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Vidéo : richesse et diversité des peuples et visages d’Europe

Il était une fois, l’Europe. Terre de mythes et de légendes, de fées et de chevaliers, de grandes épopées et de héros glorieux, tous issus de peuples fiers et libres. Visant l’excellence dans une quête permanente vers l’horizon de la beauté, l’homme européen met l’art au service de son idéal. Peintre, sculpteur, bâtisseur, il crée pour transmettre.

Transmettre une vision du monde, une façon de vivre spécifique, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. L’histoire de notre civilisation est sous nos yeux, il suffit de mieux regarder. L’art européen est un art de la représentation, qui nous permet d’exprimer ce que nous sommes, en le rendant sensible et manifeste aux yeux de tous.

L’art euro­péen exalte la beau­té du corps, celle de l’homme comme celle de la femme. Il n’est pas ques­tion ici d’égalité, mais de com­plé­men­ta­ri­té natu­relle. Notre civi­li­sa­tion repose sur cette évi­dence, ain­si que sur l’équilibre des trois fonc­tions : la fonc­tion sou­ve­raine, la fonc­tion héroïque et la fonc­tion pro­duc­tive, fon­de­ment d’une socié­té où cha­cun trouve sa place pour assu­mer le rôle qui lui revient au ser­vice de la com­mu­nau­té du peuple.

Nous sommes ancrés dans la plus longue mémoire, celles de nos ancêtres, de nos aïeux, à tra­vers nos danses et nos chants, nos fêtes et nos célé­bra­tions. Cette héri­tage pré­cieux nous aide à lut­ter contre le désen­chan­te­ment du monde.

Je suis partout chez moi, l’Europe est ma patrie, et les cent vingt drapeaux de toutes ses provinces décorent un royaume dont je serai un prince, et m’escortent, serein, vers les dieux que je prie.” Maurice Rollet, Voyage

De la feria de Séville aux mar­chés de Noël d’Allemagne, de la Saint Patrick à Dublin aux pro­ces­sions ita­liennes, nous retrou­vons la même fer­veur, le même engoue­ment populaire.

Nous sommes tous les paysans de la même terre d’Europe, nous vivons tous des mêmes souvenirs et les dieux de nos pays sont les mêmes.” Maurice Bardèche, L’Œuf de Christophe Colomb

Dans toutes nos fêtes brûle la même flamme, celle d’une com­mu­nau­té qui n’a pas oublié d’où elle vient. Qui­conque entre dans cette com­mu­nau­té y retrouve l’esprit euro­péen, qui per­dure sous des formes variées et renou­ve­lées, mais dont le sens demeure iden­tique au fil des siècles.

La tradition ce n’est pas le passé, c’est ce qui ne passe pas.” Dominique Venner

La trans­mis­sion orale a pré­ser­vé l’essentiel, celles de ces fêtes qui célèbrent la nature et rythment l’année. Sol­stice d’hiver ou Saint Jean d’été, par­ti­ci­per à ces fêtes, c’est s’inscrire, avec son clan, dans la plus vieille tra­di­tion. L’homme euro­péen est un homme de la nature, le cycle des sai­sons est celui de la vie, le mou­ve­ment de la roue solaire est aus­si celui des géné­ra­tions qui se suivent.

Le soleil ne trompe pas leur espoir, il reprend son élan dans le ciel d’hiver avant de monter toujours plus haut dans le ciel de printemps, au solstice d’été, où triomphent la lumière et la chaleur.” Jean Mabire

Le feu, source de vie est tou­jours pré­sent. Il éclaire, pro­tège, réchauffe et nour­rit. Il éloigne les dan­gers natu­rels et sur­na­tu­rels de la nuit. C’est le feu du foyer, en plein hiver, lorsque la famille res­serre les liens face à la froi­dure exté­rieure ; ce sont aus­si les spec­ta­cu­laires buchers du sol­stice d’été, lorsque les hautes flammes montent dans la nuit à l’image du soleil, source de vie.

Noël n’est pas la fête la fête de la vieillesse et du désespoir, mais celle de l’enfance et du devenir. Fête du combat contre les ténèbres et des graines invisibles, Noël appartient à ceux qui luttent dans le silence, l’ombre et la solitude. Noël est la fête de l’indicible espérance […] Nos ancêtres ont refusé de croire à la mort du soleil. Il portait au cœur la certitude du printemps. Ils savaient que la vie continuait, que les fleurs allaient crever la neige, que les graines germaient sous la glace […] Nos ancêtres surgissaient des ténèbres et des brumes. Ils allaient découvrir la mer immobile et élever des pierres verticales au soleil de la Grèce. Ils savaient qu’ils triompheraient de l’hiver […] Nous sommes quelques-uns qui travaillons au retour du printemps.” Jean Mabire

Nos tra­di­tions sont une force. Loin d’entraver notre capa­ci­té à affron­ter la réa­li­té du quo­ti­dien, nos tra­di­tions nous donnent un socle sûr pour affir­mer ce que nous sommes et ne pas craindre l’avenir.

Nos tra­di­tions ne relèvent pas d’un folk­lore sans âme et sans signi­fi­ca­tion, des­ti­né seule­ment à dis­traire nos contem­po­rains. Les feux de nos fêtes sont des repères pour nos peuples ; ils doivent conti­nuer de briller dans la nuit. Sachons reve­nir pour redon­ner un sens à notre monde.

Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut.” Frédéric Mistral

Slaves, latins, ger­ma­niques, cel­tiques, nos peuples d’Europe sont mul­tiples et variés dans une même iden­ti­té de civi­li­sa­tion. Che­veux roux flam­boyant des terres de l’ouest et regard téné­breux des contrées du Sud ren­contrent les yeux d’un bleu infi­ni des fjords du Nord. Ces dif­fé­rences-là ne nous opposent pas : elles repré­sentent les racines d’une même souche, et ren­forcent notre atta­che­ment com­mun à la terre de nos aïeux.

Notre peuple ne sera pas sauvé par des savants aveugles ou des érudits blasés. Il sera sauvé par des poètes et des combattants, par ceux qui auront forgé l’Epée magique dont parlait Ernst Jünger, l’épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans. Notre monde sera sauvé par les veilleurs postés aux frontières du royaume et du temps.” Dominique Venner