Entretien sur le rapport entre la nouvelle droite et les catholiques avec Romain Petitjean, coordinateur de l’Institut Iliade
Comme les lecteurs des Écrits de Rome, beaucoup s’interrogent sur la relation que l’Institut Iliade entretient avec le catholicisme. Réponse de Romain Petitjean qui dessine ici une ligne de front, non plus entre chrétiens et païens, mais entre ceux qui acceptent le suicide de l’Europe et ceux qui le refusent.
Avant tout, vous vous déclarez « païen » : pourriez-vous revenir sur la signification d’un tel terme, qui pourra sembler obscur à certains de nos lecteurs ? S’agit-il d’une fidélité à certaines traditions familiales ou du résultat d’un parcours personnel ?
C’est une manière d’être au monde : enracinée, pluraliste, active et intrinsèquement liée à un peuple et à une terre, plutôt qu’une doctrine ou un dogme. C’est une spiritualité où la fidélité, la loyauté à ses ancêtres, à sa terre et à son peuple sont primordiales.
Il est assez compliqué de parler du paganisme tant nous sommes dépendants des catégories imposées par le christianisme. Des notions telles que révélation, orthodoxie, hérésie, écriture sainte, dogme ou conversion, propres au christianisme, sont étrangères au paganisme. Le plus compliqué reste que pour le christianisme, la religion est considérée comme une affaire de foi, de conviction intérieure, or le paganisme est avant tout une orthopraxie, une pratique : un geste, une parole, une action conforme à l’ordre du monde suffisent souvent, la justesse des actes importe plus que la rectitude des croyances. Alors, même si l’urbanisation de nos vies et le manque de lieux de culte propres contrarient un peu cette pratique quotidienne, lors des solstices, des fêtes saisonnières, des rites familiaux, j’effectue les gestes et prononce les paroles qui me semblent justes.
« La justesse des actes importe plus que la rectitude des croyances. »
Cela dit, si on devait définir le paganisme, je dirais que c’est avant tout une religion, une spiritualité, de l’ici et maintenant, où le divin est sécrété par le monde plutôt qu’extérieur à ce dernier. C’est l’immanence du sacré qui compte plus qu’une hypothétique transcendance ou qu’un au-delà consolateur. En fait, il s’agit de se confronter à la réalité du monde, d’affronter le destin et de dire « oui » à la vie. Pindare nous disait : « N’aspire pas, ô mon âme, à la vie éternelle, mais épuise le champ du possible. » C’est l’action et le regard sensible qui permettent de donner forme au monde et de révéler le divin. J’aime cette phrase d’Ernst Jünger : « Quand le monde nous semble vaciller sur ses bases, un regard jeté sur une fleur peut rétablir l’ordre. » Ce même monde qui structure la philosophie grecque et qui justifie l’image des dieux.
Par ailleurs, contrairement à la vision linéaire et eschatologique, la chrétienne, comme celle de l’Occident moderne désacralisée, pour un païen la vie est cyclique : le temps tourne, tout revient éternellement à la source. « Le début et la fin sont une seule et même chose, et là où tu te dresses est le tournant des temps » (Hugo von Hofmannsthal).
Enfin, la vision païenne est fondamentalement plurielle et non universaliste : il y a autant de paganismes que de terres et de peuples. Chaque paganisme, avec son panthéon propre, naît de l’alliance unique et « magique » entre un peuple et sa terre ; ils ne sont pas interchangeables et les tentatives de comparaisons avec les universalismes à vérité révélée tombent souvent à plat.
Il faut bien reconnaître, comme catholique, que l’Église du XXIe siècle n’est pas toujours très attrayante pour qui se soucie un tant soit peu du destin de l’Europe – destin auquel les clercs ne semblent guère s’intéresser. Un auteur catholique comme Laurent Dandrieu a même pu donner à l’un de ses derniers livres ce sous-titre éloquent : « Le pape et le suicide de la civilisation européenne ». On est en effet loin d’un saint Pie V appelant à stopper l’expansion ottomane… Quel regard portez-vous sur l’Église d’aujourd’hui ?
