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Autour de Derborence, sur les traces de Ramuz

« On monte tou­jours ; la pente rai­dit. On est arri­vé main­te­nant dans de grands pâtu­rages, tout cou­pés de res­sauts pier­reux qui leur font des étages suc­ces­sifs. […] On n’est déjà plus bien loin de Der­bo­rence ; on n’est plus bien loin non plus de la région des gla­ciers, parce qu’à force de mon­ter on arrive fina­le­ment à un endroit qui est un col, lequel est for­mé par le res­ser­re­ment des chaînes juste au-des­sus des pâtu­rages et des cha­lets d’Anzeindaz. […] Der­bo­rence, c’est là tout près. On n’a plus qu’à aller droit devant soi.
Et, tout à coup, le sol vous manque sous les pieds. […]
On est soi-même à près de deux mille mètres et c’est cinq ou six cents mètres plus bas qu’est son fond. »
Charles-Fer­di­nand Ramuz, Der­bo­rence

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Autour de Derborence, sur les traces de Ramuz

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Pays : Suisse
Région : Cantons de Vaud et du Valais
Thématique générale du parcours : Randonnée culturelle dans les pas l’écrivain Charles-Ferdinand Ramuz (1878–1947) et sur les traces des légendes valaisannes et vaudoises.
Mode de déplacement : A pied.
Durée du parcours : Deux jours.
Difficulté du parcours : Randonnée en montagne entre 1450 m et 2029 m. Jour 1 : environ 3 heures de marche — Dénivelé : + 590 m – 540 m — Jour 2 : environ 7 heures de marche. Dénivelé : + 1000 m – 1050 m. En famille avec des adolescents. Echappatoires fréquents. Cette description ne remplace pas une carte précise.
Période possible : En été, de fin juin (absence de neige dans les cols) à mi septembre. A entreprendre par temps sec et stable. En cas de pluie ou d’orage, le calcaire et les pentes herbues sont glissantes, et les diablons ont une fâcheuse tendance à lancer leurs palets dans les couloirs et les ravines.

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Présentation géographique

Le mas­sif des Dia­ble­rets culmine à 3210 m. Il fait la fron­tière entre les can­tons de Berne, du Valais et de Vaud. Sur sa face nord-est, le gla­cier de Tsan­fleu­ron a per­mis l’installation d’une sta­tion de ski. La face sud est une gigan­tesque falaise qui tombe à pic sur la combe de Der­bo­rence et sur les alpages d’Anzeindaz.

Le mas­sif est for­mé d’une super­po­si­tion com­plexe de couches géo­lo­giques plis­sées : cal­caires urgo­niens, schistes mar­neux, cor­gneule, gypse. Pour en savoir plus sur la géo­lo­gie de Der­bo­rence à Anzein­daz.

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[image title=“Charles-Ferdinand Ramuz” alt=“Charles-Ferdinand Ramuz” caption=“Charles-Ferdinand Ramuz”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/c-f-ramuz.jpg[/image]
[image title=“Suisse et Valais” alt=“Suisse et Valais” caption=“Suisse et Valais”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Suisse-et-Valais.jpg[/image]
[image title=“Canton de Vaud” alt=“Canton de Vaud” caption=“Canton de Vaud”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Canton-de-Vaud.jpg[/image]
[image title=“Derborence et le mas­sif des Dia­ble­rets” alt=“Derborence et le mas­sif des Dia­ble­rets” caption=“Derborence et les Diablerets”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Derborence-et-le-massif-des-Diablerets.jpg[/image]
[image title=“Chalet de Mérouet” alt=“Chalet de Mérouet” caption=“Chalet de Mérouet”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Chalet-de-Merouet.jpg[/image]
[image title=“L’éboulement de Der­bo­rence” alt=“L’éboulement de Der­bo­rence” caption=“L’éboulement de Derborence”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/eboulement.jpg[/image]
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Cadre légendaire, historique et culturel

