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Pour une Renaissance européenne : retrouver le fil de la continuité

Chapitre de Jean-Yves Le Gallou pour l’ouvrage collectif de l’Institut ILIADE Pour un réveil européen, Nature – Excellence - Beauté, (éditions de la Nouvelle Librairie, lancement officiel à l’occasion du colloque annuel de l'ILIADE, le 19 septembre 2020 à Paris).

Pour une Renaissance européenne : retrouver le fil de la continuité

« Vivre ensemble » : telle est l’injonction faite aux Européens en ce début du XXIe siècle. « Vivre ensemble » avec ceux dont on ne partage ni les origines, ni les mœurs, ni les coutumes, ni les interdits, ni la religion, ni la civilisation. Tel est le commandement diversitaire qui s’impose dans tous les pays européens. Au nom du multiculturalisme en Grande-Bretagne, dans les pays scandinaves, l’Allemagne et la Belgique. En France, par référence à une conception dévoyée de l’assimilation, devenue « intégration » et « inclusion ». Le tout sur fond d’une inversion du niveau des contraintes imposé à ceux d’ici, d’un côté, à ceux venus d’ailleurs, de l’autre. L’habituelle exigence d’adaptation des immigrés aux règles des pays d’accueil a été abandonnée, rendant la cohabitation plus difficile encore. Alors, pour rendre possible un « côte à côte » de plus en plus conflictuel, les élites progressistes ont mis en place une redoutable mécanique de déconstruction des traditions, de l’histoire, des références culturelles et religieuses. Il s’agit de faire croire qu’il n’y a plus ni passé, ni avenir, ni homme, ni femme, ni Blanc, ni Noir, ni chrétien, ni non chrétien. Les oligarques mondialistes ont renoncé à acculturer les autres, ils ont préféré déraciner les nôtres. Le Grand Bouleversement est mis au service du Grand Remplacement. Le Grand Effacement de la mémoire prépare le Grand Remplacement des peuples. Un tel phénomène est sans précédent.

Une ligne claire depuis l’aube grecque

Car mal­gré des rup­tures his­to­riques, l’histoire des Euro­péens reste mar­quée par une pro­fonde conti­nui­té depuis l’aube grecque. Et par une suc­ces­sion de renais­sances, c’est-à-dire de retour aux sources. Renan l’avait rap­pe­lé, dans sa célèbre confé­rence de 1882 (sou­vent inter­pré­tée à tort comme une néga­tion du rôle des ori­gines), « Qu’est-ce qu’une nation ? ». Le chant spar­tiate (« Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes ») est dans sa sim­pli­ci­té l’hymne abré­gé de toute patrie. Les Athé­niens, les Spar­tiates, les Thé­bains, les Égi­nois, les Milé­siens et les citoyens des autres cités ne se pen­saient pas Grecs mais ils se savaient Hel­lènes face aux Bar­bares. Ils sur­ent s’unir face au Grand Roi perse avant de tom­ber sous la domi­na­tion macé­do­nienne puis romaine.

Voi­ci la pre­mière étape de la longue conti­nui­té euro­péenne : la Grèce vain­cue apporte aux Romains son épo­pée (l’Iliade et l’Odys­sée qui ont ins­pi­ré l’Énéide), sa mytho­lo­gie et ses méta­mor­phoses, sa phi­lo­so­phie (Pla­ton, Aris­tote, Marc Aurèle, Lucrèce), ses mathé­ma­tiques et son astro­no­mie, sa rhé­to­rique, son art – la sculp­ture en par­ti­cu­lier. Les élites romaines sont bilingues et parlent le grec aus­si bien que le latin. Rome étend son règne sur toute la Médi­ter­ra­née (Mare nos­trum), du Pont-Euxin (la mer Noire) aux Colonnes d’Hercule (le détroit de Gibral­tar). Rome y répand son droit, son orga­ni­sa­tion mais aus­si la culture grecque. À l’aube du Ier siècle, Octave Auguste, l’un des plus grands hommes d’État de l’histoire, fonde une construc­tion poli­tique qui dure quatre siècles. Davan­tage encore si l’on pense à son loin­tain héri­tier, le Saint Empire romain ger­ma­nique qui se per­pé­tue jusqu’en 1806. Et même jusqu’à aujourd’hui à tra­vers l’idée d’empire qui reste for­te­ment pré­sente en Europe (1).