J’en connais mal les arcanes. Je constate que si le nombre de pratiquants (5 % seulement des adultes vont à la messe au moins une fois par mois) et de prêtres ne cesse de s’écrouler, il existe un certain sursaut chez les tradis. Cependant, à l’échelle du pays, cela reste marginal. L’Église, comme institution politique, a de moins en moins de poids et devient surtout symbolique à l’instar du roi d’Angleterre, même si l’encyclique du pape sur l’intelligence artificielle a su montrer une certaine mesure tout européenne face à l’hystérie ambiante.
Au sein de l’Église, les affrontements sont par ailleurs nombreux, à l’image de l’histoire de cette vieille institution.
En tant que païen, j’observe que l’Église chrétienne ne cesse d’être tiraillée entre un retour aux sources bibliques des textes et l’apport décisif européen, notamment opéré lors du syncrétisme médiéval (culte marial, culte des saints, etc.), qui a permis au christianisme de révéler son génie.
Mais le christianisme a en grande partie chassé les dieux, c’est la critique bien connue de Nietzsche. En créant une telle distance entre un Dieu unique, Alpha et Oméga, et ses créatures, ces dernières ont oublié Dieu. Chassée du monde et réduite à la seule conscience privée des croyants, la religion chrétienne est en difficulté, d’autant plus que de très nombreuses vertus chrétiennes ont infusé dans la société, qui est largement devenue une société déchristianisée (utopie égalitaire, monothéisme des valeurs, etc.), ce qui mécaniquement affaiblit le véhicule original. Et les chrétiens font face aujourd’hui à l’émergence de nouvelles églises imposées par la société de marché et de consommation : les grandes messes lors des lancements de produits Apple en étant l’exemple le plus connu et caricatural.
Logiquement et conformément à sa vocation universelle, l’Église institutionnelle du XXIe siècle a largement cessé de se concevoir comme gardienne d’une civilisation particulière. Elle parle désormais le langage de l’humanité abstraite, de l’accueil indifférencié, d’un universalisme qui ne distingue plus les peuples, les terres et les héritages. On est effectivement loin de Pie V, de Lépante, ou même de cette chrétienté qui, pendant des siècles, a donné forme à l’Europe. Cela ne signifie pas que le christianisme soit étranger à notre destin. L’âme européenne s’est exprimée à travers lui : dans les cathédrales, la chevalerie, le culte des saints, la dévotion mariale, toute une sédimentation païenne et romaine que l’Église d’autrefois avait su assumer.
« C’est cette Europe-là qui a magnifié le christianisme, et non l’inverse. »
C’est cette Europe-là qui a magnifié le christianisme, et non l’inverse. Quand l’institution actuelle se détourne de cette synthèse pour revenir à un abrahamisme désincarné et mondialisé, elle trahit à la fois l’Europe et ce qu’elle avait de plus haut dans sa propre tradition. Raison pour laquelle beaucoup de jeunes Européens trouvent aujourd’hui dans le christianisme une forme de revendication identitaire qui se passe non seulement de l’obéissance aux autorités officielles de l’Église, mais dans laquelle, et c’est encore plus significatif, la foi n’occupe pas nécessairement une place centrale.
Pour résumer, l’Église d’aujourd’hui n’est pas « peu attrayante » par accident. Elle a choisi de cesser d’être l’expression religieuse d’une civilisation bien définie, pour devenir l’instrument d’un prosélytisme sans frontière.
Les Européens qui se soucient encore de leur destin n’ont pas à attendre de l’Église un nouveau Pie V. Ils ont à reconquérir par eux-mêmes le sens du sacré, de la transmission et de la continuité. Avec ou sans elle.
