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Foulard Anthémion : une création originale présentée au colloque de l’Institut Iliade

Foulard Anthémion :  une création originale présentée au colloque de l'Institut Iliade

Camille, jeune auditrice de la promotion Athéna (2017–2018), a créé ce foulard et en a suivi la fabrication. Il sera présenté pour la première fois samedi 6 avril au colloque de l’Institut Iliade et proposé à la vente sur le stand de l’Iliade au prix de 95 €. Foulard 100% soie — Impression et création France. Le foulard est fourni dans une boîte. Camille répond ici aux questions de l’Institut Iliade.

Ins­ti­tut Iliade : Les audi­teurs de chaque pro­mo­tion tra­vaillent pen­dant une année sur un pro­jet per­son­nel, qui peut être artis­tique. Vous avez réa­li­sé ce fou­lard, de sa concep­tion à sa com­mer­cia­li­sa­tion. Com­ment en avez-vous ima­gi­né les motifs ?

Camille : Le nom de ce fou­lard, Anthé­mion, ren­voie à la pal­mette grecque, ou anthé­mion, qui en est l’ornement prin­ci­pal. Le motif se déploie de manière cir­cu­laire, pour rap­pe­ler la forme ronde du bou­clier d’Athéna. Ce bou­clier n’est pas son bou­clier guer­rier, dont le centre s’ornait de la tête de Méduse. J’ai sou­hai­té évo­quer ici Athé­na Erga­né, comme pro­tec­trice des arti­sans, mais aus­si des tra­vaux fémi­nins, de tout ce qui se file et se coud.

Les motifs orne­men­taux se déploient à par­tir d’un point cen­tral, ce qui est une carac­té­ris­tique de l’ornement grec. Au centre, nous trou­vons un éven­tail d’épines. Puis des pal­mettes, qui sortent de deux ogives symé­triques. Les lotus ne sont pas ici des plantes mais des motifs abs­traits. Enfin, les guir­landes sont com­po­sées de feuilles d’olivier, arbre tuté­laire d’Athènes. Les motifs de pal­mettes se déclinent jusqu’au bord du fou­lard. Dans le lan­gage du métier, les frises inter­mé­diaires sont des frettes, des oves, des méandres et des ondes. Les ondes repré­sentent l’eau et les frettes, la terre.

Ins­ti­tut Iliade : Qu’est-ce exac­te­ment qu’un orne­ment ?

Camille : Selon le Dic­tion­naire de l’ornement de Luc Der­roitte (Ed Jean-Paul Gis­se­rot) « un orne­ment est un élé­ment plas­tique – une forme, un motif – qui se trans­met de géné­ra­tion en géné­ra­tion et qui, dès son appa­ri­tion pre­mière s’est trou­vé inté­gré dans un pro­jet déco­ra­tif. Ano­nyme (non reven­di­qué), l’ornement est repris, décli­né, réin­ter­pré­té avec la plus grande liber­té » ; son rôle prin­ci­pal est « de struc­tu­rer, de répar­tir, d’équilibrer, de relier, d’encadrer, de mettre en relief ou d’estomper, de faire vibrer une sur­face ou de rem­plir le vide ». Cette défi­ni­tion cor­res­pond bien à mon pro­jet : trans­mis­sion et réin­ter­pré­ta­tion, liber­té, struc­ture et équi­libre.

Ins­ti­tut Iliade : Vous avez ain­si pu exer­cer votre talent, tout en vous reliant à une longue tra­di­tion, celle des arti­sans et artistes grecs, notam­ment athé­niens. Quelles sont les carac­té­ris­tiques de ces orne­ments grecs ?

Camille : En Grèce, l’ornement, à la dif­fé­rence de l’art figu­ra­tif, ne raconte pas d’histoire et n’est lié à aucune repré­sen­ta­tion reli­gieuse ; il n’aspire qu’à créer des équi­libres esthé­tiques. Ces orne­ments se retrouvent prin­ci­pa­le­ment sur les vases mais on sait qu’il y en avait aus­si sur divers monu­ments, dont les temples, et qu’ils étaient peints. Sur les vases, ils ornent le bord supé­rieur et le pied, déli­mi­tant ain­si un espace où l’artiste donne libre cours à son talent pour repré­sen­ter des figures humaines ou mytho­lo­giques. Eux-mêmes venus de Crète et par­fois d’Egypte, ces modèles ont ins­pi­ré pen­dant des siècles tout le voca­bu­laire euro­péen de l’ornementation. Je m’en suis ins­pi­rée ici, en créant un ensemble cohé­rent et ori­gi­nal.