Les frac­tures se mul­ti­plient au IVe siècle. Les Bar­bares fran­chissent les fron­tières. L’instabilité poli­tique s’installe. La vieille reli­gion romaine décline. Le chris­tia­nisme s’impose. Les vieux Romains – Celse, Ammien Mar­cel­lin, Sym­maque – voient avec peine le monde du mos majo­rum (les règles de conduite des ancêtres) s’effondrer. Aujourd’hui encore, la chute de l’Empire romain reste un sujet de méditation.

Une histoire faite de multiples renaissances

Mais, par-delà la rup­ture, c’est le plus sou­vent la conti­nui­té qui l’emporte. Issu d’une secte juive, le chris­tia­nisme s’hellénise rapi­de­ment. Les Évan­giles sont écrits en grec. La phi­lo­so­phie et les mythes grecs nour­rissent ce qu’il convient désor­mais d’appeler l’helléno-christianisme (2). For­més à la rhé­to­rique latine, les auteurs chré­tiens comme Ter­tul­lien ou Augus­tin d’Hippone reprennent les réflexions de Cicé­ron, Sénèque et Tite-Live sur les grandes figures romaines tel le consul Regu­lus, héros vic­to­rieux, puis mal­heu­reux, de la pre­mière guerre punique. Géné­ral et consul romain lors de la pre­mière guerre punique, Regu­lus s’empara de Tunis en 255 avant notre ère. Mais un revers de for­tune condui­sit ensuite à une défaite romaine. Fait pri­son­nier, il fut char­gé par les Car­tha­gi­nois de por­ter des pro­po­si­tions de paix à Rome. Il décon­seilla au Sénat romain de les accep­ter. Puis, fidèle à la parole don­née, Regu­lus retour­na se consti­tuer pri­son­nier à Car­thage où il fut tor­tu­ré et mis à mort. Son his­toire et son atti­tude ont nour­ri les réflexions des phi­lo­sophes, des apo­lo­gistes et des théologiens.

La rela­tion nouée entre l’empire et le chris­tia­nisme est une double hélice. Le chris­tia­nisme pri­mi­tif est sou­vent consi­dé­ré comme un ferment de dis­so­lu­tion de la socié­té romaine. Mais, après la chute de l’Empire romain d’Occident, c’est l’Église qui le pro­longe en repre­nant son orga­ni­sa­tion et ses struc­tures ter­ri­to­riales : les évêques rem­placent les pré­fets. Quand, en 496, Clo­vis aban­donne le paga­nisme pour ado­rer le « dieu de Clo­tilde », il choi­sit d’abord l’orthodoxie catho­lique qui lui assure le sou­tien des évêques, plu­tôt que l’arianisme, héré­sie niant la consub­stan­tia­li­té du père et du fils, en vogue chez les Ger­mains conver­tis. Là encore, c’est la marque d’une forme de conti­nui­té impériale.

L’histoire du Moyen Âge est ponc­tuée de renais­sances. C’est-à-dire de retour aux sources : renais­sance caro­lin­gienne, renais­sance otto­nienne, renais­sance du XIIe siècle. Les bons manuels d’histoire de France – tant qu’il en exis­tait encore – pré­sen­taient Char­le­magne comme l’inventeur de l’école. Une manière ima­gée d’évoquer la renais­sance caro­lin­gienne : renou­veau des études, pré­sence de let­trés à la cour, déve­lop­pe­ment des biblio­thèques, redé­cou­verte de la langue et des écrits latins, pro­mo­tion des arts libé­raux : tri­vium (gram­maire, dia­lec­tique, rhé­to­rique) et qua­dri­vium (arith­mé­tique, musique, géo­mé­trie, astro­no­mie). Une renais­sance d’ailleurs contes­tée par cer­tains his­to­riens qui consi­dèrent qu’il n’y a pas de rup­ture au cours des « âges [répu­tés] sombres » du Ve au VIIIe siècle. C’est néan­moins à Rome, à Noël 800, qu’a lieu le sacre de Char­le­magne, acte refon­da­teur de l’empire.