Avant de s’appeler la Tour Saint Mar­tin, l’un des som­mets des Dia­ble­rets était connu sous le nom de Quille du Diable. De nom­breuses légendes cou­raient sur ce diable… L’une d’elles raconte qu’un alpage extra­or­di­naire s’étendait sur le pla­teau de Tsan­fleu­ron (« champ fleu­ri ») – là où, aujourd’hui, s’étendent un gla­cier et de lucra­tives pistes de ski ; son opu­lent pro­prié­taire était deve­nu si orgueilleux, qu’il en refu­sa l’hospitalité à une pauvre vieille. La men­diante, qui était fée, voua les lieux aux diables : bour­rasques, orages, ébou­le­ments eurent rai­son des cha­lets et des gens. Depuis, les dia­blo­tins n’ont de cesse de jouer aux quilles avec les blocs de pierre – mais ils ratent sou­vent leur cible, et les rochers vont s’écraser en contre­bas. D’aucuns disent que les esprits malins étaient vau­dois et ber­nois, et que les bons génies valai­sans ten­taient de limi­ter les dégâts. D’où de ter­ribles batailles sou­ter­raines dont les pâtres enten­daient les déto­na­tions. Tou­jours est-il que ces légendes avaient un fond de véri­té. Aujourd’hui, la géo­lo­gie et la tec­to­nique des nappes expliquent l’instabilité chro­nique du mas­sif. Le 11 août 1712, le Valais et le pays de Vaud furent secoués par un séisme, qui désta­bi­li­sa les parois des Dia­ble­rets et entraî­na de nom­breux ébou­le­ments. Le 23 sep­tembre 1714, un ébou­le­ment se déta­cha de la Tête de Barme et déva­la sur l’alpage de Der­bo­rence. On comp­ta 14 ou 15 vic­times par­mi les ber­gers. 50 cha­lets furent détruits, 140 vaches tuées. Un deuxième ébou­le­ment, le 23 juin 1749, recou­vrit toute la plaine et ense­ve­lit 40 cha­lets ; le cours des tor­rents en fut modi­fié, et un lac appa­rut. En tout, 50 mil­lions de m3 ! En 1786, le pas­teur vau­dois Phi­lippe Bri­del fit état d’un récit trans­mis dans les familles du vil­lage d’Aven : trois mois après l’éboulement, vers Noël, un res­ca­pé serait réap­pa­ru au vil­lage.

Ces deux évé­ne­ments et ce récit ont ins­pi­ré Der­bo­rence, le roman de Charles-Fer­di­nand Ramuz (1878–1947). Au-delà de la simple anec­dote, du « drame alpestre », C.-F. Ramuz n’a pas son pareil pour chan­ter les beau­tés et les secrets de la mon­tagne. Le jeune ber­ger Antoine est mon­té à l’alpage avec Séra­phin, l’oncle de Thé­rèse, sa jeune épouse. Et la mon­tagne s’écroule… alors même que Thé­rèse apprend qu’elle attend un enfant. Trois mois plus tard, un « fan­tôme » rode autour du vil­lage. Antoine, à force d’opiniâtreté, d’énergie vitale, est sor­ti de des­sous les rochers… Lieu énig­ma­tique et source de sur­na­tu­rel, la mon­tagne devient le « per­son­nage » cen­tral du roman. Point de lyrisme, point de voyeu­risme face à la catas­trophe : le pay­san est tai­seux. Croyances païennes et catho­liques se mêlent dans une reli­gio­si­té pay­sanne enra­ci­née. La mon­tagne « tombe » à la veille du sol­stice d’été, de la Saint-Jean ; quand Antoine revient, c’est le curé qui, Saint Sacre­ment en tête, ras­sure la com­mu­nau­té vil­la­geoise. Mais cha­cun écoute aus­si d’une oreille apeu­rée le vieux Plan, ce ber­ger soli­taire qui vati­cine, tutoyant diables, fan­tômes et som­mets… Un roman à glis­ser dans son sac à dos.

Aujourd’hui, une forêt de mélèzes recouvre le gigan­tesque ébou­le­ment, le lac se comble peu à peu, les ran­don­neurs passent, vêtus de cou­leurs vives, mais un silence mys­té­rieux plane tou­jours sur Der­bo­rence, tout juste entre­cou­pé de chants d’oiseaux.

