux, car notre héri­tage com­mun est chaque jour davan­tage déni­gré, nié, mena­cé d’effacement — voire de sub­mer­sion par l’amplification du phé­no­mène de « Grand Rem­pla­ce­ment ».

Cette trans­mis­sion de l’héritage et des valeurs de la « Vieille Europe » emprunte deux canaux prin­ci­paux :

  • La for­ma­tion de nou­velles élites capables de don­ner à l’engagement mili­tant, quelle qu’en soit la forme, la dimen­sion méta­po­li­tique et cultu­relle indis­pen­sable à son suc­cès : le pre­mier cycle de for­ma­tion a été lan­cé en jan­vier 2015, à Paris, avec 20 audi­teurs consti­tuant la pro­mo­tion Domi­nique Ven­ner. Il s’achèvera à l’été 2016, tan­dis qu’une deuxième pro­mo­tion débu­te­ra ses tra­vaux dès le mois de sep­tembre 2015, et une troi­sième début 2016.
  • La com­mu­ni­ca­tion en direc­tion du grand public, afin d’aider et d’aiguiller les Euro­péens en quête de res­sour­ce­ment, de réaf­fir­ma­tion de leur iden­ti­té col­lec­tive : « Quand l’esprit se sou­vient, le peuple se main­tient !» Cette com­mu­ni­ca­tion est orga­ni­sée autour d’un site inter­net, lan­cé le 21 décembre 2014, relayé par une pré­sence très active sur les réseaux sociaux, et trouve son point d’orgue à l’occasion d’un col­loque annuel, orga­ni­sé au prin­temps à la Mai­son de la Chi­mie. L’édition 2015, consa­crée le 25 avril à « l’univers esthé­tique des Euro­péens », a ren­con­tré un grand suc­cès : plus de 850 par­ti­ci­pants enre­gis­trés, en aug­men­ta­tion de plus de 50 % par rap­port au pre­mier col­loque de mai 2014. Preuve que l’initiative lan­cée il y a tout juste un an cor­res­pond à une forte attente de nos com­pa­triotes, plus que jamais en quête de sens et de repères.

Fort de ces pre­miers suc­cès, l’Institut Iliade a déci­dé de célé­brer son pre­mier anni­ver­saire par l’action, en pro­dui­sant et en dif­fu­sant une vidéo ori­gi­nale : « Ni Lam­pe­du­sa, ni Bruxelles : être Euro­péen ». Court, didac­tique, facile de com­pré­hen­sion et d’accès via notre chaîne You­Tube, ce film pro­pose une défi­ni­tion de l’identité euro­péenne et illustre la réa­li­té his­to­rique, cultu­relle, char­nelle, de notre « récit civi­li­sa­tion­nel ». En ce sens, il consti­tue un mes­sage d’espoir autant qu’un appel au sur­saut. Au moment où s’accélèrent les flux migra­toires, avec la com­pli­ci­té active des ins­ti­tu­tions de Bruxelles, le réveil de la conscience iden­ti­taire des Euro­péens est plus que jamais néces­saire !

Vous pou­vez sou­te­nir notre action en par­ti­ci­pant à la pro­mo­tion et à la dif­fu­sion de cette vidéo, via les réseaux sociaux, et en sou­te­nant finan­ciè­re­ment l’Institut en vue de réa­li­ser d’autres films et de mener à bien de nou­veaux projets.

« Ni Lampedusa, ni Bruxelles : être Européen ! »

L’Europe, ce n’est pas Lam­pe­du­sa, c’est notre civilisation.

L’Europe ce n’est pas l’organisation de Bruxelles, pas davan­tage une mon­naie ou une banque centrale.

L’Europe, ce n’est pas un espace mon­dia­li­sé et sans frontière.

L’Europe, ce n’est pas le monde afri­cain, ce n’est pas non plus une terre d’Islam.

L’Europe ce n’est ni la lai­deur ni le non-art.

L’Europe, c’est le conti­nent des Européens.

L’Europe, ce sont des mil­lé­naires d’histoire, 700 mil­lions d’Européens.

L’Europe c’est une iden­ti­té : la civi­li­sa­tion euro­péenne et chrétienne.

L’Europe, ce sont les temples grecs, les aque­ducs et les théâtres romains, les cha­pelles romanes, les cathé­drales gothiques, les palais Renais­sance, les grandes places, les bégui­nages, les églises baroques, les châ­teaux clas­siques, les édi­fices Art nouveau.