Pas­sons deux siècles et c’est la renais­sance otto­nienne qu’il faut évo­quer. Là aus­si, avec ses grands intel­lec­tuels, comme Ger­bert d’Aurillac, le pape de l’an 1000. Et un renou­veau artis­tique, qu’il s’agisse d’églises, de palais ou d’enluminures. La lumière vient de l’Empire romain d’Orient grâce à l’impératrice Théo­pha­no, prin­cesse byzan­tine, épouse d’Otton II. La langue et la pen­sée grecques sont de retour et de grandes églises d’inspiration byzan­tine sont construites. Dix siècles plus tard, la capi­tale de l’empire otto­nien, Qued­lin­burg, mira­cu­leu­se­ment épar­gnée par les bom­bar­de­ments anglo-amé­ri­cains lors de la Deuxième Guerre mon­diale, reste un joyau d’architecture médié­vale et Renaissance.

Encore deux siècles et voi­ci la renais­sance du XIIe siècle, pré­lude au Temps des cathé­drales (3) et aux grandes dis­cus­sions théo­lo­giques autour du tho­misme et du nomi­na­lisme. Syl­vain Gou­guen­heim – dans un ouvrage (4) qui a indi­gné les esprits sec­taires – a mon­tré que l’abbaye du Mont-Saint-Michel avait accueilli les tra­duc­teurs d’Aristote du grec en latin, sans pas­ser, comme la vul­gate isla­mo­phile le pré­tend, par le syriaque et l’arabe. La dif­fu­sion dans toute l’Europe de ces tra­duc­tions de textes antiques venus direc­te­ment de Constan­ti­nople sans les détours d’El Anda­lous fut consi­dé­rable. Elle a ins­pi­ré à Ber­nard de Chartres (autour de 1100) cette réflexion : « Nous sommes comme des nains juchés sur des épaules de géants, ain­si pou­vons-nous voir mieux et plus loin qu’eux, non que notre vue soit plus per­çante ou notre taille plus éle­vée, mais parce que nous sommes sou­le­vés en l’air et por­tés par leur hau­teur gigan­tesque. » Une expres­sion d’une grande force, reprise plus tard par New­ton, pour sou­li­gner le rôle fon­da­men­tal de la transmission.

La chute de Constantinople

1453 est une date clé de l’histoire du monde, qui voit la chute de Constan­ti­nople et de l’Empire romain d’Orient. Pour beau­coup d’historiographes, c’est la fin du Moyen Âge et le début de la Renais­sance. La grande. En fait, l’ascendant des textes antiques sur l’Occident est bien anté­rieur à la conquête de Byzance par les Turcs. C’est le Quat­tro­cen­to ita­lien qui marque le début de la Renais­sance. Reste que la chute de Constan­ti­nople accé­lère cette trans­mis­sion et cette accul­tu­ra­tion en condui­sant beau­coup de let­trés byzan­tins à se réfu­gier en Ita­lie. Sculp­ture, pein­ture, lit­té­ra­ture : l’Antiquité revient en force dans l’art et la vision du monde euro­péen. En pein­ture, l’art du por­trait, recon­nais­sance du carac­tère unique de la per­sonne, se déve­loppe. Et la grande pein­ture – his­toire ou mytho­lo­gie, héri­tées de l’Antiquité – prend une place crois­sante à côté des tableaux reli­gieux. Ce for­mi­dable essor se pro­longe avec l’art clas­sique et l’art baroque.