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[image title=“Gravure de Mar­fa Indou­kae­va” alt=“Gravure de Mar­fa Indou­kae­va” caption=“Gravure de M. Indoukaeva”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/gravure.jpg[/image]
[image title=“L’alpage d’Anzeindaz” alt=“L’alpage d’Anzeindaz” caption=“L’alpage d’Anzeindaz”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/alpage-d-Anzeindaz.jpg[/image]
[image title=“Un cha­let de l’alpage d’Anzeindaz” alt=“Un cha­let de l’alpage d’Anzeindaz” caption=“Un cha­let de l’alpage d’Anzeindaz”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Chalet-de-l-alpage-d-Anzeindaz.jpg[/image]
[image title=“Le Miroir de l’Argentine” alt=“Le Miroir de l’Argentine” caption=“Le Miroir de l’Argentine”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Le-Miroir-de-l-Argentine.jpg[/image]
[image title=“Grande astrance” alt=“Grande astrance” caption=“Grande astrance”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Grande-astrance.jpg[/image]
[image title=“Le cha­let de Mérouet, sous son rocher” alt=“Le cha­let de Mérouet, sous son rocher” caption=“Le cha­let de Mérouet”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Le-chalet-de-Merouet.jpg[/image]
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Description de l’itinéraire

Jour 1 : de Derborence à Solalex

Du par­king, prendre le sen­tier qui monte en direc­tion du pas de Che­ville, au milieu de magni­fiques mélèzes. Au niveau du cha­let d’alpage de Che­ville (pt 1744 — Le Gre­nier sur la carte au 25 :000), bien suivre à main droite le sen­tier bali­sé qui remonte en rive gauche puis en rive droite du tor­rent de la Che­villience. De nom­breux zig­zags per­mettent de fran­chir une petite gorge. Le pas­sage, un peu raide, débouche sur le Plan du Sex (2001 m) puis sur le pas de Che­ville (2038 m) où la fron­tière entre Vaud et Valais a été fixée en 1550. Le sen­tier tra­verse alors l’alpage d’Anzeindaz (ou Anzeinde, 1876 m) dont les cha­lets se groupent en contre­bas (deux refuges, héber­ge­ment, res­tau­ra­tion, navettes vers Sola­lex).

L’exploitation de cet immense alpage par les gens de Bex est attes­tée dès le XIIIe s. Autre­fois pro­prié­té des comtes de Savoie, il appar­tient aujourd’hui à la com­mune de Bex. Il est sur­plom­bé par les parois du Culan, de la Tête d’Enfer, de Tête Ronde et des Dia­ble­rets. Pour rejoindre Sola­lex, pré­fé­rer le sen­tier à la piste car­ros­sable. Cet ancien sen­tier, par­fois empier­ré, est tou­te­fois régu­liè­re­ment endom­ma­gé par les crues sai­son­nières. De Sola­lex (1469 m), vue impre­nable sur les murailles de l’Argentine, dont le fameux « Miroir », immense dalle cal­caire par­cou­rue de mul­tiples voies d’escalade. Sola­lex signi­fie éty­mo­lo­gi­que­ment « Sous-la-Loëx », sous la paroi rocheuse (lé en patois cha­blai­sien, cel­tique lica, lic­ca, « pierre plate, dalle, falaise »). A Sola­lex, auberges, héber­ge­ment, liai­son par car pos­tal, par­king payant. En été, expo­si­tion d’artisans d’art. Un peu plus bas, une fois pas­sé le pont, aires de feu et point d’eau. Cam­ping inter­dit, mais un bivouac dis­cret doit être pos­sible dans les sous-bois.

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[image title=“Murailles de l’Argentine depuis le Roc du Châtelet” alt=“Murailles de l’Argentine depuis le Roc du Châtelet” caption=“Murailles de l’Argentine”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Murailles.jpg[/image]
[image title=“Le sen­tier vers La Motte” alt=“Le sen­tier vers La Motte” caption=“Le sen­tier vers La Motte”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Le-sentier-vers-La-Motte.jpg[/image]
[image title=“Le ber­ger sur l’alpage de Sur Champ” alt=“Berger sur l’alpage de Sur Champ” caption=“Berger sur l’alpage de Sur Champ”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Le-berger.jpg[/image]
[image title=“Balisage helvétique” alt=“Balisage helvétique” caption=“Balisage helvétique”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Balisage-helvetique.jpg[/image]
[image title=“Depuis le col des Essets, vers les Dia­ble­rets” alt=“Depuis le col des Essets, vers les Dia­ble­rets” caption=“Vers les Diablerets”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Depuis-le-col-des-Essets.jpg[/image]
[image title=“La route d’accès à Der­bo­rence” alt=“La route d’accès à Der­bo­rence” caption=“La route d’accès à Derborence”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/La-route.jpg[/image]
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Jour 2 : De Solalex à Derborence, en faisant le tour de l’Argentine

