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Les libertés des femmes : une constante de notre identité

Intervention d'Alice Corier, le samedi 11 avril 2026 à La Maison de la Chimie. Alice Cordier est une militante engagée, présidente et cofondatrice du Collectif Némésis depuis octobre 2019. Du haut de ses vingt-huit ans, elle porte un féminisme de bon sens qui défend les femmes françaises contre l’insécurité liée à l’immigration massive et à l’islamisme, tout en protégeant l’identité et les valeurs de la civilisation européenne. Avec une détermination sans faille, elle a fait grandir ce mouvement de quelques amies à plusieurs centaines de militantes actives, multipliant les actions percutantes sur le terrain et les interventions médiatiques remarquées.

Les libertés des femmes : une constante de notre identité

« L’Europe, ce n’est pas le monde de Belphégor, c’est la civilisation qui honore la femme : déesse, mère ou guerrière » écrit un certain Jean Yves le Gallou.

Les femmes n’ont jamais autant fait l’actualité : elles sont chefs de gouvernement et boulangères, elles allaitent et elles plaident, elles s’expriment et parfois même, elles censurent. Parler des femmes n’a donc rien d’inédit.  L’Europe est d’ailleurs nommée d’après l’une d’entre elles ! Non, ce qui est inédit, ce sont les menaces qui pèsent aujourd’hui sur leurs libertés.

Pour parler du présent, renversons d’abord le cliché plaqué sur le passé de notre civilisation : celui d’une femme européenne historiquement privée de libertés par une société patriarcale et misogyne. Notre histoire regorge de femmes libres : libres de circuler, de travailler, de gouverner, de parler et de penser.

Les femmes étrusques occupaient les plus hautes charges de leurs cités, disposaient de leurs biens en propre, inscrivaient leur nom aux côtés de celui de leur époux sur les stèles funéraires de leurs enfants. Les Romaines consentaient à leur mariage, héritaient, géraient des commerces, administraient la domus. Socrate se revendiquait disciple d’Aspasie ! Les Germaniques pouvaient décider individuellement de rompre leur mariage pour retourner dans leur clan si elles estimaient que leur conjoint s’était conduit d’une manière peu honorable pour la réputation de leur propre famille. Mathilde de Toscane, Hildegarde de Bingen, Sainte Catherine de Sienne, Aliénor d’Aquitaine, Blanche puis Isabelle de Castille… Du Moyen-Âge à l’époque moderne, les exemples de femmes libres ne manquent pas.

Elles ne sont pas des privilégiées : elles sont les héritières d’une tradition multiséculaire de pouvoir au féminin. Un pouvoir qui n’a jamais demandé la permission pour s’exercer.

L’Europe n’a jamais su figurer ce qu’elle a conçu de plus grand – la Liberté, la Raison, la Justice, la Beauté… – autrement qu’en lui donnant un corps de femme. L’allégorie ne se décline qu’au féminin.

A-t-on jamais vu un « Mario » remplacer une Marianne dans nos mairies ?Là où d’autres civilisations voilent, cloisonnent, effacent, la nôtre nomme, figure, célèbre. Et surtout donne aux femmes une place sociale et politique réelle. Tous les discours qui voudraient jeter le discrédit sur notre passé se heurtent à cette réalité. Et nous rappellent ce qu’est vraiment la liberté au-delà des lois, des grands discours politiques et des déclarations internationales. La liberté n’existe qu’à travers des actes concrets : les libertés. Et ces libertés ne se confondent pas avec des droits à ceci ou à cela : les Européennes d’aujourd’hui le savent dans leur chair. Elles disposent d’une pleine liberté de circulation. Dans les faits, elles sont en danger dans certains quartiers et à certains horaires.

Alors pourquoi, à l’heure où les droits des femmes européennes n’ont jamais été aussi étendus, leurs libertés concrètes vacillent-elles ?

Le premier danger qui menace les libertés des femmes, le plus grave, vient de l’intérieur. C’est le discours politique dominant qui hiérarchise les choix des femmes.

La sainte trinité pilule-travail-célibat ? Libération. Choisir la maternité ? Régression. Ligaturer ses trompes ? Progrès. La GPA ? Une émancipation ! Choisir le foyer, la famille ? Soumission.

En désignant l’homme comme ennemi structurel, on détruit la complémentarité des sexes comme principe structurant de notre civilisation.