L’Europe ce sont des rivages sau­vages, des mon­tagnes majes­tueuses, des fleuves pai­sibles. L’Europe, c’est le sen­ti­ment de la nature. L’Europe, ce sont des pay­sages jar­di­nés par l’homme : des bocages aux pol­ders, des prai­ries aux cultures en ter­rasses. L’Europe c’est le ter­roir du pom­mier et de l’olivier, de la vigne et du houblon.

L’Europe, ce n’est pas l’univers de la bouffe indus­trielle, c’est la gas­tro­no­mie de l’huile et du beurre, du vin et de la bière, du pain et du fro­mage, du sau­cis­son et du jambon.

L’Europe, ce n’est pas le monde de l’abstraction, c’est l’art de la repré­sen­ta­tion, de Praxi­tèle à Rodin, des fresques de Pom­péi à la Séces­sion de Vienne. L’Europe, c’est l’imaginaire celte et le mys­tère chré­tien. L’Europe, c’est la civi­li­sa­tion qui change la pierre en dentelle.

L’Europe, c’est le refus de l’ahurissement, c’est la culture qui a inven­té le chant poly­pho­nique et l’orchestre symphonique.

L’Europe, ce n’est pas le monde de Bel­phé­gor, c’est la civi­li­sa­tion qui honore la femme : déesse, mère ou guer­rière. L’Europe, c’est la culture de la che­va­le­rie et de l’amour courtois.

L’Europe, ce n’est pas le monde de la sur­veillance, c’est la patrie de la liber­té : la citoyen­ne­té grecque, le forum romain, la grande charte anglaise de 1215, les villes et les uni­ver­si­tés libres du Moyen Âge, le réveil des peuples au XIXe siècle.

L’Europe, c’est un patri­moine lit­té­raire et mytho­lo­gique : Homère, Vir­gile, Hésiode, les Eddas, le chant des Nibe­lun­gen et le cycle arthu­rien. C’est aus­si Sha­kes­peare, Per­rault et Grimm.

L’Europe, c’est l’esprit d’invention et de conquête : c’est Léo­nard de Vin­ci et Guten­berg ; ce sont les cara­velles, les mont­gol­fières, les débuts de l’aviation et Ariane, ce sont les ponts jetés sur les mers.

L’Europe, ce sont les héros qui l’ont défen­due au cours des siècles : c’est Léo­ni­das et ses 300 Spar­tiates sau­vant la Grèce de l’Asie ; c’est Sci­pion l’Africain pré­ser­vant Rome de Car­thage, c’est Charles Mar­tel repous­sant l’invasion arabe, c’est Gode­froy de Bouillon déli­vrant les lieux saints et fon­dant le royaume franc de Jéru­sa­lem, c’est Fer­di­nand d’Aragon et Isa­belle la Catho­lique libé­rant Gre­nade, c’est Ivan le Ter­rible éloi­gnant les Mon­gols de la sainte Rus­sie, c’est don Juan d’Autriche vic­to­rieux des Turcs à Lépante.

L’Europe, ce sont des hauts lieux : c’est le Par­thé­non, la place Saint Marc, Saint-Pierre de Rome, la tour de Belém, Saint-Jacques de Com­pos­telle, le mont Saint-Michel, la tour de Londres, la porte de Bran­de­bourg, les tours du Kremlin.

Tel est notre récit civilisationnel !

Aujourd’hui, l’Europe est l’homme malade du monde. Elle est culpa­bi­li­sée, colo­ni­sée, affai­blie. Ce n’est ni fatal, ni durable. Arrê­tons la repen­tance ! Retrou­vons le fil de la longue mémoire. Écou­tons le mes­sage d’espoir de Domi­nique Venner :

« Je crois aux qua­li­tés spé­ci­fiques des Euro­péens qui sont pro­vi­soi­re­ment en dor­mi­tion. Je crois à leur indi­vi­dua­li­té agis­sante, à leur inven­ti­vi­té et au réveil de leur éner­gie. Le réveil vien­dra. Quand ? Je l’ignore mais de ce réveil je ne doute pas. »

Neither Lampedusa, nor Brussels, being European !

Europe is not Lam­pe­du­sa, it is our civilisation.

Europe is not the orga­ni­za­tion spaw­ned in Brus­sels, it is not a cur­ren­cy or a cen­tral bank.