Vous êtes le coordinateur de l’Institut Iliade, qui n’a jamais caché sa proximité avec les idées de la Nouvelle Droite mais qui, dans le même temps, accueille un nombre non négligeable de catholiques – ce qui peut surprendre autant les catholiques que les païens des générations plus anciennes. Pourquoi une telle ouverture de la part de votre institut ?
L’Institut Iliade, qui compte parmi ses cadres des camarades catholiques, est au carrefour de plusieurs écoles idéologiques et politiques, mais il est clair que l’héritage de la Nouvelle Droite est prépondérant. Nous venons d’ailleurs de publier une histoire de la Nouvelle Droite aux éditions de la Nouvelle Librairie. L’ensemble des thématiques, au-delà du paganisme proprement dit, s’articulent et sont cohérentes avec une vision païenne du monde : l’Europe comme civilisation, le réalisme politique et la géopolitique, l’importance du sacré, la critique du libéralisme philosophique, la lutte contre le monothéisme des valeurs, la défense de l’identité. Or plusieurs de ces thèmes sont partagés par de nombreux catholiques, collaborer devient alors naturel. D’autres, évidemment, comme le plaidoyer ethno-différentialiste, le sont moins.
Ce programme et nos positions idéologiques sont connus de tous. Vous pouvez les retrouver dans notre Manifeste notamment, ou dans nos livres collectifs Ce que nous sommes et Pour un réveil européen. C’est sur cette base que des catholiques (mais aussi des protestants, des athées ou des orthodoxes), très attirés par ce corpus, et il faut le dire guidés par une intelligence et une curiosité d’esprit qui a tendance à disparaître, postulent en connaissance de cause à nos formations.
Nous sommes donc ouverts, car d’une part les païens, ce qui est en partie cause de leur faiblesse, sont connus pour leur tolérance, et d’autre part c’est le principe d’une formation. Former des gens déjà convaincus, c’est se condamner à rester dans une cabine téléphonique.
Cela dit, nous n’avons pas vocation, à l’Institut Iliade, à régler un compte théologique. Nous constatons simplement que le combat pour la permanence des peuples européens rassemble aujourd’hui des catholiques identitaires, des traditionalistes et au-delà tous ceux qui, comme nous, restent fidèles à une spiritualité enracinée dans la vieille tradition européenne et partagent une histoire et une mémoire collectives communes. Pour l’heure, le clivage n’est pas tant entre chrétiens et païens qu’entre ceux qui acceptent le suicide démographique et culturel de l’Europe et ceux qui le refusent. Les catholiques qui veulent sincèrement mener ce combat le font souvent avec intelligence, ce qui suppose une autocritique, l’Église portant sa part de responsabilités dans l’écroulement de notre monde, comme le rappelle Laurent Dandrieu.
« Le clivage n’est pas tant entre chrétiens et païens qu’entre ceux qui acceptent le suicide démographique et culturel de l’Europe et ceux qui le refusent. »
Au sein du catholicisme, le courant traditionaliste (non intégriste) a épousé un certain nombre de thématiques « identitaires ». Quel regard portez-vous sur ce courant ? La liturgie tridentine – son latin, son chant grégorien ou polyphonique, sa verticalité – est-elle une liturgie qui vous parle, même si vous ne partagez pas la foi qui l’anime ?
Oui, j’ai compris qu’il y avait cette volonté qui peut paraître contradictoire au premier abord. Comment défendre légitimement une terre précise si on se retrouve tous au paradis par la suite, et un peuple précis si nous sommes tous frères en Christ par-delà les frontières ? Je caricature, mais ce débat agite les catholiques au premier chef et crée de nombreuses dissensions en leur sein, ce qui montre bien qu’être chrétien et identitaire est loin d’être naturel.