Pourtant, l’Olympe compte autant de dieux que de déesses ! Et en réduisant les femmes à des catégories stéréotypées et des statistiques, nos sociétés ultralibérales accomplissent exactement ce qu’elles prétendaient combattre : effacer la singularité de chaque femme derrière une étiquette de marché. On veut finalement faire de la femme un homme comme un autre.

Le second danger, le plus visible, vient de l’extérieur. Des représentations du monde radicalement différentes de la nôtre coexistent aujourd’hui sur notre sol, des représentations dans lesquelles la femme n’est pas ce que nos images, nos lois, nos mœurs et nos siècles ont fait d’elle. Le reconnaître n’est ni un fantasme ni une provocation.

C’est une réalité.

Le Grand Ressourcement pour lequel nous nous battons nécessite de regarder cette réalité en face.

Mais où sont les médias et les associations néo-féministes subventionnées par nos importe quand il faut écouter les témoignages de celles qui calculent leur itinéraire, qui s’interdisent certains vêtements, qui abandonnent des espaces à cause de l’insécurité croissante , qui sont obligées de sortir armées de petites bombes au poivre pour avoir un infime d’espoir de s’en sortir en cas d’agression ?

Où sont-ils quand il faut dire le réel ?

La liberté de circulation des femmes romaines était déjà réduite à mesure que l’insécurité progressait dans l’Empire.

Quand apprendrons-nous la leçon ?

Combien de nos filles, de nos sœurs, de nos mères devront encore être violées ou mourir ?

Mais également, combien de nos grands-mères ?

Oui parce qu’aujourd’hui, les viols sur nos grands-mères se multiplient à échelle grand V, dans une indifférence la plus totale. Quand une Gisèle Pelicot est aujourd’hui portée en symbole par toutes les neofeministes qui expliquent qu’il ne faut plus se marier car tous les hommes sont des violeurs, où sont ces memes féministes quand il s’agit de cette femme de 90 ans violée à Nice en Janvier dernier par un tunisien sous OQTF ?

Ne juge t-on pas la valeur d’une civilisation à la manière dont les plus faibles sont traitées ?

Aujourd’hui, nous sommes confrontées à des quartiers entiers où des femmes européennes sont obligées de se voiler, sous peine d’être ostracisée de leur propre territoire. C’est donc ça, la grande émancipation tant promise ?

Nous sommes les grandes sacrifiées d’une élite, qui sous prétexte de multiculturalisme et de tolérance, est en train de mettre fin aux libertés des femmes européennes. Les premières victimes de la décadence de l’Europe, de la destruction de la famille, de la marchandisation, des invasions migratoires, du grand remplacement ce sont les femmes.
Sans femme : pas de famille.
Sans famille, pas d’avenir.
Notre survie passe par elles.

Les libertés des femmes sont un marqueur de notre identité.

Notre civilisation les a portées dans ses images et ses mythes bien avant de les inscrire dans ses lois : nous avons aujourd’hui la responsabilité de les défendre.

Dans notre tradition européenne, la liberté n’a jamais été une liste de permissions.

Elle se vit : dans des actes concrets et quotidiens. Elle suppose un être enraciné dans une famille, un peuple, une histoire, un lieu.

L’Europe est une terre de femmes fortes parce qu’elle est une terre de femmes libres.

Nous devons défendre leurs libertés aujourd’hui, dans chaque texte, dans chaque discours qui pourrait les remettre en question, qu’ils les menacent dans nos rues et nos espaces publics ou dans nos familles et nos écoles.
Nous ne devons pas laisser un millimètre aux ennemis des femmes.
Car chaque atteinte à nos libertés est une atteinte à notre civilisation.
Partout où l’autonomie et les libertés des femmes européennes sont en danger, c’est l’Europe qui est en danger.

Alors messieurs, contrairement à ce que diront les Manon Aubry ou les Sandrine Rousseau : nous avons besoin de vous. Restez des hommes protecteurs et enracinés, restez des guerriers au grand cœur. Restez ces hommes bons et forts dont nous avons besoin.

Et vous mesdames : restez des femmes libres. Ou du moins, battez-vous pour le rester.

L’Institut Iliade défend nos libertés et donne aux femmes les moyens intellectuels de continuer à le faire elles-mêmes. De notre côté, nous continuerons à défendre les Européennes dans nos rues, car c’est ensemble que nous gagnerons.

 

Alice Cordier