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Promotion Jean Raspail

Choisir Jean Raspail comme parrain de promotion c’est aussi se rappeler que l’espérance est dans l’enfance. Qu’il suffit parfois d’un regard, d’une compréhension pour que les plus jeunes placent leur combat dans la lignée du nôtre.

Promotion Jean Raspail

Vouloir protéger et transmettre un patrimoine, une histoire, une civilisation sans cesse attaqués par ses propres héritiers ressemble à une bataille perdue d’avance. S’engager pour redonner du sens là où tout en est vidé est un défi digne des plus grandes quêtes. Et malgré tout, les membres de la IXe promotion de l’Institut Iliade font le pari de se former pour mener cette chevauchée. Et pour ce combat, ils ont choisi comme parrain Jean Raspail.

Choi­sir un écri­vain comme par­rain c’est peut-être accep­ter et recon­naître que nous sommes avant tout des héri­tiers, membres d’une lignée et dépo­si­taires d’un patri­moine. Nous sommes le lien entre hier et demain et nos actes d’aujourd’hui sont une trans­mis­sion que nous vou­lons fidèle.

Pour défendre l’Europe de nos pères, nous vou­lons recher­cher le beau, nous battre pour le vrai et gar­der l’espérance. Mais nous vou­lons aus­si res­ter lucides et clair­voyants comme les écrits du consul de Pata­go­nie l’étaient. Dire ce qui s’écroule en croyant fer­me­ment que nous pour­rons recons­truire. Croire dans le relè­ve­ment de notre monde n’empêche pas de sou­li­gner qu’il déchoit vio­lem­ment. Vou­loir « le retour du roi » n’enlève rien à l’investissement dans la cité. Créer des cel­lules pro­tec­trices de notre culture, de notre langue et de nos tra­di­tions non pas comme fuite du com­bat, car la fuite est pour les lâches, mais comme retrait stra­té­gique, pro­vi­soire, pour mieux reve­nir à la charge.

Dans l’esprit pata­gon, nous vou­lons défendre ce qui ne paraît plus défen­dable. À l’exemple du jeune com­bat­tant de L’Île bleue, nous sou­hai­tons conser­ver cet esprit de révolte et le front haut et fier de ce que nous avons été, de ce que nous sommes et de ce que nous serons. Et sous les cou­leurs d’un dra­peau qui ne repré­sente aucun autre pays que celui que nous vou­lons, nous sou­hai­tons incar­ner notre com­bat dans l’espoir de trou­ver un enne­mi honorable.

Choi­sir Jean Ras­pail comme par­rain de pro­mo­tion c’est aus­si se rap­pe­ler que l’espérance est dans l’enfance. Qu’il suf­fit par­fois d’un regard, d’une com­pré­hen­sion pour que les plus jeunes placent leur com­bat dans la lignée du nôtre. Qu’il suf­fit sou­vent d’un regard d’adulte pour don­ner du sens au com­bat de l’adolescent.

Comme Antoine de Tou­nens, nous vou­lons nous battre pour ce que beau­coup ignorent ou méprisent désor­mais. Nous vou­lons conser­ver cet esprit, ce panache propre à nos peuples euro­péens, cou­rant à la mort le glaive haut. Nous vou­lons pré­ser­ver notre civi­li­sa­tion, comme toute civi­li­sa­tion, refu­sant le métis­sage et donc la dis­pa­ri­tion par l’assimilation de notre culture et de notre histoire.

Nous vou­lons être fiers de notre his­toire comme Jean Ras­pail l’était, rêver de caval­cades noc­turnes dans un monde endor­mi, éveiller par­fois quelques rêveurs qui rejoin­dront notre quête.

Illus­tra­tion : des­sin de Jacques Ter­pant, 2013