Pré­cé­dé par La crise de la conscience euro­péenne (1685–1715), l’avènement des Lumières fait bas­cu­ler l’Europe vers la moder­ni­té (5). Jusqu’en 1750, la ques­tion de l’identité ne se pose pas : chaque homme appar­tient à un lieu, il est le pro­duit d’un héri­tage. Et il en est glo­ba­le­ment ain­si de la reli­gion selon le prin­cipe appli­qué en Alle­magne : cujus regio, ejus reli­gio (dans chaque prin­ci­pau­té chaque homme suit la reli­gion du prince). Ce sont les Lumières qui posent la ques­tion de l’identité « construite » en affran­chis­sant l’homme de sa natu­ra­li­té au nom du libre choix. Dans la fou­lée, les révo­lu­tions amé­ri­caine et fran­çaise éman­cipent les sujets du monarque, des cor­po­ra­tions, des États et du patri­moine cultu­rel et reli­gieux. Pour le meilleur et pour le pire.

Les four­gons de la Grande Révo­lu­tion éveillent le sen­ti­ment natio­nal des peuples. Le XIXe siècle est celui des natio­na­li­tés. De 1789 à 1945, le pro­blème de l’identité se règle dans le cadre réduc­teur des nations. Sans pour autant que l’idée d’empire dis­pa­raisse : empire fran­çais (Napo­léon Ier et Napo­léon III), empire d’Autriche, héri­tier du Saint Empire, empire russe, ce der­nier voyant en Mos­cou la troi­sième Rome qui a repris le flam­beau de Constantinople.

Le désastre de 1914–1918 débouche sur le nihi­lisme contem­po­rain. La guerre indus­trielle dis­cré­dite les valeurs héroïques. La paix de Ver­sailles crée les condi­tions de la catas­trophe sui­vante. L’identité natio­nale se dis­loque après 1945. Ados­sée à la condam­na­tion du natio­nal-socia­lisme, la culpa­bi­li­té de l’Allemagne est pro­gres­si­ve­ment éten­due à toutes les nations euro­péennes. Une culpa­bi­li­té bien­tôt élar­gie à la cri­tique du colo­nia­lisme et de l’esclavage, que pour­tant les Euro­péens – à la dif­fé­rence de tous les autres peuples – ont abo­li. En lieu et place d’une his­toire met­tant en pers­pec­tive de hauts faits, sans pour autant nier les che­mins de tra­verse, on inculque aux Euro­péens un « devoir de mémoire » fre­la­té et des­truc­teur. « Un devoir de mémoire » dans lequel la conti­nui­té de l’histoire euro­péenne et de ses valeurs semble défi­ni­ti­ve­ment perdue.

Retrouver le fil de la continuité

S’ils veulent ins­crire leur marque dans le siècle qui com­mence, et non finir dans les pou­belles de l’histoire, les Euro­péens sont appe­lés à se res­sai­sir et se res­sour­cer. Sor­tir de l’ère des rup­tures (1789, 1945, 1968) et reprendre le fil de la conti­nui­té. Connaître, recon­naître et assu­mer avec fier­té leurs ori­gines : eth­niques, civi­li­sa­tion­nelles, reli­gieuses. Le peu­ple­ment de l’Europe, tel qu’il est res­té sans chan­ge­ment jusqu’au milieu du XXe siècle, remonte à 5 000 ans. Lorsque le peuple euro­péen d’origine a entre­pris sa dis­per­sion en quit­tant les steppes pon­tiques vers l’est et la Sibé­rie, vers le sud, la Perse et l’Inde, et sur­tout vers l’ouest, c’est-à-dire l’Europe. Les hommes et les femmes de la civi­li­sa­tion de la céra­mique cor­dée ont occu­pé pro­gres­si­ve­ment l’Europe occi­den­tale. Une terre vide d’hommes pour l’essentiel, à l’exception d’un petit nombre de chas­seurs-cueilleurs aux­quels les conqué­rants indo-euro­péens se sont unis. Là est le fon­de­ment eth­nique du peuple européen.

