La chevalerie économique : pour une éthique professionnelle européenne
La chevalerie économique d’Alfred Marshall : une éthique oubliée des affaires, fondée sur l’honneur, le devoir et le Bien commun.
Loin des discours officiels et convenus qui encensent la construction européenne actuelle, notre approche interroge les finalités réelles de l’Union européenne, les dynamiques de désincarnation politique à l’œuvre, et les voies possibles d’une refondation civilisationnelle. Il ne s’agit pas de rejeter en bloc l’idée d’Europe, mais de penser une autre politique européenne : respectueuse des souverainetés nationales, fidèle aux héritages civilisationnels, et attachée à la diversité organique des peuples européens.
« Je pars de cette constatation que les Européens sont vulnérables parce qu’ils n’ont pas conscience de ce qu’ils sont. Ils ne sont pas conscients de leur identité ni de leurs valeurs spécifiques. La tâche la plus urgente est donc de leur donner les fondements d’une structure mentale, d’une conscience de leur identité. »
Dominique Venner
Source : citations.institut-iliade.com
« Personne, sauf un monde qui aurait sombré dans la servitude, n’admettra jamais l’inhumaine et abstraite Europe des États. Seule l’Europe des peuples saura respecter, en les unissant, la diversité de toutes les nations, de toutes les communautés – populaires, petites ou grandes, qui la composent. La centralisation de l’État-nation a conduit la France où elle est. Le même esprit conduirait l’Europe à la stérilité. Il ne faut pas que l’Europe des États puisse un jour venir dire à la France que “pour l’unité linguistique de l’Europe la langue française doit disparaître”. La France doit reconnaître aujourd’hui qu’elle englobe plusieurs des plus vieilles nations d’Occident. Si elle doit continuer de les unir, il faut que ce soit dans le respect de leurs droits respectifs et de leurs libertés. Il n’y a que dans une Europe gouvernée par des principes du même genre que la France pourra sauver ce qui lui reste. Qui, sinon la France, pourrait montrer ce chemin à l’Europe puisqu’elle n’est elle-même qu’une Europe en petit ? »
Yann Fouéré
Source : citations.institut-iliade.com
La chevalerie économique d’Alfred Marshall : une éthique oubliée des affaires, fondée sur l’honneur, le devoir et le Bien commun.
Dans Extension du domaine du capital, Jean-Claude Michéa poursuit sa critique du libéralisme en l’analysant depuis la « France périphérique », où il vit désormais.
Le samedi 17 mai, le « Remigration Summit » a rassemblé un large panel de personnalités européennes autour de la question brûlante de la remigration.
Face à l’oubli qui menace l’Europe, Jean Montalte, auditeur de la promotion Léonidas, interroge l’histoire, la philosophie et la poésie pour éclairer le destin de notre civilisation.
Le discours du vice-président américain à la Conférence de Munich sur la sécurité a engendré une secousse politique et diplomatique majeure.
Romain Petitjean et ses invités se proposent ici d’examiner la place, l’utilité, et l’importance du travail pour les nouvelles générations d’Européens.
Le mot d’Occident est aujourd’hui plus que jamais dans toutes les bouches, accusant les accents dramatiques d’une fin de règne. Pourtant, sa signification a subi des revirements considérables.
Dans La Destruction des Européens d’Europe, Renaud Camus revient sur la généalogie de l’idéologie « remplaciste ».
La politique européenne désigne l’ensemble des orientations, des stratégies et des décisions prises au niveau communautaire. Elle couvre de nombreux domaines : économie, environnement, migrations, diplomatie, défense, culture, etc. La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) vise notamment à permettre aux États membres d’agir de manière concertée sur la scène internationale.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne s’est construite comme un projet de paix et d’unification économique. Pourtant, au fil des décennies, ce projet s’est mué en une superstructure technocratique déconnectée des réalités nationales et culturelles. La Commission européenne, le Conseil européen, et le Parlement européen dictent aujourd’hui des orientations politiques majeures sans réel contrôle populaire.
L’Union européenne, en prétendant incarner l’intérêt général européen, promeut en réalité une vision homogénéisante, cosmopolite et marchande. Elle réduit l’Europe à un espace de libre-échange et de circulation, où les identités nationales sont perçues comme des archaïsmes à déconstruire. Cette approche nie la diversité européenne au profit d’une idéologie globalisante, portée par un appareil administratif sans enracinement.
« L’Europe technocratique rêve d’un homme sans mémoire et sans frontières. »
Institut Iliade
L’Institut Iliade oppose à cette vision désincarnée une conception organique de l’Europe. Il défend une communauté politique européenne composée de peuples souverains, enracinés dans leur histoire, leurs traditions et leur territoire. Cette Europe des nations ne nie pas la coopération, mais la subordonne à la souveraineté des États membres.
Les enjeux sont multiples :
À l’heure où la sécurité commune devient un prétexte à la dilution des États, il est urgent de réaffirmer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Critiquer l’Union européenne ne signifie pas se replier sur un nationalisme frileux. L’Institut Iliade met en garde contre les faux amis de la souveraineté, qui réduisent celle-ci à une simple sortie des traités. Le problème est plus profond. Le délitement politique européen s’enracine aussi dans le droit international, la jurisprudence de la CEDH, les constitutions dépolitisées, et la trahison des élites nationales.