Des­cendre la route sur envi­ron 500 m, puis tra­ver­ser le pont sur l’Avançon d’Anzeindaz (1423 m). Suivre la piste sur envi­ron 100 m, puis obli­quer par une sente peu visible mais bali­sée qui tra­verse la petite clai­rière du Plan de la Roche. Dans la forêt, le sen­tier, bien tra­cé, mène au cha­let de Mérouet, calé sous son rocher. Il conti­nue jusqu’au Roc du Châ­te­let (1940 m). Sous le col­let, quelques chaînes sécu­risent sur 50 m un pas­sage raide, ren­du glis­sant par la boue (mais pas ver­ti­gi­neux). Le sen­tier conti­nue à flanc de mon­tagne, sous les Per­ris Blancs, en pas­sant par La Motte. Vue sur la val­lée du Rhône, le Léman et le Jura. En contre­bas, l’alpage de Bovonne. De là, tou­jours en bal­con, le sen­tier passe sous les parois du Lion d’Argentine et rejoint Sur Champ (1950 m). En face de vous, les parois du Muve­ran. Les cha­lets aper­çus en contre­bas sont les cha­lets du Richard. Ceux de La Vare se cachent à la vue. Il est pos­sible soit d’y pas­ser (deux variantes, avant ou après la butte des Cao­fins), soit de les évi­ter (buvette, res­tau­ra­tion, héber­ge­ment). Com­mence alors, face au soleil, la remon­tée du val­lon de Boël­laire, d’abord en pente douce. La pente se redresse enfin, entre gazons fleu­ris et dra­pe­ries cal­caires, pour atteindre le col des Essets (2029 m.). C’est là qu’aurait été tué le der­nier ours du can­ton de Vaud. Un petit gouffre typique d’un ter­rain cal­caire s’ouvre en contre­bas du col. La des­cente, facile, tra­verse une zone humide pour rejoindre les cha­lets d’Anzeindaz. De là, remon­ter vers le pas de Che­ville, avant de redes­cendre vers Der­bo­rence (voir des­crip­tion du jour 1). Après les cha­lets des Penés, entre les mélèzes, on aper­çoit la zone de déro­che­ment des deux ébou­le­ments de 1714 et de 1749. Dans la forêt, si vous optez pour « Der­bo­rence Lac », vous arri­ve­rez droit sur le café-res­tau­rant.

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[image title=“Arrivée mati­nale à Der­bo­rence” alt=“Arrivée mati­nale à Der­bo­rence” caption=“Arrivée mati­nale à Derborence”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Arrivee-matinale-Derborence.jpg[/image]
[image title=“Chemin empierré entre Anzein­daz et Sola­lex” alt=“Chemin empierré entre Anzein­daz et Sola­lex” caption=“Chemin empierré”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Chemin.jpg[/image]
[image title=“Le lac de Der­bo­rence” alt=“Le lac de Der­bo­rence” caption=“Le lac de Derborence”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Le-lac-de-Derborence.jpg[/image]
[image title=“Les som­mets valai­sans, depuis le pas de Che­ville” alt=“Les som­mets valai­sans, depuis le pas de Che­ville” caption=“Les som­mets valaisans”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Les-sommets-valaisans.jpg[/image]
[image title=“Papier découpé de Mar­ga­ri­da Bader” alt=“Papier découpé de Mar­ga­ri­da Bader” caption=“Papier découpé de Mar­ga­ri­da Bader”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Papier-decoupe-Margarida-Bader.jpg[/image]
[image title=“Porcherie à Sola­lex” alt=“Porcherie à Sola­lex” caption=“Porcherie à Solalex”]https://institut-iliade.com/wp-content/uploads/2015/08/Porcherie.jpg[/image]
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Activités connexes

Sen­tier du Bisse de la Tsan­dra : lescoteauxdusoleil.ch
Un bisse est un canal d’irrigation tra­di­tion­nel du Valais. Bien enso­leillé, pra­ti­cable presque toute l’année, un agréable che­min pédestre didac­tique de 12 km tra­verse les hauts de Conthey, de la Morge (1430 m) au vil­lage d’Aven (930 m).

