Éthique et morale

Peter Singer, les eaux glacées du calcul altruiste

Le philosophe australien Peter Singer est l’un des intellectuels les plus influents de notre temps. Par-delà ses prises de position parfois scandaleuses sur l’inceste ou l’infanticide, il défend une vision utilitariste du monde fondée sur un hédonisme individualiste et un altruisme « efficace » si indifférencié qu’il en devient antinomique, dépouillé de la liberté de choix qui fait la valeur du don. Jacques Fierbois, de la promotion Ulysse, démonte les concepts phares de Singer pour nous rappeler que l’éthique n’est pas un calcul, mais une discrimination enracinée dans une terre et dans une histoire.

Peter Singer, les eaux glacées du calcul altruiste

Inceste, infanticide, véganisme : jusqu’où nous conduit l’utilitarisme ?

Le philosophe australien Peter Singer est l’un des intellectuels les plus influents de notre temps. Sa philosophie constitue une référence quasi incontournable pour qui veut comprendre les principes moraux qui dominent notre époque afin de mieux les combattre. Les scandales suscités par ses prises de position sur l’inceste ou l’infanticide montrent que l’époque n’est pas tout à fait disposée à le suivre, mais ces réticences paraissent, du point de vue de sa propre logique, réactionnaires. Si l’on accepte d’écarter de la réflexion morale tout ce qui, aux yeux de Singer, n’y possède pas sa place, il devient difficile de ne pas conclure qu’il est immoral de ne pas consacrer l’essentiel de sa fortune à secourir les plus démunis ou même de continuer à manger de la viande.

Peter Singer est un utilitariste. Il estime que la valeur morale d’un acte dépend uniquement de la quantité de bonheur qu’il est susceptible de produire. Après avoir longtemps pensé que le bonheur pouvait s’exprimer en matière de satisfaction des préférences, il a adopté depuis quelques années une vision plus classique et objectiviste selon laquelle le bonheur correspond au plaisir. Cette thèse hédoniste repose sur l’idée que chaque individu cherche à maximiser son plaisir, mais elle ne permet pas à elle seule de justifier l’utilitarisme. Que l’individu envisage comme un bien l’augmentation de son propre plaisir n’implique aucunement qu’il doive considérer comme tel l’accroissement du plaisir de n’importe quel autre être capable de ressentir du plaisir et de la souffrance. Les utilitaristes argumentent en général en disant que la plupart des personnes ne sont pas de purs égoïstes. Nous pouvons nous accorder avec eux sur ce point. Ils en tirent cependant la conclusion nettement plus discutable selon laquelle chacun de nous devrait accorder une importance équivalente à l’augmentation du bien de n’importe quel être capable d’éprouver du plaisir. Entre la considération pour un seul et la considération égale pour tous, les utilitaristes n’admettent aucun intermédiaire. Ils estiment donc que la tendance des êtres humains à accorder plus d’attention à ceux qui sont proches d’eux doit être corrigée.

Les utilitaristes s’appuient sur le sentiment de bienveillance que nous éprouvons naturellement pour les créatures sensibles, mais le déforment aussitôt pour en faire une règle abstraite qui nous commande d’être indifférents aux relations qui nous lient avec les autres êtres lorsque nous décidons ce que nous devons faire. Ainsi, il est immoral à leurs yeux de privilégier les intérêts des membres de notre communauté politique si nous pouvons octroyer une plus grande quantité de bonheur à un plus grand nombre d’individus. Singer tolère toutefois, pour des motifs utilitaristes, que nous accordions un petit degré de préférence à notre famille et à nos amis, mais cette préférence est dérisoire en comparaison des devoirs qu’impliquent les souffrances des étrangers.

La morale du Dernier Homme

Dans cette philosophie, le Dernier Homme prophétisé par Zarathoustra trouve sa morale. Selon Singer, Nietzsche n’avait pas compris que, pour les utilitaristes, « les choses qui ont une valeur négative intrinsèque peuvent toujours avoir une valeur positive à titre de moyens »[1]. Mais Nietzsche avait parfaitement compris que les utilitaristes étaient prêts à se faire un peu mal si cela pouvait leur faire du bien, et cela ne les rendait pas moins méprisables à ses yeux.

