Institut ILIADE
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#ColloqueILIADE 2018 : Bienvenue au sein de notre communauté retrouvée

#ColloqueILIADE 2018 : Bienvenue au sein de notre communauté retrouvée

Mot d’introduction de Benoît Couëtoux du Tertre, secrétaire général de l’Institut ILIADE, lors du colloque « Fiers d’être Européens » le 7 avril 2018.

Je vous souhaite la bienvenue à ce 5e colloque de l’Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne.

Votre présence toujours plus nombreuse témoigne de l’importance de ce rendez-vous qui s’affirme, d’année en année, comme le rassemblement incontournable des Européens qui entendent le rester, fiers de faire partie de cette communauté de destin et de civilisation.

En ce 7 avril 2018, c’est sous l’ombre tutélaire de Jean de Brem que je vous propose de placer cette journée. Exécuté il y a pratiquement 55 ans jour pour jour, le 18 avril 1963, à quelques rues d’ici, Jean de Brem était un poète et un écrivain. C’était aussi un gentilhomme français et un militant européen, notamment à travers son livre posthume « le Testament d’un Européen », qui conte 30 siècles d’histoire de l’Europe. À lui qui nous disait sentir « sur nos épaules misérables le poids du plus glorieux des héritages1 », « ce cadeau gigantesque de la civilisation européenne », nous pouvons répondre présent à l’appel de son nom.

Le thème de notre colloque cette année claque comme un défi lancé à tous les déconstructeurs, portés par le souffle fétide du nihilisme contemporain, « le plus inquiétant de tous les hôtes » comme le qualifiait Nietzsche.

Si Paul Valéry écrivait en 1919 « Tout est venu à l’Europe et tout en est venu », force est de reconnaître que depuis la longue guerre civile européenne qui a marqué le siècle de 1914, le fardeau de l’homme blanc aujourd’hui n’est plus celui qu’évoquait Rudyard Kipling, alors que l’Europe conduisait encore le monde.

Non, le fardeau de l’homme blanc c’est désormais de ramper sous le poids de ses péchés, marqué du sceau de l’infamie.

L’homme européen en effet serait coupable.

Coupable des croisades, de l’esclavage, de la colonisation, du racisme, de l’antisémitisme, des guerres mondiales… C’est même la civilisation européenne dans son essence qui serait ainsi intrinsèquement et moralement condamnable.

Cette honte d’être soi n’a qu’un but, elle vise à nous empêcher d’être nous-mêmes et ainsi d’accepter notre remplacement.

En témoigne encore cette tendance de plus en plus prégnante, où nos héros et nos mythes sont désormais incarnés par des non-Européens, évoluant du WhiteBashing – où nous étions décriés – au BlackWashing, où nous sommes purement et simplement effacés…

L’école des cadres de la Renaissance européenne

C’est parce que nous refusons cette mort de l’Europe par grand effacement et par grand remplacement que l’institut ILIADE a été fondé.

L’institut ILIADE se veut une corde, un arc tendu entre le plus lointain passé et le plus grand avenir.

Si nous plongeons nos racines dans notre longue mémoire c’est pour mieux préparer le retour du printemps. Comme l’écrivait Ernst Jünger, nous n’attendons pas pour l’Europe le retour au passé, non. « Nous espérons pour l’avenir des aventures de rang égal, et plus haut encore…»

Au delà de ce colloque, des vidéos que nous produisons, de cette présence toujours plus active sur les réseaux sociaux, la raison d’être de l’institut ILIADE, c’est d’abord de constituer une Ecole des cadres de la Renaissance européenne à travers nos cycles de formation.

Depuis trois ans, ce sont déjà près de 120 jeunes auditeurs qui sont passés dans nos rangs, à travers six promotions dont les noms de baptême – Dominique Venner, Don Juan d’Autriche, Patrick Pearse, Ernst Jünger, Athéna, Marc Aurèle – témoignent là-encore de la fierté d’être Européens.

Suivre un cycle de formation de l’institut ILIADE ne constitue pas une fin en soi. Dominique Venner considérait « qu’être un rebelle, ce n’est pas seulement collectionner des livres impies ». On ne devient pas auditeur de l’institut simplement pour enrichir sa culture personnelle mais pour s’y fournir en cartouches en prévision des combats à venir.

Tôt ce matin, face aux Invalides, bien avant que ce colloque ne commence, un groupe de jeunes garçons et de jeunes filles de différentes promotions d’auditeurs se sont vus remettre leur épingle de bronze.

Cette remise d’insigne, qui clôture leur formation, ne représente pas une fin mais un commencement.

Suivre une formation de l’institut scelle un engagement au service de la Renaissance européenne. À chacun ensuite de rejoindre sa tranchée ou son poste de commandement dans sa sphère civique ou politique. « Nous n’avons pas seulement un héritage, mais aussi une mission » écrivait encore Ernst Jünger dans l’un de ses maîtres-livres « les Falaises de marbre ».

« Ce que nous sommes », le livre que nous publions cette année chez Pierre-Guillaume de Roux en représente un exemple. Il est le fruit du travail conjoint de formateurs et d’auditeurs de l’Institut, et vise à répondre aux interrogations des Européens qui ne savent plus qui ils sont, en mettant en avant notre héritage et notre récit civilisationnel.

S’appuyant sur la longue mémoire, il décrit l’originalité de notre manière d’être-au-monde et nous appelle aux combats d’aujourd’hui et de demain afin que la maxime spartiate « Nous sommes ce que vous fûtes, nous serons ce que vous êtes », considérée par Renan comme l’hymne abrégé de toute patrie, résonne encore longtemps dans les cœurs rebelles à « l’avoir des marchands ».

Fort de cette volonté, à nous autres, Européens, de retrouver notre fierté et de prolonger ce trésor du monde, si bien chanté par Jean de Brem : « Ce trésor du monde, c’est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C’est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne.(…) Pour toutes ces pierres, pour tous ces aigles et pour toutes ces croix, pour la mémoire de l’héroïsme et du génie de nos pères, pour notre terre menacée d’esclavage et le souvenir d’un grand passé, la lutte ne sera jamais vaine.»

Je vous souhaite une excellente journée au sein de notre communauté retrouvée.

Benoît Couëtoux du Tertre

Crédit photo : © Institut ILIADE