Tour des Muve­rans : tourdesmuverans.ch

Visite de Sion, ses châ­teaux, le musée d’histoire du Valais : musees-valais.ch

Cartographie

  • Les Dia­ble­rets, feuille 1285. Carte au 1 :25 000 de l’Office fédé­ral de topo­gra­phie. Carte très pré­cise, mais sans sur­li­gnage des iti­né­raires.
  • Saint Mau­rice – Cha­blais – Basse val­lée du Rhône. Feuille 272 T – Carte au 1 : 50 000. Carte d’excursions offi­cielle de Suisse Ran­do. Iti­né­raires sur­li­gnés, infor­ma­tions tou­ris­tiques.
  • Valais / Wal­lis. Carte rou­tière au 1 : 100 000. Indis­pen­sable pour trou­ver les très petites routes et les échap­pa­toires rou­tiers. Ne pas uti­li­ser pour la ran­don­née pédestre.

Bibliographie

  • Charles-Fer­di­nand Ramuz, Der­bo­rence, 1934, Ber­nard Gras­set – Quelques édi­tions plus récentes, à trou­ver d’occasion.
  • Phi­lippe Metz­ker, Ran­don­nées en mon­tagne – Jura, Fri­bourg, Vaud, Club Alpin Suisse, 2008. Topos, cartes, conseils.
  • Chris­tian Vel­las, Suisse, 26 can­tons, 26 légendes, Slat­kine, 2010, 222 p.
  • Ignace Marié­tan, Le Val de Der­bo­rence (texte de 1960).

Accès

En voi­ture, depuis la val­lée du Rhône. De Conthey, prendre la direc­tion d’Aven et de Der­bo­rence. Sur les 10 der­niers kilo­mètres, la route, ouverte seule­ment en 1960, est étroite et passe par de nom­breux tun­nels exi­gus.
Atten­tion : le car pos­tal est prio­ri­taire – ses horaires de pas­sage sont affi­chés. Car pos­tal : en sai­son, 2 AR quo­ti­diens. Site inter­net : carpostal.ch

Matériel spécifique, équipement

Equi­pe­ment de ran­don­née en moyenne mon­tagne, carte. Chaus­sures mon­tantes à semelles de type Vibram. En dehors des buvettes, pas de res­sources en eau, car le ter­rain est cal­caire : pré­voir 2 litres d’eau en été.

Art de vivre

Les pauses dans les buvettes et res­tau­rants d’alpage font par­tie du rituel de tout ran­don­neur suisse. Repas robo­ra­tifs à base de fro­mage et de viande séchée. Vins du Valais. En pro­fi­ter pour goû­ter des vins plus fins que le Fen­dant ; par­mi les blancs : Petite Arvine, Païen ou Hei­da, Humagne… par­mi les rouges : Cor­na­lin, Humagne rouge, Dio­li­noir… Bières et Rivel­la sont aus­si très désal­té­rants.

Liens

Année où cet itinéraire a été parcouru

Eté 2015.

Honni soit qui mal y pense !

Valai­sans et Vau­dois ne sont pas spé­cia­le­ment connus pour leur humour gri­vois… Et pour­tant, sur la seule carte au 1:25 000 des Dia­ble­rets, appa­raissent des som­mets et des lieux aux noms évo­ca­teurs : Ensex, Plan du Sex, Gros Sex, Sex Rouge, jusqu’au Sex des Bran­lettes. Plus au sud, le Sex de Gru… Hon­ni soit qui mal y pense ! Ces « Sex » là viennent du latin saxum, le rocher, la roche, le roc, défi­ni ensuite par ses qua­li­tés, sa cou­leur, etc. On trouve aus­si les formes Six, Saix, Scex, Scé, Saxe, Sasse et de nom­breux déri­vés.