Accueil | Colloque 2020 | Monts affreux, monts sublimes ? L’alpinisme, une école de vie

Monts affreux, monts sublimes ? L’alpinisme, une école de vie

Intervention d'Anne-Laure Blanc, qui a gravi une centaine de voies autant en escalade qu’en haute montagne - et fait sienne la devise de Marguerite de Savoie, la reine alpiniste : Sempre Avanti ! - lors du colloque "La nature comme socle, pour une écologie à l’endroit" le 19 septembre 2020.

Monts affreux, monts sublimes ? L’alpinisme, une école de vie

Anne-Laure Blanc a découvert l’alpinisme dès son adolescence et l’a surtout pratiqué entre 1975 et 2006. Elle a gravi une centaine de voies, autant en escalade qu’en haute montagne. Une expérience modeste, mais fondamentale pour sa vision du monde. Elle s’adonne toujours à la randonnée d’altitude. Elle a fait sienne la devise de Marguerite de Savoie (1851–1926), la reine alpiniste : Sempre Avanti ! Elle est membre du Premier Cercle de l’Institut Iliade.

3 300 ans avant notre ère, 3 210 mètres d’al­ti­tude. Un petit homme passe un col dans les Alpes de l’Œtztal. Bien cou­vert, bien armé.
Mars 2019 – En Pata­go­nie, l’Américain Jim Rey­nolds signe, en 15h30, un solo inté­gral aller et retour sur le Fitz Roy. Été 2019 – L’Everest, lui, enre­gistre un record de fré­quen­ta­tion. Et, chaque été, des alpi­nistes ano­nymes gra­vissent, qui la Barre des Écrins, qui la Dent du Géant ou bien d’autres som­mets clas­siques des Alpes… On compte, en France, envi­ron 150 000 per­sonnes, ama­teurs et pro­fes­sion­nels confon­dus, qui pra­tiquent l’alpinisme.

2 août 1913. La pre­mière ascen­sion de l’Olympe (2918 m), est réa­li­sée par les Suisses Fré­dé­ric Bois­son­nas et Daniel Baud-Bovy, gui­dés par le ber­ger grec Chris­tos Kaka­los. « Un mer­veilleux som­met, une crête étroite […]. Autour de nous, des falaises effrayantes per­dues dans le dense brouillard qui nous enve­loppe… Mais nous sommes enfin arri­vés… Arri­vés, pre­miers depuis que les dieux sont par­tis », raconte Bois­so­nas.
Juin 2014, à la veille du sol­stice d’été, onze membres du Pre­mier Cercle de l’Institut Iliade se retrouvent au som­met de l’Olympe, pour pla­cer l’Institut sous le patro­nage des Olym­piens – aujourd’hui, c’est une ran­don­née un peu tech­nique.

Mais qu’est-ce qui pousse ain­si les hommes à aller tou­jours plus loin, tou­jours plus haut ? À se lan­cer des défis, à ima­gi­ner tou­jours d’autres manières de par­ve­nir au som­met de ces « monts affreux » ?

Être en mon­tagne, c’est être au plus près de la nature. Une nature qui est un objet d’étude pour les scien­ti­fiques. Un objet d’émerveillement pour les artistes. Un état de fait pour les phi­lo­sophes – la nature « est ». Pour les alpi­nistes, elle est l’objet de toutes les pas­sions et de toutes les atten­tions.

Monts affreux

Que fai­sait Œtzi, à 3 210 mètres d’al­ti­tude, dans les Alpes de l’Œtztal, il y a cinq mille ans ? Ce chas­seur pas­sait un col, comme l’ont fait, avant et après lui, ber­gers, chas­seurs, com­mer­çants, sol­dats ou pèle­rins. Pour aller de l’autre côté, mais sans s’attarder. Ces mon­tagnes, tous en avaient une peur légi­time, même s’ils en tiraient par­fois quelques res­sources. Crues, ava­lanches, chutes de pierres, brouillard, orages, tem­pêtes… mais aus­si dia­blons en tous genres…

Empé­docle aurait gra­vi l’Etna (Ve siècle av. J.-C.) ; Pétrarque, le mont Ven­toux (1336) ; Antoine de Ville, à force d’échelles de siège, pose le pied sur le mont Aiguille (1492) : ces trois repères clas­siques dans l’histoire des rela­tions entre l’homme et la mon­tagne ne sont que des cas iso­lés, ils n’ont pas fait école.