Pour ce qui concerne la liturgie, j’ai assisté à de très belles cérémonies orthodoxes en Roumanie et il est vrai que la liturgie catholique traditionaliste est magnifique et il faut avoir un cœur de pierre pour ne pas être touché par la beauté des chants, du décorum, etc. Personnellement, je rentre dans des lieux de culte chrétiens régulièrement, construits par mes ancêtres sur d’anciens lieux de culte païens, sans aucun problème et avec plaisir. Cela dit, généralement, le plaisir s’arrête quand j’entends le curé raconter à des Gaulois du cru des histoires orientales à la toponymie et à l’esprit qui nous sont totalement étrangers. Certainement que l’usage incompréhensible du latin pour le commun des mortels permet d’éviter de telles fractures en offrant aux fidèles de rencontrer Dieu à travers le grandiose et le mystère.
Mais, fondamentalement, il faut savoir distinguer ce qui relève du Livre de ce qui émane de la Tradition, parfois très éloignés des versets bibliques.
« En musique comme en philosophie, il n’y a pas plus païen que la polyphonie. »
Et pour faire jouer une note positive et syncrétique, j’aime à rappeler que la polyphonie est née sur le chantier de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Plusieurs voix, chacune singulière, et portant leur propre univers complexe, arrivent à jouer ensemble tout en étant contraires, voire contradictoires, non pas pour former une seule et même voix mais une harmonie où la « voix générale », si j’ose dire, se fait entendre sans éteindre celles qui la composent. N’oublions pas que le concile de Trente, qui a fixé la liturgie catholique jusqu’à Vatican II, a initialement voulu proscrire la polyphonie renaissante au profit d’un retour à la monodie grégorienne, car elle risquait de rendre inintelligible le texte – la parole unique, la seule vérité, portée par une seule voix. Cette régression a été empêchée par les prélats d’alors, imprégnés de l’humanisme de leur siècle, et pour lesquels la théologie n’effaçait pas l’enseignement des Anciens. Il faut leur en rendre grâce.
En musique comme en philosophie, il n’y a pas plus païen que la polyphonie.
Il faut admettre que les buts ultimes des païens et des chrétiens ne sont pas les mêmes, y compris sur le plan politique : là où les premiers entendent surtout défendre certaines « lois naturelles » relatives à la famille et à la patrie (pour reprendre les mots de Dominique Venner), les catholiques – tout en respectant a priori ces lois naturelles – visent ultimement l’instauration de la Chrétienté. Comment ces différences sont-elles envisagées à l’Institut Iliade, et comment définiriez-vous la collaboration qui y règne au-delà des divergences ?
Il ne faut pas se méprendre sur la vocation historique du paganisme, c’est-à-dire sur sa dimension politique. Ici, la comparaison avec le christianisme tend naturellement à créer un malentendu. En effet, la nature sacrée du pouvoir et des institutions héritées des ancêtres est profondément ancrée dans la conception païenne du monde. Elle innerve la société, elle sanctifie ses liens, elle fait de l’action publique l’expression de la communauté rassemblée. Cependant, dans les sociétés anciennes, mettre la politique au service d’une mission dictée par des impératifs spirituels était proprement impensable. Aussi la tradition gibeline, particulièrement vive durant le Moyen Âge, n’a-t-elle eu de cesse de s’opposer à une prévalence de la cité divine sur la cité humaine. Ainsi, si le paganisme ne suit pas de plan missionnaire, il n’a pas non plus vocation à transformer en programme la conservation d’un certain ordre de la société ou d’une conception du monde suivant des lois éternellement ancrées, d’une vérité immuable qui serait celle de « l’Homme », au singulier, avec sa majuscule.
Si le paganisme possède un but, c’est celui de la loi des ancêtres, du mos majorum. Est un bon païen celui qui perpétue le meilleur de l’héritage qu’il a reçu, et qui consacre sa vie à créer des choses nouvelles, dignes d’être héritées de ses propres héritiers. Loin d’être un conservatoire du monde passé, sa vie est une conquête du monde à venir. Mais puisqu’à cette conquête sa seule créativité ne peut suffire, il doit mettre à profit, dans son aventure, toute l’expérience qu’ont accumulée ceux qui l’ont précédé. Expérience est l’autre mot pour héritage, pour tradition.