Le Dernier Homme est un parfait disciple de Singer dans la mesure où il évalue toute chose à l’aune du bonheur qu’il prétend avoir inventé. Il l’est aussi parce qu’il refuse de tenir compte des différences entre les êtres :

« Tous voudront la même chose, tous seront égaux. »[2]

Autrement dit, tous voudront le bonheur et uniquement celui-ci, et l’aspiration de chacun à celui-ci possédera autant de valeur que celle de n’importe quel autre. Pour Singer, cette égale considération des intérêts dérive de la nature même de l’éthique. Le point de vue éthique étant celui d’un spectateur impartial : le fait que des intérêts soient mes intérêts ne leur accorde aucune priorité par rapport aux intérêts de n’importe qui d’autre.

« Il n’y a, pour lui, aucune raison logiquement contraignante pour supposer qu’une différence de fait dans les aptitudes de deux personnes justifie une quelconque différence dans la quantité de considération à apporter à leurs besoins et leurs intérêts. »[3]

Il oublie cependant d’ajouter qu’il n’existe aucune raison logiquement contraignante de penser qu’une différence de capacité ne peut pas justifier une différence de considération. Dès lors, il faut reconnaître que l’égale considération des intérêts et le privilège accordé à la souffrance ne sont pas les principes de toute éthique, mais seulement les principes d’une éthique aveuglée par l’égalitarisme et le pathocentrisme. Ces principes correspondent parfaitement à l’esprit de l’époque, mais les personnes peinent encore à accepter les conséquences que Singer en tire dans les cas d’éthique pratique.

L’inceste et l’infanticide

Pour un utilitariste comme Singer, une pratique n’est condamnable que dans la mesure où elle diminue le bien-être global. Or, une pratique, qui avait tendance à diminuer le bien-être dans le passé, perd sûrement ce caractère nuisible du fait d’une modification des circonstances. Dès lors, il n’existe plus de raison valable de la prohiber. Ainsi, l’inceste pouvait être condamné à l’époque où il n’existait pas de moyen de contraception efficace, mais il n’y a plus aucune raison de le réprouver maintenant qu’un frère et une sœur peuvent s’unir sans risquer d’engendrer un enfant consanguin. Aux yeux de Singer, lorsque nous nous opposons à l’inceste, nous le faisons donc au nom de raisons qui ne valent plus rien, puisque les conditions qui justifiaient l’interdit ont été abolies par les progrès techniques.

De même, l’infanticide n’est pas selon lui intrinsèquement condamnable. Il ne l’est pas, car à ses yeux, les nouveau-nés ne sont pas des personnes, puisqu’ils ne possèdent ni la raison, ni l’autonomie, ni la conscience de soi. En d’autres termes, ils n’ont pas d’intérêts, et ne doivent donc pas être davantage considérés dans les calculs d’utilité que des objets inanimés.

« Les tuer, par conséquent, n’est pas équivalent au fait de tuer des êtres humains normaux ou n’importe quels êtres conscients d’eux-mêmes. »[4]

Pour Singer, l’infanticide est malgré tout immoral dans la plupart des cas, mais uniquement parce qu’il cause de la douleur aux parents. Le nourrisson ne possédant pas d’intérêts, il peut être moral de le tuer si sa mort apporte plus de soulagement que de peine.

Ces raisonnements ne sont pas les provocations puériles d’un étudiant qui cherche à justifier l’injustifiable, mais les réflexions parfaitement assumées d’un des intellectuels contemporains les plus influents. Car, dans le cas de l’inceste comme dans celui de l’infanticide, Singer ne fait qu’appliquer rigoureusement ses principes utilitaristes. Ceux qui ne veulent pas des conclusions doivent aussi rejeter une partie au moins des prémisses en admettant par exemple qu’il existe des choses qui possèdent une valeur indépendamment du plaisir ou de la souffrance qu’elles produisent.