Là est aus­si l’origine de sa civi­li­sa­tion. De ses langues – slaves, ger­ma­niques, cel­tiques, romanes –, toutes déri­vant d’une ori­gine com­mune. De leur voca­bu­laire, de leur syn­taxe. Là est aus­si la source d’une cos­mo­go­nie par­ta­gée. Et d’une orga­ni­sa­tion sociale struc­tu­rée autour de la hié­rar­chi­sa­tion et de la dis­tinc­tion des fonc­tions de sou­ve­rai­ne­té (magi­co-reli­gieuse), de défense (exté­rieure et inté­rieure) et de pro­duc­tion et de repro­duc­tion. Et d’une concep­tion du monde fon­dée sur la repré­sen­ta­tion et sur l’incarnation comme sur le res­pect dû aux femmes. Pour pro­té­ger leur espace, leur uni­vers, leur conti­nent, les Euro­péens ont dû lut­ter contre le monde exté­rieur. Il y eut la lutte de l’Orient contre l’Occident. Avec la vic­toire des liber­tés grecques contre l’Empire perse. La vic­toire de la rai­son romaine face à Car­thage. La vic­toire des Romains et de leurs alliés bar­bares face aux hordes hun­niques venues d’Asie aux Champs cata­lau­niques. Puis, durant qua­torze siècles, la chré­tien­té et l’islam s’affrontèrent à tra­vers la Recon­quis­ta de la pénin­sule ibé­rique, les croi­sades et la lutte contre le Grand Turc. Et, il est aus­si juste de par­ler d’identité chré­tienne de l’Europe, union du mes­sage évan­gé­lique, de la rai­son romaine et de la pen­sée grecque, alliance de culture savante et de foi popu­laire, mag­ni­fi­ca­tion d’une géo­gra­phie sacrée mil­lé­naire, har­mo­nie du ciel et des sources.

Car qu’est-ce qu’un peuple ? Des ori­gines com­munes, une géo­gra­phie par­ta­gée, un espace ordon­né de la même manière, des inté­rêts com­muns. Tout cela, les Euro­péens le pos­sèdent. Et les exi­gences de Renan ne sont pas insur­mon­tables : « Avoir des gloires com­munes dans le pas­sé, une volon­té com­mune dans le pré­sent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vou­loir en faire encore, voi­là les condi­tions essen­tielles pour être un peuple. » Dit par Domi­nique Ven­ner : « L’Europe n’est pas née des trai­tés de la fin du XXe siècle, elle est issue de peuples frères qui, entre la mer Bal­tique et l’égée, sur quelques mil­liers d’années, don­nèrent nais­sance à une com­mu­nau­té de culture sans égal ». Il est temps – plus que temps – pour les Euro­péens de se réap­pro­prier leur héri­tage. De se res­sour­cer dans les hauts lieux, les pay­sages sublimes, les grands musées, l’héritage des biblio­thèques, la vie des hommes illustres, le sou­ve­nir des hauts faits.

Pour un réveil euro­péen, Nature — Excel­lence – Beau­té, ouvrage col­lec­tif pré­sen­té par Phi­lippe Conrad et Gré­goire Gam­bier, diri­gé par Oli­vier Eichen­laub, Édi­tions de La Nou­velle Librai­rie, col­lec­tion « Iliade », sep­tembre 2020, 192 pages, 16 euros.

Notes

  1. Thi­baud Cas­sel et Hen­ri Leva­vas­seur, « L’idée impé­riale en Europe », dans Ce que nous sommes (col­lec­tif, Pierre-Guillaume de Roux — Ins­ti­tut Iliade, 2018).
  2. Yvan Blot, L’Héritage d’Athéna — Les racines grecques de l’Occident (Les Presses bre­tonnes, 1996).
  3. Georges Duby, Le Temps des cathé­drales (Gal­li­mard, 1976).
  4. Syl­vain Gou­guen­heim, Aris­tote au mont Saint-Michel (Seuil, 2008).
  5. Paul Hazard, La Crise de la conscience euro­péenne (Boi­vin et Cie, 1935).