Les savants gene­vois du XVIIe puis du XVIIIe siècle, hommes des Lumières, n’ont plus peur des dia­blons. Ils veulent savoir. Mesu­rer et décrire. Notam­ment la Mon­tagne Mau­dite, notre mont Blanc, mesu­rée en 1685 par un ami de New­ton, mais depuis Genève. Saus­sure, lui, y monte avec ses baro­mètres en août 1787, un an après les Cha­mo­niards Jacques Bal­mat et Michel Pac­card, méde­cin. Jusqu’en 1860, la majo­ri­té des alpi­nistes sont des savants : géo­logues, oro­graphes, miné­ra­lo­gistes, natu­ra­listes, qui lancent par­fois de véri­tables expé­di­tions. Habi­tués à la vie en plein air, ils ne cherchent pas la per­for­mance spor­tive mais font preuve d’une réelle résis­tance phy­sique.

Monts sublimes

Dès le milieu du XVIIIe siècle, la mon­tagne appa­raît moins comme une réa­li­té que comme le pro­duit de l’imaginaire – et cela va per­du­rer dans toute une lit­té­ra­ture alpine. Le « sen­ti­ment de la mon­tagne » va mêler l’émotion et la rai­son. Notam­ment avec les roman­tiques et sur­tout, avec les Anglais. N’ayant rien de mieux à faire, ces ren­tiers culti­vés voyagent, et sur­tout, racontent. Ils inventent le tou­risme, et le Grand Tour fran­chit bien sûr les Alpes. De les fran­chir à y res­ter, ils sautent vite le pas.

Au XIXe siècle, l’alpinisme devient, à bien y regar­der, une variante — la plus héroïque – du tou­risme. Pour Les­lie Ste­phen (1832 – 1904), les Alpes deviennent le « ter­rain de jeu de l’Europe ». Un ter­rain de jeu qui va s’étendre au monde entier. Jusqu’à ce que George Mal­lo­ry, en 1923, fasse aux jour­na­listes qui lui deman­daient pour­quoi gra­vir l’Everest la célèbre réponse : « Parce qu’il est là. »

L’alpinisme ? Essai de définition

Une défi­ni­tion un peu rapide de l’alpinisme serait de dire que c’est un « sport de nature ». L’est-il au même titre que le ski, la ran­don­née, la voile ou la pêche à la ligne ? Pas vrai­ment. Certes l’alpinisme consiste à gra­vir des mon­tagnes – et à en reve­nir. Mais ce n’est pas sa seule dimen­sion.
Le mot  « alpi­nisme » appa­raît pour la pre­mière fois en 1876, soit deux ans après la créa­tion du Club alpin fran­çais. En 1898, le Petit Larousse en donne une défi­ni­tion d’emblée liée à la fois au ration­nel et à l’irrationnel :

« Passion pour la montagne, goût des excursions dans la montagne, et, d’une façon générale, tout ce qui se rapporte à ce genre de sport : l’alpinisme a développé en France le goût des études géographiques, géologiques et météorologiques. L’alpinisme vivifie. »

En décembre 2019, l’Unesco recon­naît l’alpinisme comme une des richesses du patri­moine cultu­rel imma­té­riel de l’humanité. S’il a « la nature comme socle », l’alpinisme est bien per­çu comme une aven­ture cultu­relle, voire spi­ri­tuelle.

Histoire et géographie

L’alpinisme a par­tie liée tant avec la géo­gra­phie qu’avec l’histoire.