Ce principe, cependant, n’est pas qu’individuel. Il doit aussi s’inscrire dans l’action collective, c’est-à-dire dans la politique. Et c’est la raison pour laquelle l’orientation que nous avons donnée à notre combat est non pas la définition d’une société idéale, une idéologie programmatique ou une eschatologie, mais la défense de notre héritage civilisationnel. Un héritage qui nous est particulier. Car notre horizon est la civilisation européenne. Elle préexistait au christianisme et il y a fort à parier qu’elle lui survivra. Mais cela ne signifie pas qu’elle l’exclue nécessairement. Les différentes manifestations du christianisme peuvent aussi, pour partie, et pour peu qu’elles forment des éléments d’identité collective puissants, participer au mos majorum.
« Notre horizon est la civilisation européenne. Elle préexistait au christianisme et il y a fort à parier qu’elle lui survivra. »
Si l’on se place enfin sur un plan civilisationnel, et non théologique, pensez-vous qu’il existe une certaine continuité entre les héritages païen et chrétien ? Identifiez-vous en particulier un certain type d’homme européen – un idéal anthropologique – qui traverserait les âges, de l’Antiquité à la Chrétienté, et auquel nous pourrions tous nous référer aujourd’hui ?
L’humanisme a connu des expressions sensiblement différentes à travers les siècles, et ce terme même renvoie imparfaitement à une certaine conception de l’homme exalté à travers les âges successifs de notre civilisation. Mais l’idéal grec du « kalos kagathos », l’homme « beau et bon » chez les Grecs, célèbre l’homme dans sa plénitude. La « humanitas » cicéronienne en est le prolongement romain et exprime l’unité profonde du monde antique gréco-romain que la Renaissance redécouvrira. Le millénaire médiéval est celui de la féodalité et de la chevalerie : la figure du chevalier au fil de ces siècles répond, avec d’évidentes variations, à celle du citoyen antique. L’idéal de l’honnête homme actualise à l’époque moderne ce même idéal humain.
Il est difficile de nier que le passage d’une logique religieuse pluraliste à une logique religieuse exclusive constitue l’une des lignes de fracture de l’histoire culturelle européenne. Mais le syncrétisme qui s’est opéré en Europe a laissé des traces profondes et le catholicisme notamment est aujourd’hui un des véhicules de notre vieux paganisme. Vincenot, Thibon, Giono, ou de nombreux anthropologues ou historiens des religions en témoignent très bien.
Les temples qui abritaient les vieux dieux sont en ruine ou recouverts par de nouvelles églises, les oracles se sont tus et les processions appartiennent au passé. Mais l’expérience dont ils étaient l’expression ne s’est pas entièrement effacée. Nous continuons à parler du génie d’un lieu, du silence d’une forêt, de la majesté d’un paysage ou de l’âme d’une œuvre d’art.
Fondamentalement, notamment dans ces temps d’errements identitaires, le paganisme est un recours religieux, philosophique et politique pour les Européens, j’en suis persuadé.
Quant au type d’homme, celui qui se bat en héritier pour ce qui le dépasse et pour ce qui lui survivra, celui qui est attaché à sa terre, son peuple et à Dieu, ou aux Dieux comme vous voulez, il a été en partie sacrifié dans les grandes guerres civiles européennes du XXe siècle et ne cesse d’être attaqué par les petits hommes du XXIe.
C’est pour cela qu’au-delà de nos options religieuses différentes, nous tentons de rallier dans la même cohorte ceux qui ne baissent pas les yeux et ne mettent pas genou à terre, conformément à notre vocation de former les cadres du réveil européen.
Ce sont mes camarades.
Propos recueillis par Louis Furiet
*Écrits de Rome est une revue d’idées mensuelle « civilisationnelle, européenne, chrétienne ». Son numéro 35 (octobre 2026) est disponible au prix de 10 euros. Pour en savoir plus : ecritsderome.fr