Europe is not a glo­ba­li­sed envi­ron­ment without borders.

Europe is nei­ther an Afri­can world nor a land of Islam.

Europe is nei­ther ugli­ness nor non-art.

Europe is the conti­nent of Europeans.

Europe has a his­to­ry span­ning many mil­len­nia, and is over 700 mil­lion Euro­peans strong.

Europe is an iden­ti­ty : the Euro­pean and Chris­tian civilisation.

Europe is made of Greek temples, Roman aque­ducts and theatres, Roma­nesque cha­pels, Gothic Cathe­drals, Renais­sance palaces, vast town squares, begui­nages, Baroque churches, Clas­si­cal style castles, Art nou­veau buildings.

Europe has wild shores, majes­tic moun­tains, and pea­ce­ful rivers. Europe is the fee­ling of nature. Europe is a patch­work of land­scapes sha­ped by men : from the pol­ders to bocage, from the mea­dows to ter­ra­ced fields. Europe is the land where apple and olive trees grow as well as vines and hops.

Europe is not the land of indus­trial food, but on the contra­ry is the land of Gas­tro­no­my which expresses itself through oil and but­ter, wine and beer, bread and cheese, sau­sage and ham.
Europe is not a world of abs­tract concepts but rather one where the art of repre­sen­ta­tion excels, from Praxi­teles to Rodin, from the Pom­peian fres­coes to the Vien­na Seces­sion. Europe is both Cel­tic fan­ta­sy and the Chris­tian mys­te­ry. Europe is the civi­li­sa­tion which turns stone into lace.

Europe is the refu­sal of bewil­derment, it is the culture which inven­ted poly­pho­nic choirs and sym­pho­nic orchestras.

Europe is not the world of Bel­phe­gor, but rather is the civi­li­za­tion which honours women, as a god­dess, a mother or a war­rior. Europe, is the culture of chi­val­ry and court­ly love.
Europe is not about sur­veillance, but rather is the land of liber­ty : Greek citi­zen­ship, the Roman Forum, the English Magna Car­ta in 1215, all the cities and pri­vate uni­ver­si­ties of the Middle Ages, the awa­ke­ning of the Nations in the nine­teenth century.

Europe is a lite­ra­ry and mytho­lo­gi­cal heri­tage : Homer, Vir­gil, Hesiod, the Eddas, the Nibe­lun­gen­lied and the Arthu­rian cycle. It is also Sha­kes­peare, Per­rault and Grimm.
Europe is also about inven­tions and conquests : Leo­nar­do da Vin­ci and Guten­berg ; the cara­vels, hot air bal­loons, the begin­nings of avia­tion and Ariane, it is also bridges across the seas.
Europe incar­nates itself in those heroes who defen­ded it over the cen­tu­ries : it is Leo­ni­das and his 300 Spar­tans saving Greece from Asia ; Sci­pio Afri­ca­nus pre­ser­ving Rome from Car­thage, Charles Mar­tel pushing the Arab inva­sion away, God­frey of Bouillon freeing the Holy Land and crea­ting the Fran­kish king­dom of Jeru­sa­lem, it is also Fer­di­nand of Ara­gon and Isa­bel­la I of Cas­tile relea­sing Gra­na­da, Ivan the Ter­rible pushing the Mon­gols away from the Holy Rus­sia and it is Don Juan of Aus­tria defea­ting the Turks at Lepanto.

Europe is made of impor­tant places : the Par­the­non, St. Mark’s Square, St. Peter’s Basi­li­ca, the Belém Tower, San­tia­go de Com­pos­te­la, the Mont Saint-Michel, the Tower of Lon­don, the Bran­den­burg Gate, the towers of the Kremlin.

Such is the heri­tage of our civilisation !

Today, Europe hap­pens to be the sick man of the world. It is for­ced to feel guil­ty, it is colo­ni­zed, and it is wea­ke­ned. This is not fatal and will not last. Let’s stop this repent and toge­ther, we can find again the thread of our long memo­ry. Such is the mes­sage of hope deli­ve­red by Domi­nique Venner :

I believe in the spe­ci­fic qua­li­ties of the Euro­peans who are tem­po­ra­ri­ly asleep. I believe in their capa­ci­ty to act, their inven­ti­ve­ness and the awa­ke­ning of their ener­gy. The revi­val will come. When ? I do not know, but I have no doubt it will happen”.