Ins­ti­tut Iliade : Pou­vez-vous nous en dire plus sur les cou­leurs ?

Camille : Les cou­leurs s’inspirent des tona­li­tés des vases grecs, notam­ment du style dit « à figures rouges » inven­té à Athènes dès les années 530 avant notre ère. Dif­fé­rentes teintes d’ocre étaient entou­rées d’un ver­nis noir, ou engobe. Les cou­leurs noire et rouge étaient obte­nues grâce à la cuis­son en atmo­sphère réduc­trice ou oxy­dante d’une argile rouge qui contient de l’oxyde de fer.

Ce sont aus­si les cou­leurs de l’emblème de l’Institut Iliade, des cou­leurs chaudes, flam­mées, natu­relles.

[fancy_images width=“192” height=“240”] [image title=“Foulard Anthé­mion : une créa­tion ori­gi­nale pré­sen­tée au col­loque de l’Institut Iliade” alt=“Foulard Anthé­mion : une créa­tion ori­gi­nale pré­sen­tée au col­loque de l’Institut Iliade” caption=“Cliquez pour zoomer”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2019/04/foulard-4.jpg[/image] [image title=“Foulard Anthé­mion : une créa­tion ori­gi­nale pré­sen­tée au col­loque de l’Institut Iliade” alt=“Foulard Anthé­mion : une créa­tion ori­gi­nale pré­sen­tée au col­loque de l’Institut Iliade” caption=“Cliquez pour zoomer”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2019/04/foulard-5.jpg[/image] [image title=“Foulard Anthé­mion : une créa­tion ori­gi­nale pré­sen­tée au col­loque de l’Institut Iliade” alt=“Foulard Anthé­mion : une créa­tion ori­gi­nale pré­sen­tée au col­loque de l’Institut Iliade” caption=“Cliquez pour zoomer”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2019/04/foulard-6.jpg[/image] [/fancy_images] [clear­both]

Ins­ti­tut Iliade : Vous avez tenu à faire fabri­quer ce fou­lard selon des tech­niques éprou­vées.

Camille : Le fou­lard est en soie natu­relle, gage de qua­li­té. Le des­sin que j’ai réa­li­sé à la main a été numé­ri­sé puis reco­lo­rié sur l’ordinateur. Le fou­lard est fabri­qué par l’un des der­niers arti­sans lyon­nais, qui marie les tech­niques tra­di­tion­nelles avec les nou­velles géné­ra­tions d’impres­sion numé­rique haute défi­ni­tion. Une manière de faire évo­luer son métier pour ne pas voir dis­pa­raître un savoir-faire ances­tral.

Chaque année, l’Institut Iliade réunit, après sélec­tion, 25 jeunes audi­teurs qui suivent 5 week-ends de for­ma­tion (inter­ven­tions et ate­liers). Ils s’engagent à réa­li­ser un pro­jet per­son­nel : mémoire de recherche, article de fond, orga­ni­sa­tion d’un évé­ne­ment, œuvre artis­tique, etc. Une for­ma­tion ori­gi­nale, exi­geante et convi­viale, pour faire émer­ger une nou­velle géné­ra­tion d’acteurs du réveil des peuples et des nations d’Europe, afin de renouer le fil de notre iden­ti­té com­mune. En savoir plus sur la for­ma­tion dis­pen­sée par l’Institut Iliade : institut-iliade.com/formation/

Ins­ti­tut Iliade : Qu’est-ce exac­te­ment qu’un orne­ment ?