Du sang plein la bouche

Dans leur rapport avec les animaux, les hommes ont toujours tenu compte à la fois du fait que l’homme est un animal et du fait qu’il n’est pas qu’un animal. Car « quand on passe de l’animal à l’homme, tout change radicalement de nature. À commencer par ce qu’il y a entre eux de “commun”. »[5] Pour Singer, ces différences de nature peuvent bien exister, elles n’ont de toute façon pas réellement d’importance lorsqu’il est question du contenu de nos assiettes, puisque le seul critère qui doit déterminer nos conduites en ce domaine est celui du plaisir et de la souffrance. Or, il est évident que les animaux souffrent (même si cela ne signifie pas qu’ils souffrent comme nous).

Dès la préface, Singer tient à préciser que son engagement n’a rien à voir avec l’amour des animaux :

« Ni mon épouse ni moi n’avions jamais été spécialement passionnés par les chiens, les chats ou les chevaux comme le sont bien des gens. Nous “n’aimions” pas les animaux. »[6]

En règle générale, la morale utilitariste se méfie de la sensibilité, car la sensibilité n’est pas universalisable. Dans une certaine mesure, cette restriction est pertinente, puisque nous condamnons la cruauté envers les animaux, même lorsqu’elle est le fait de personnes insensibles, car elle est toujours le fait de personnes insensibles. Singer va plus loin cependant, puisqu’il considère que nous devrions accorder la même importance aux intérêts équivalents d’un humain et d’un animal. Pour lui, le spécisme est une discrimination arbitraire contre laquelle il faut lutter. Dans sa perspective, les indéniables différences qui existent entre les êtres humains et les animaux justifient des différences de traitement (il ne refuse pas d’accorder le droit de vote aux cochons), mais ne peuvent pas justifier une différence de considération. De ce point de vue, celui qui mange de la viande commet une faute puisqu’il provoque une souffrance inutile. L’intérêt de l’animal à mener une vie heureuse doit primer notre désir d’un magret saignant.

Singer admet que si nous devons choisir entre sauver la vie d’un humain et celle d’un animal, il nous faut dans la plupart des cas sauver celle de l’être humain, mais nous ne devons pas le faire pour des raisons spécistes.

« Nous pouvons légitimement penser qu’en raison des caractéristiques que possèdent certains êtres, leur vie a plus de valeur que celle d’autres êtres ; mais il existera certainement certains animaux non humains dont la vie, quels que soient les critères retenus, aura plus de valeur que celle de certains humains. »[7]

Ainsi, la vie d’un handicapé mental pourra avoir moins de valeur que celle d’un chien en bonne santé.

La noyade et la charité

Depuis la publication en 1972 de Famine, Affluence and Morality, Peter Singer a régulièrement défendu l’idée selon laquelle les citoyens des nations développées doivent utiliser une part significative de leurs richesses pour mettre fin à la misère dans le monde. Pour montrer qu’il s’agit bien d’une obligation morale, il part d’une situation dans laquelle nous éprouvons réellement une obligation de ce type. Si un enfant se noie dans une fontaine et que vous êtes le seul à pouvoir intervenir, vous estimerez que vous devez le faire.

« Qui irait invoquer des chaussures ou deux heures de retard comme un prétexte pour ne pas sauver un enfant ? »[8]

Pourtant, nous dit Singer, nous refusons continuellement de sacrifier des choses aussi futiles qu’une paire de chaussures pour sauver des vies. Nous le faisons chaque fois que nous dépensons nos économies pour satisfaire des désirs inessentiels, alors que nous pouvons aider des êtres qui sont dans une détresse extrême. Concrètement, cela signifie que le café que vous buvez peut-être en lisant cet article est moralement condamnable : vous auriez pu vous en passer et utiliser l’argent que vous avez dépensé pour ce café au profit d’une association humanitaire. Pour Singer, toutes les différences qui existent entre les deux situations n’ont aucune pertinence. Le fait en particulier que l’enfant qui se noie se trouve sous vos yeux, tandis que ceux qui meurent de faim sont à l’autre bout du monde, n’a pas d’importance puisque vous pouvez, par l’intermédiaire d’organisations humanitaires, contribuer efficacement à la réduction de la misère. La globalisation a aboli les distances et étendu la sphère de notre responsabilité morale.

