Institut Iliade

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Présentation de la Promotion Achille

« En parcourant le camp, Achille fait armer ses guerriers myrmidons. On croirait voir des loups carnassiers, le cœur plein d’une indicible ardeur, qui vont dans la montagne attaquer le grand cerf ramé, puis le dévorent – de tous, le sang rougit les bajoues ; en bande, ils vont laper l’eau noire d’une source avec leurs langues minces, tout en crachant le sang de la bête égorgée, car, si leur cœur reste intrépide en leur poitrine, leur ventre est oppressé : ainsi, les conducteurs et les chefs des Myrmidons accourent tous auprès du vaillant écuyer d’Achille aux pieds rapides. Au milieu d’eux se tient l’Eacide fougueux ; il stimule les chars et les hommes en armes. »
L’Iliade – Chant XVI

Promotion Roi Arthur

Prendre le héros de l’Iliade comme figure tutélaire de notre promotion, c’est rappeler que chacun doit, le moment venu, poser le choix qui déterminera le cours de sa vie : choisir de se battre quitte à en payer le prix ou jouir d’une existence sans accrocs, sans engagements et se contenter d’exister.

Nous, membres de la XIXᵉ promotion de l’Institut Iliade, avons choisi Achille, parce que nous faisons le choix du combat : celui de la sauvegarde de notre héritage européen.

Alors que nous voyons nos nations s’enfoncer dans l’endormissement, nous voulons contribuer à réveiller les consciences, « parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir » (Maréchal Foch).

Pour mener à bien notre combat, nous devons accepter de faire nôtre la fureur d’Achille lorsqu’elle est nécessaire. À son exemple, osons ! Osons vivre comme notre conscience nous le dicte. Osons faire ce qui doit être fait. Cette rage de vivre, c’est ce qui nous permet de tenir dans la tempête et d’exister aux yeux des générations passées, présentes et futures.

Cet esprit de révolte n’est pas irréfléchi, mais mûrement cultivé. Hommes et femmes, nous voulons incarner une certaine tenue : celle du courage de nos idées et de la constance de nos convictions. Achille incarnait cela. Respecté de tous, même de ses ennemis, il affronta son destin le menton levé. Vaillance exemplaire jusque dans le rejet de tout compromis face à l’adversité parce que « du combat, seuls les lâches s’écartent » (L’Iliade – Chant XI). L’exemple, l’exigence et le dépassement de soi doivent être nos armes dans ce combat, comme la lance, le casque et le bouclier l’étaient pour notre héros aux pieds légers.

Prendre le héros homérique comme figure tutélaire, c’est aussi rappeler que la loyauté et la camaraderie sont au cœur de notre combat. Cet esprit de corps animait les Myrmidons qui ne craignaient ensemble ni le sang, ni la mort. Achille nous rappelle que la fidélité due à ses frères d’armes est la première qualité du combattant. Tout comme nous admirons les phalanges formées par les soldats grecs, nos héritiers nous observeront. Pour eux, nous nous devons de ne faire qu’un car « même chez les moins bons, l’union fait la force » (L’Iliade – Chant XIII).

Achille n’est pas un modèle à imiter, il est l’archétype du tragique de l’homme européen. Il est à la fois le plus grand des guerriers et celui qui se retire du combat, au risque de la défaite définitive. Sa colère le perd, mais elle révèle aussi une exigence de justice. Son retour au combat, après la mort de Patrocle, n’est pas seulement vengeance : il est fidélité. Et lorsque, face à Priam, il restitue le corps d’Hector, il atteint une forme de dépassement qui fait de lui autre chose qu’un simple guerrier. Achille nous parle car il nous montre de quoi nous, Européens, avons été capables et sommes encore capables face aux défis qui se dressent devant nous.

Nous avons derrière nous des siècles d’histoire, des contes et légendes, racines de notre culture, des traditions ancestrales, un savoir-faire, un savoir-vivre et un savoir-être qui ont fait de nous un peuple qui peut être fier de ce qu’il est. Nous portons en nous cette même fierté qui animait nos pères et leurs pères avant eux, transmise, nous le croyons, depuis Achille. Ce caractère est profondément gravé en nous. Il est intrinsèquement lié à notre identité. « Ainsi l’avenir prend-il racine dans la mémoire du passé » (Dominique Venner).

Alors, nous aussi, nous voulons nous lever. Nous voulons préserver, défendre et faire vivre ce trésor qu’est notre civilisation, sa culture et son histoire pour que jamais « le fil secret de notre tradition » (*) ne soit rompu.

Ainsi, d’une seule voix, nous nous écrions : « Alala » !