Adapter Homère
Comment adapter un mythe ? À l’occasion de la sortie de L’Odyssée de Christopher Nolan, Léon Guillot retrace les écueils propres à l’exercice de la transposition homérique.
Comment adapter un mythe ? À l’occasion de la sortie de L’Odyssée de Christopher Nolan, Léon Guillot retrace les écueils propres à l’exercice de la transposition homérique.
Selon l’actrice Lupita Nyong’o, Homère n’aurait pas laissé de place aux voix féminines.
Christopher Nolan disposait de tous les moyens pour porter l’Odyssée à l’écran. Alors pourquoi son film n’est-il, aux yeux d’Olivier Battistini, ni un succès ni une œuvre d’art ?
Pour Emily Wilson, première femme à traduire l’Odyssée en anglais versifié, l’épopée d’Homère raconte les malheurs engendrés par les « structures sociales androcentriques ».
Alors que Christopher Nolan propose sa vision résolument contemporaine de L’Odyssée d’Homère, Olivier Battistini choisit le chemin inverse : revenir aux mots grecs eux-mêmes, à ce qu’ils désignent avant toute interprétation.
Trois mille ans après leur composition, l’Iliade et l’Odyssée demeurent la source vive de la littérature et de l’imaginaire européens.
Si les noms d’Ithaque, de Pénélope, de Charybde et de Scylla résonnent encore en nous, notre époque connaît-elle véritablement l’œuvre d’Homère ?
Le choix de la XIIe promotion de l’Institut Iliade s’est porté sur la figure d’Homère, l’auteur, le poète, mais surtout le symbole, l’allégorie du génie européen.