Singer fait comme si, en admettant l’existence du devoir de sauver l’enfant, vous aviez admis la validité du principe universel selon lequel « si nous sommes en mesure d’empêcher que se produise une tragédie, sans rien sacrifier de presque aussi important pour soi, il est déplorable de ne pas agir. »[9] Or, vous n’avez jamais admis ce principe. Votre intuition du devoir concernait une situation particulière, pas une maxime générale. Vous n’avez aucune intuition comparable vis-à-vis des enfants du Bangladesh, et c’est bien ce qui gêne Singer. Notre sentiment moral ne couvre pas la terre entière d’un regard impartial. Il y a donc la bonne intuition morale qui révèle notre sensibilité à la souffrance de l’autre, et la mauvaise intuition morale qui trahit des préjugés discriminatoires. Fidèle à son éthique utilitariste, il utilise tous les moyens à sa disposition pour tenter de convaincre son lecteur et adopte aussi bien des arguments rationnels que des appels au sentiment. Au bout du compte, cependant, la véritable raison pour laquelle vous devez donner à des organisations humanitaires n’a rien à voir avec l’enfant qui se noie. Vous devez donner, car il faut contribuer au bonheur du plus grand nombre.

L’altruisme efficace et les tableaux de maître

Voyant que l’on risque de lui objecter que sa morale exige des sacrifices immenses, Peter Singer fait remarquer que ces sacrifices n’auraient pas semblé si extraordinaires en d’autres temps et en d’autres lieux, et cite Thomas d’Aquin :

« Voilà pourquoi les biens que certains possèdent en surabondance sont dus, de droit naturel, à l’alimentation des pauvres. »[10]

La morale séculière se révèle presque aussi exigeante que la morale chrétienne, mais égare la promesse du paradis en cours de route. Votre enfant n’ira pas dans les meilleures écoles, parce que vous pouvez consacrer les économies réalisées en l’envoyant dans un établissement public à sauver des vies humaines ou animales, mais, en contrepartie, il pourra coucher avec sa sœur.

Il ne suffit cependant pas de se préoccuper du sort des enfants du tiers-monde, il faut aussi contribuer le plus possible à l’amélioration de leurs conditions de vie. Pour savoir comment le faire, Singer et d’autres avec lui ont développé l’altruisme efficace.

« L’altruisme efficace adopte un point de vue impartial sur les personnes à aider. L’objectif est de faire le plus de bien possible avec les ressources que nous sommes prêts à mettre en œuvre à cette fin. Si nous pouvons le faire en aidant les gens dans un pays en développement plutôt que dans notre propre communauté, c’est ainsi que nous devons agir. »[11]

Vous êtes donc moralement obligés de donner, mais vous êtes, de surcroît, moralement obligés de donner à certaines associations parce qu’elles sont plus efficaces, indépendamment de ce qui a de la valeur à vos yeux.

Le 3 novembre 1966, la ville de Florence est engloutie par une crue de l’Arno. Dans les jours qui suivent, des étudiants du monde entier viennent aider à sauver les chefs-d’œuvre de la Renaissance.

« Les Florentins, reconnaissants, ont surnommé cette irremplaçable armée de jeunes volontaires les “angeli del fango”. »[12]

Pouvons-nous vraiment défendre cet élan de solidarité de manière convaincante en adoptant une perspective utilitariste ? Que pèse un Andrea del Sarto face à dix enfants atteints de la malaria ? Un altruiste efficace considérerait que l’énergie et la générosité de ces jeunes gens auraient été mieux utilisées s’ils les avaient mises au service d’une meilleure cause. Pour savoir laquelle, vous pouvez consulter l’un des organismes qui calculent l’efficacité des différentes associations caritatives.

