La reconquête culturelle en marche : entretien de Jean-Yves Le Gallou au journal Présent

La reconquête culturelle en marche (Présent n°8344)

La reconquête culturelle en marche : entretien de Jean-Yves Le Gallou au journal Présent

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Source : Présent n°8344 du 28 avril 2015 — L’institut Iliade pour la longue mémoire européenne organisait son colloque annuel samedi 25 avril sur le thème de l’univers esthétique des Européens. Hommages appuyés à Dominique Venner, scène placée sous le signe de Diane chasseresse, les organisateurs et intervenants n’ont pas caché leur inspiration païenne. L’Iliade n’en reste pas moins un acteur majeur de la défense de notre identité et de nos traditions. Jean-Yves Le Gallou, l’un des trois fondateurs avec Bernard Lugan et Philippe Conrad, nous a livré ses impressions sur la tenue de cet événement.

Etes-vous satis­fait de l’affluence et de l’organisation du col­loque ?

Abso­lu­ment. Nous avons rem­pli le grand amphithéâtre de la Mai­son de la Chi­mie, à savoir l’orchestre plus le bal­con, soit 800 places. Par ailleurs, beau­coup de jeunes sont venus, alors même que le sujet est assez dif­fi­cile. A la fois phi­lo­so­phique et his­to­rique, l’univers esthé­tique des Euro­péens n’est pas une thé­ma­tique facile. Ce sujet fait tra­vailler les neu­rones mais aus­si le sen­ti­ment, puisque nous sommes dans l’esthétique. Je crois donc que c’est un grand suc­cès.
C’est aus­si, je pense, un signe des temps par­mi d’autres qu’il est en train de se pas­ser quelque chose en France et en Europe. Il y a dans l’âme de toutes ces per­sonnes qui sont pré­sentes, de tous âges, hommes et femmes, un grand désir de res­sour­ce­ment face au déra­ci­ne­ment, à l’effacement de notre mémoire. Je crois que c’est une source d’espoir.

La reconquête cultu­relle vous paraît-elle pos­sible ? Parce nous par­tons de très loin, tout de même. Le monde moderne ayant tout enva­hi, c’est une véri­table gageure.

Effec­ti­ve­ment, nous par­tons de loin. Ils ont tout, par consé­quent nous ne pou­vons que conqué­rir des posi­tions. Il y a évi­dem­ment beau­coup de réponses pos­sibles. Il y a la réponse par la volon­té de retrou­ver
le beau alors qu’on nous impose la lai­deur, notam­ment avec ce qu’on appelle l’art, qui est plutôt un « non-art », contem­po­rain. Face à l’immonde monde moderne, le recours, et le retour à la nature s’imposent, comme nous l’a rap­pe­lé Slo­bo­dan Des­pot [NDLR : suisse d’origine serbe, écri­vain et pho­to­graphe]. Et puis il y a enfin la redé­cou­verte de nos sources anciennes, de notre mémoire.

Quels sont les pro­chains ren­dez-vous de l’Institut Iliade ?

La voca­tion prin­ci­pale de l’Institut Iliade est la for­ma­tion et la trans­mis­sion. Donc nous avons enta­mé au mois de jan­vier un pre­mier cycle de for­ma­tion. Un cycle, c’est cinq week-ends de deux jours, là aus­si très exi­geant, à la fois par les sujets trai­tés et le tra­vail qui est deman­dé aux sta­giaires. Nous allons avoir éga­le­ment un deuxième cycle de for­ma­tion, pour 20 per­sonnes, à par­tir du mois de sep­tembre. Et puis, bien sûr, un nou­veau col­loque l’année pro­chaine sur un thème qui reste encore à déter­mi­ner. Vous pou­vez suivre toute notre actua­li­té sur notre site inter­net et notre page Face­book.
La vidéo sera pro­chai­ne­ment mise en ligne à cette adresse.

Pro­pos recueillis par Louis Lor­phe­lin

Cré­dit pho­to : © Ins­ti­tut ILIADE