  • La géo­gra­phie, car il se pra­tique dans les Alpes puis, au fil des explo­ra­tions, dans tous les mas­sifs de mon­tagne pos­sé­dant des som­mets dif­fi­ci­le­ment acces­sibles et, pour cer­tains, des gla­ciers. Avec des « parois ver­ti­cales qui se redressent encore » (Georges Liva­nos), peu de faune, peu de végé­ta­tion, un cli­mat contrai­gnant avec lequel il faut com­po­ser.
  • L’histoire, car il est né dans le mas­sif du Mont-Blanc au XVIIIe siècle, avec l’association des guides pay­sans locaux et des clients urbains, les « tou­ristes ». Vien­dra vite le temps des cor­dées sans guides, des solos, des ama­teurs et des pro­fes­sion­nels, des expé­di­tions lourdes ou légères.

L’alpinisme, c’est aus­si très sim­ple­ment une his­toire d’hommes et de femmes, avec leurs limites bio­lo­giques, notam­ment une moindre résis­tance au froid et au manque d’oxygène, des yeux fra­giles, une peau qui craint les UV. Avec aus­si leurs limites psy­chiques et leur créa­ti­vi­té.

Aujourd’hui, on peut défi­nir l’alpinisme, « comme l’art de gra­vir des som­mets et des parois en haute mon­tagne en ter­rain rocheux ou gla­ciaire avec des tech­niques adap­tées et des valeurs par­ta­gées par la com­mu­nau­té des pra­ti­quants. »1

L’alpinisme, c’est un savant équi­libre entre tra­di­tions et inno­va­tions. Pour les alpi­nistes de très haut niveau, il s’agit de tou­jours aller là où les autres ne sont pas allés, ou de pas­ser au même endroit, mais autre­ment ; tou­jours plus dur, tou­jours plus beau. Les pra­tiques se diver­si­fient : esca­lade, gou­lottes de glace, tra­ver­sées, ski alpi­nisme, des­cente à pied, en para­pente, en aile volante, voire en « culing » (faut-il faire un des­sin ?). Sans oublier les cou­reurs, les « col­lants pipette », qui narguent les adeptes du « pio­let cram­pons ». Faut-il équi­per, ne pas équi­per – en remon­tées méca­niques mais aus­si en points d’aide, en échelles, en cordes fixes ? Construire des bivouacs, des refuges, des hôtels ? Si la nature est un « socle », il reste dif­fi­cile de s’entendre sur ce que l’homme peut faire en mon­tagne.

Dif­fi­cile de dres­ser en quelques lignes un cata­logue des meilleurs alpi­nistes, ou même d’évoquer leurs exploits – toute une lit­té­ra­ture alpine s’y emploie très bien. De plus, pas un alpi­niste ne res­semble à l’autre. À cha­cun d’avoir ses pré­fé­rés, ses modèles, ses ins­pi­ra­teurs.
Voir ces ath­lètes, pour cer­tains pro­fes­sion­nels, accom­plir des exploits en haute alti­tude, avec le moins d’appuis tech­niques pos­sible, cela fait rêver. Mais rêver dans son cana­pé ne per­met pas de vrai­ment com­prendre l’alpinisme et encore moins de deve­nir un alpi­niste. D’autant plus qu’à la lec­ture de récits de mon­tagne, qui demande un effort très rela­tif, se sont sub­sti­tués quan­ti­té de films et de vidéos au voca­bu­laire sou­vent som­maire.

Et puisque nous par­lons lit­té­ra­ture, il faut recon­naître que la lit­té­ra­ture roma­nesque et sen­ti­men­tale, oscil­lant entre tra­gique et vau­de­ville, humour et socio­lo­gie, ain­si que la lit­té­ra­ture idéo­lo­gique, natio­na­liste, guer­rière par­fois, ont par­fois obs­cur­ci les réa­li­tés de l’alpinisme, en en don­nant une image biai­sée. Non, l’Alpe n’est pas homi­cide. Non, on ne « déflore » pas un som­met « vierge ». Non, le rap­pel ne sert pas à mon­ter mais à des­cendre. Non, grim­per « à mains nues » ne veut pas dire « sans gants » mais « sans aide » — et n’est pas la tra­duc­tion de by fair means. Oui, le Tar­ta­rin d’Alphonse Dau­det pose­ra tou­jours des ques­tions absurdes à M. Dumol­let, l’anti-héros de Sami­vel.