Camille : Selon le Dic­tion­naire de l’ornement de Luc Der­roitte (Ed Jean-Paul Gis­se­rot) « un orne­ment est un élé­ment plas­tique – une forme, un motif – qui se trans­met de géné­ra­tion en géné­ra­tion et qui, dès son appa­ri­tion pre­mière s’est trou­vé inté­gré dans un pro­jet déco­ra­tif. Ano­nyme (non reven­di­qué), l’ornement est repris, décli­né, réin­ter­pré­té avec la plus grande liber­té » ; son rôle prin­ci­pal est « de struc­tu­rer, de répar­tir, d’équilibrer, de relier, d’encadrer, de mettre en relief ou d’estomper, de faire vibrer une sur­face ou de rem­plir le vide ». Cette défi­ni­tion cor­res­pond bien à mon pro­jet : trans­mis­sion et réin­ter­pré­ta­tion, liber­té, struc­ture et équi­libre.

Ins­ti­tut Iliade : Vous avez ain­si pu exer­cer votre talent, tout en vous reliant à une longue tra­di­tion, celle des arti­sans et artistes grecs, notam­ment athé­niens. Quelles sont les carac­té­ris­tiques de ces orne­ments grecs ?

Camille : En Grèce, l’ornement, à la dif­fé­rence de l’art figu­ra­tif, ne raconte pas d’histoire et n’est lié à aucune repré­sen­ta­tion reli­gieuse ; il n’aspire qu’à créer des équi­libres esthé­tiques. Ces orne­ments se retrouvent prin­ci­pa­le­ment sur les vases mais on sait qu’il y en avait aus­si sur divers monu­ments, dont les temples, et qu’ils étaient peints. Sur les vases, ils ornent le bord supé­rieur et le pied, déli­mi­tant ain­si un espace où l’artiste donne libre cours à son talent pour repré­sen­ter des figures humaines ou mytho­lo­giques. Eux-mêmes venus de Crète et par­fois d’Egypte, ces modèles ont ins­pi­ré pen­dant des siècles tout le voca­bu­laire euro­péen de l’ornementation. Je m’en suis ins­pi­rée ici, en créant un ensemble cohé­rent et ori­gi­nal.

Ins­ti­tut Iliade : Pou­vez-vous nous en dire plus sur les cou­leurs ?

Camille : Les cou­leurs s’inspirent des tona­li­tés des vases grecs, notam­ment du style dit « à figures rouges » inven­té à Athènes dès les années 530 avant notre ère. Dif­fé­rentes teintes d’ocre étaient entou­rées d’un ver­nis noir, ou engobe. Les cou­leurs noire et rouge étaient obte­nues grâce à la cuis­son en atmo­sphère réduc­trice ou oxy­dante d’une argile rouge qui contient de l’oxyde de fer.

Ce sont aus­si les cou­leurs de l’emblème de l’Institut Iliade, des cou­leurs chaudes, flam­mées, natu­relles.

Ins­ti­tut Iliade : Vous avez tenu à faire fabri­quer ce fou­lard selon des tech­niques éprou­vées.

Camille : Le fou­lard est en soie natu­relle, gage de qua­li­té. Le des­sin que j’ai réa­li­sé à la main a été numé­ri­sé puis reco­lo­rié sur l’ordinateur. Le fou­lard est fabri­qué par l’un des der­niers arti­sans lyon­nais, qui marie les tech­niques tra­di­tion­nelles avec les nou­velles géné­ra­tions d’impres­sion numé­rique haute défi­ni­tion. Une manière de faire évo­luer son métier pour ne pas voir dis­pa­raître un savoir-faire ances­tral.

Chaque année, l’Institut Iliade réunit, après sélec­tion, 25 jeunes audi­teurs qui suivent 5 week-ends de for­ma­tion (inter­ven­tions et ate­liers). Ils s’engagent à réa­li­ser un pro­jet per­son­nel : mémoire de recherche, article de fond, orga­ni­sa­tion d’un évé­ne­ment, œuvre artis­tique, etc. Une for­ma­tion ori­gi­nale, exi­geante et convi­viale, pour faire émer­ger une nou­velle géné­ra­tion d’acteurs du réveil des peuples et des nations d’Europe, afin de renouer le fil de notre iden­ti­té com­mune. En savoir plus sur la for­ma­tion dis­pen­sée par l’Institut Iliade : institut-iliade.com/formation/

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