Lorsqu’il présente l’utilitarisme, Singer insiste systématiquement sur les changements politiques qu’il a rendus possibles. L’éthique n’est pas pour lui un champ de recherche intellectuel coupé du monde, mais une discipline qui doit se prolonger dans une action concrète intellectuelle et politique. Il essaye donc à travers ses ouvrages et ses fondations d’influencer le grand public aussi bien que les milliardaires et les gouvernements. Il est toujours difficile de mesurer le rôle des idées dans l’histoire, et l’on peut estimer que le mouvement végan se serait développé même si Singer n’avait pas publié un ouvrage à son sujet. Force est tout de même de constater que, dans tous les domaines, les choses vont dans le sens de Singer. Les mesures qu’il préconise sont rarement populaires, mais leur popularité n’est pas nécessaire pour qu’elles s’imposent. Au fond, la question est moins de savoir s’il incite des gens importants à adopter ses vues ou s’il anticipe les idées qui sont destinées à s’imposer, que de savoir ce que nous pouvons opposer au fait qu’elles s’imposent.

La pensée de trop

Beaucoup de ceux qui sont choqués par les conséquences des raisonnements de Singer ne peuvent leur opposer une résistance efficace parce qu’ils adhèrent implicitement aux prémisses. C’est donc avec les principes qui les structurent qu’il faut rompre. Pour Singer, les questions éthiques sont des questions de calcul qui ne dépendent d’aucun élément culturel ou personnel. N’importe qui peut y répondre pour moi, aussi bien que moi et peut-être souvent mieux que moi, dans la mesure où je risque de faire entrer en ligne de compte mes intérêts et ceux de mes proches.

Mais cette manière de concevoir l’éthique n’est tout simplement pas la bonne. Le point de vue du spectateur impartial est inhumain et il n’y a rien qui nous oblige à l’adopter. Lorsque nous agissons, nous n’appliquons pas des principes abstraits. Il y a dans l’utilitarisme de Singer ce que Bernard Williams appelle « une pensée de trop » (one thought too many). Si je me préoccupe des soucis de santé de mon frère, c’est parce qu’il est mon frère, et toute raison que je pourrais donner pour justifier ma préférence sera une moins bonne justification de ma préoccupation que cette raison du cœur. De même, si nous devons secourir un enfant qui se noie sous nos yeux, c’est parce que c’est sous nos yeux qu’il se noie.

Ni indifférente ni universelle, enracinée dans une terre et dans une histoire, l’éthique n’est pas un calcul. Elle témoigne d’une manière de voir, de sentir et d’éprouver profondément discriminante qui va bien au-delà des considérations de plaisir et de douleur. Entre les espèces animales et entre les individus à l’intérieur des espèces, il existe des différences qui comptent à nos yeux, parce que nous sommes ce que nous sommes. Aussi, nous ne devons en aucun cas les ignorer pour nous soumettre à la rationalité abstraite du spectateur impartial.

Jacques Fierbois – Promotion Ulysse

Notes

  1. Katarzyna de Lazari-Radek & Peter Singer, Le plus grand bonheur possible, Eliott, p. 77.
  2. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra in Œuvres complètes, Flammarion, p. 1663.
  3. Peter Singer, La libération animale, Payot, p. 71.
  4. Peter Singer, Practical Ethics, Cambridge University Press, p. 182.
  5. Alain de Benoist, La place de l’homme dans la nature, La Nouvelle Librairie, p. 87.
  6. Peter Singer, La libération animale, Payot, pp. 56-57.
  7. Ibid., pp. 92-93.
  8. Peter Singer, Sauver une vie, Michel Lafon, p. 18.
  9. Ibid., pp. 30-31.
  10. Thomas d’Aquin, Somme théologique, II, II, q. 66, a. 7.
  11. Katarzyna de Lazari-Radek & Peter Singer, op. cit., p. 174.
  12. Kressmann Taylor, Journal de l’année du désastre, Éditions J’ai lu, p. 127.

Photo : Joel Travis Sage (CC BY 3.0)

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