L’alpinisme, une magnifique école de vie

Entre monts mau­dits et monts sublimes, il y a aus­si une place pour des mon­tagnes plus acces­sibles, et abso­lu­ment fan­tas­tiques. Qu’il y ait des alpi­nistes hors du com­mun ne doit empê­cher qui­conque est en bonne san­té de deve­nir alpi­niste, au moins le temps de ses vacances. L’alpinisme demande une sérieuse for­ma­tion, alliant diverses tech­niques, des nœuds d’encordement à la météo. Cet appren­tis­sage, indis­pen­sable, est néan­moins gra­ti­fiant dès les pre­miers pas. Il y a un réel plai­sir à réa­li­ser de belles courses, adap­tées à son niveau – enfin, juste un peu au-des­sus, afin de pro­gres­ser dans la tech­nique et la confiance en soi. Et il faut y aller, parce que l’alpinisme est une magni­fique école de vie.

Je vou­drais insis­ter sur deux dimen­sions de l’alpinisme : la dimen­sion esthé­tique et la dimen­sion éthique.

Que la montagne est belle…

Pour qui a « la beau­té pour hori­zon », il est indé­niable que la haute mon­tagne ne laisse pas indif­fé­rent. Qui n’est pas ému devant ces levers et ces cou­chers de soleil somp­tueux ? Devant le bleu de la glace vive au fond d’une cre­vasse ? Par le gra­nite cha­mo­niard ou le cal­caire des Calanques ? À la vue d’un com­bat de bou­que­tins ? Au vol d’un aigle ? Et tout cela est bien plus beau quand on y accède à pied, sac sur le dos.
« Un bel iti­né­raire », c’est une ligne d’escalade intel­li­gem­ment conçue, une arête de neige esthé­tique, une arête aérienne. Un bon grim­peur, maître de lui, donne une impres­sion d’élégance, quand ses gestes s’enchaînent avec flui­di­té.
De plus, quand on est exté­rieur à toute notion de record, on peut accor­der plus de temps à la dimen­sion artis­tique, voire phi­lo­so­phique de la mon­tagne. Ce que fit, par exemple, Julius Evo­la ; il fut un alpi­niste hon­nête pour son époque. Mais son ouvrage Médi­ta­tions du haut des cimes l’entraîne à des alti­tudes bien supé­rieures – même s’il est d’un lyrisme aujourd’hui quelque peu démo­dé.

L’excellence comme but

Il ne fait pas de doute que l’alpinisme a une forte dimen­sion éthique : audace, goût de l’aventure, sens de l’exploration, appren­tis­sage de l’autonomie et de l’effort, mais aus­si prise de risque mesu­rée, et connais­sance des capa­ci­tés et des limites de cha­cun, soli­da­ri­té, enga­ge­ment.
Ce que dit l’alpiniste Chris­tophe Pro­fit (né en 1961) vaut pour cha­cun : l’alpinisme, c’est tra­cer sa route, suivre son propre che­min ; sor­tir de sa zone de confort ; com­po­ser avec la mon­tagne. L’alpinisme, même s’il n’est pas tou­jours une ascèse, est une suite de petites vic­toires sur soi-même : face au froid, au vide, à la fatigue, à la soif, à la dou­leur. C’est savoir mesu­rer les risques objec­tifs – chutes de pierres, orages, ava­lanches – et les risques sub­jec­tifs – mau­vaise anti­ci­pa­tion du niveau de dif­fi­cul­té ou méforme phy­sique. Savoir renon­cer aus­si quand les condi­tions mettent la cor­dée en dan­ger. « C’est dans la rete­nue que réside la plus grande par­tie de la bra­voure, » explique l’Américain Alex Hon­nold, le pro­dige de l’escalade en solo inté­gral. En effet, une média­ti­sa­tion incon­trô­lée a ten­dance à faire oublier la modes­tie intrin­sèque des alpi­nistes. Soli­da­ri­té et confiance, tech­ni­ci­té et esprit d’aventure, ami­tié, jusqu’à l’oubli de soi : c’est cela, le lien magique de la cor­dée.

