L’homme européen, architecte de la nature
En dehors de son territoire, c’est-à-dire de son biotope, l’animal ne peut pas vivre et la plante ne peut pas survivre. Qu’en est-il de l’homme ?
En dehors de son territoire, c’est-à-dire de son biotope, l’animal ne peut pas vivre et la plante ne peut pas survivre. Qu’en est-il de l’homme ?
Réaffirmer notre lien avec la nature, ce n’est pas sombrer dans les incantations dérisoires d’une Greta Thunberg et de ses admirateurs, c’est avoir le courage de poser les questions dérangeantes à propos du modèle de croissance qui commande les économies d’aujourd’hui.
À la figure de “Prométhée”, qui fut la figure emblématique de la Modernité est en train de se substituer celle de Dionysos. Dieu chtonien, c’est à dire dieu de cette terre-ci, dieu autochtone.
L’idée-principe de la modernité reposait sur la séparation entre la culture et la nature. L’homme était considéré « comme maître et possesseur de la nature » (Descartes). Cette domination forcenée a abouti à la dévastation du monde.
À l'heure du désenchantement de notre civilisation, les divinités de la nature se rappellent à nous pour ceux qui savent voir, écouter et faire vibrer la corde sensible du sacré. Le printemps reviendra.
Les Titans et les dieux ne relèvent pas de l’ « imagination fantastique » mais de l’ « imagination vraie », de cette réalité intermédiaire entre le sensible et l’intelligible qu’est le « mundus imaginalis » ; autrement dit, les Titans et les dieux sont, participent à l’être et nous font signe.
L’écologie est à la mode. On ne pourrait que s’en réjouir s’il ne s’agissait, hélas, que d’une caricature de celle-ci, d’un ersatz composé d’un émétique mélange de prêchi-prêcha moralisateur visant à culpabiliser encore un peu plus l’homme européen et de logorrhée gauchiste à visée électoraliste.
Entre chaque peuple et la terre qu’il habite, existe un lien immémorial : la nature est le lieu où se dévoile notre vision du sacré, l’espace au sein duquel s’ordonne notre cité. La nature est le socle de notre identité.
Avec son dernier recueil, Bruno Lafourcade a voulu présenter, par le biais d’une centaine de chroniques qui sont autant d’anathèmes et de fulminations, le portrait d’une certaine France, celle de M. Macron et des hyperféministes, celle des théoriciens de la dislocation des héritages et des créatures télévisuelles.
Les Grecs qualifient de « beau et bon » ("kalos kagathos") celui qui se hausse pleinement à la dignité d’homme.
XIIIe colloque de l’Institut Iliade le samedi 11 avril 2026 à Paris.