L’alpinisme, tel qu’il se pra­tique aujourd’hui par­tout dans le monde, est un uni­vers opti­miste. Il consi­dère que la nos­tal­gie est vaine – même quand les gla­ciers fondent. Il donne du sens, non pas à un pré­ten­du « pro­grès », mais à cette inven­ti­vi­té qui sur­prend, à cette adap­ta­tion réci­proque des moyens et des buts.

« Ne me sui­vez pas ! Faites ce que vous vou­lez, mais ne m’imitez pas ! L’important dans la vie est de trou­ver son propre che­min. Mais cela prend du temps, et c’est sans doute la chose la plus dif­fi­cile »2, explique Rein­hold Mess­ner, le plus grand alpi­niste de la fin du XXe siècle. Parce que « l’aventure est quelque chose qu’on ne peut pas mesu­rer ». En effet, y a une autre dimen­sion de l’alpinisme qui reste assez mécon­nue : la remise en cause des dogmes et des modèles, qui peut aller jusqu’à l’excentricité, mais qui va de pair avec une luci­di­té et une conscience très nette de ses capa­ci­tés. Mais aus­si, quoi qu’en dise Mess­ner, avec un grand res­pect pour les anciens – équi­pe­ment som­maire, car­to­gra­phie inexis­tante… Suivre la trace des anciens, faire sa trace, ne pas lais­ser de traces.

Pour conclure, de retour dans la val­lée, deman­dons-nous de quoi l’alpinisme est la méta­phore. Il incite à réflé­chir sur la limite et l’illimité ; sur la ver­ti­ca­li­té ; sur le lien entre les hommes, avec la sym­bo­lique de la cor­dée ; sur la peur, et sur la mort. Mais d’elles deux, je ne dirai rien, peur et mort sont du domaine de l’intime.

« Com­ment gra­vi­rai-je le mieux la mon­tagne ? Monte et n’y pense pas. » C’est le conseil de Fré­dé­ric Nietzsche dans Le Gai Savoir (« Pré­lude », n° 16). Et en effet, ses pro­me­nades le menaient au-des­sus du lac de Sils-Maria, dans les superbes val­lées de l’Engadine. « Mets déjà le pied sur la pre­mière prise », c’est le conseil récur­rent et patient des guides de mon­tagne au débu­tant. Mettre le pied sur la pre­mière prise, c’est se dire que l’on peut arri­ver au som­met. Ne pas le mettre, c’est y renon­cer. Je tiens à remer­cier ici les guides de mon­tagne qui ont eu la patience de me mon­trer la pre­mière prise – et de me mener au som­met. Ils ont su me don­ner confiance, m’assurer, me ras­su­rer, veiller sur moi ; en retour, j’espère ne pas les avoir trop mis en dan­ger. Ils m’ont bien plus appris que la lec­ture de Nietzsche – ou plu­tôt, ils m’ont per­mis de le com­prendre. Mer­ci à Titou, à Jacques, aux deux Bru­no, à Fred, à Domi­nique… qui m’ont offert près de trente ans de grandes et belles joies.

« Et vous, que cher­chez-vous ? » Cette ques­tion devait être le titre du der­nier cha­pitre du Mont Ana­logue, le célèbre roman de René Dau­mal. Un « roman d’a­ven­tures alpines, non eucli­diennes et sym­bo­li­que­ment authen­tiques », écrit entre 1939 et 1944 et paru en 1952. Un roman inache­vé. Et vous, que cher­chez-vous ? La ques­tion reste ouverte. Sempre Avan­ti !

Anne-Laure Blanc

Notes

  1. Selon la « Fiche type d’inventaire du patri­moine cultu­rel imma­té­riel de la France » deman­dant l’inscription de l’alpinisme sur la Liste du patri­moine cultu­rel imma­té­riel de la France (Unes­co). 2019.
  2. Revue L’Alpe, 69

Ce texte a été publié dans le numé­ro spé­cial de la revue lit­té­raire Livr’Arbitres, “Actes du VIIe col­loque de l’Institut Iliade”. Pour ache­ter ce numé­ro ou s’abonner à la revue : livrarbitres.com