Il est donc nécessaire de penser un réarmement civilisationnel global. Il ne s’agit pas seulement de restaurer juridiquement l’État, mais de refonder les imaginaires, les références culturelles et les structures anthropologiques qui fondent un peuple.
L’Institut Iliade n’est pas anti-européen. Il est hostile à l’européisme idéologique qui, au nom de l’universalisme abstrait, détruit les peuples concrets. Il appelle à une autre politique européenne : confédérale, respectueuse de l’histoire longue du continent, fidèle à son héritage gréco-romain, chrétien et indo-européen.
Cette nouvelle Europe pourrait reposer sur :
Historiquement, l’Union européenne reposait sur trois piliers :
Depuis le traité de Lisbonne (2007), cette architecture a été remplacée par une structure plus intégrée.
Au Parlement européen, les députés sont répartis en groupes politiques :
Ces groupes reflètent une pluralité de sensibilités mais partagent souvent une logique européiste commune.
L’Union européenne n’est ni un État fédéral, ni une simple organisation internationale. Elle dispose de caractéristiques uniques :
Ce système hybride entretient une confusion entre démocratie et technocratie.
La CPE est une initiative récente (2022), lancée sous impulsion française. Elle vise à établir un cadre de coopération politique entre l’UE et des États non membres (Ukraine, Balkans, Moldavie, etc.).
Ses objectifs affichés sont :
Pour l’Institut Iliade, cette structure peut être l’occasion de repenser la coopération européenne, mais à condition de refuser toute idéologie universaliste.
La politique européenne de voisinage (PEV) concerne principalement l’Est de l’Europe (Ukraine, Moldavie, Géorgie) et le Sud méditerranéen (Maroc, Tunisie, Égypte). Elle vise à :
L’Europe a besoin d’un souffle nouveau. Non d’un élargissement perpétuel, mais d’un enracinement profond. Non d’un pouvoir centralisé, mais d’une confédération des patries. La politique européenne doit redevenir l’expression d’un destin commun assumé, au service des peuples européens, et non contre eux.
C’est dans cet esprit que s’inscrit la réflexion de l’Institut Iliade, à découvrir dans les autres volets de notre dossier :
« Mais quelle Europe ? C’est pourtant en réfléchissant sur l’Europe que nous pourrions accéder au plus haut point de vue d’où nous serait dévoilé dans “tout ce qui se passe” un unique enjeu. Je ne parle pas de l’Europe des marchés ou de l’Europe des masses. Je parle des traditions fondamentales de l’esprit européen. »
Louis Pauwels
Source : citations.institut-iliade.com
« C’est la modernité “émancipatrice” qui a rogné les libertés concrètes en proclamant une liberté abstraite. Alors qu’en Europe, l’immigrant illégal devient pratiquement inexpulsable, […] les citoyens qui jouent le jeu du pacte social sont de plus en plus fichés, surveillés, financièrement encadrés, ponctionnés, surfiscalisés. »
Guillaume Faye
Source : citations.institut-iliade.com
« Le mot Europe devrait susciter dans l’âme de chacun de nous, avant toute chose, une perspective historique et politique qui évoque l’esprit d’identité d’une civilisation plurimillénaire : une idée d’empire et de hiérarchie qui n’a rien à voir avec un “marché commun” uniforme et sans colonne vertébrale. »
Pietro Ciapponi
Source : citations.institut-iliade.com
« Au bout de trente mille ans d’identité, d’histoire, l’Europe est endormie. Peut-on la réveiller ? Comment ? Par la lutte, la rébellion, toujours et encore ! Il faut lutter contre ce qui nous nie, contre ceux qui nous refusent le droit de préserver et de promouvoir notre identité. »
Lionel Rondouin
Source : citations.institut-iliade.com
« Reconnaissons le génie européen au travers de ses constructions, de son art, lui aussi immortel, découvrons, redécouvrons notre passé et sachons qui nous sommes et d’où nous venons. »
Chiara del Fiacco
Source : citations.institut-iliade.com
Pietro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civilisation et les limites d’une bureaucratie
16,00 €
Collectif (Pôle Études de l’Institut Iliade)
Europe. Cahier d’études pour une pensée européenne n°1
« Nous deviendrons ce que nous sommes, quand nous l’aurons appris. »
En choisissant cette devise inspirée par la célèbre formule du poète Pindare, le Pôle Études de l’Institut Iliade s’est donné pour mission de travailler à l’émergence d’une pensée originale, capable de jeter une lumière nouvelle sur les enjeux qui conditionnent l’avenir des peuples européens. C’est en toute logique dans une réflexion consacrée à la notion même d’Europe que se sont inscrits nos premiers efforts. Nous n’avons pas voulu éluder la dimension complexe, voire paradoxale de cette démarche, en n’accordant pas seulement notre attention aux convergences qui permettent d’envisager un destin commun, mais en nous efforçant surtout d’analyser les domaines pour lesquels l’idée d’Europe ne s’impose pas nécessairement d’elle-même.
Directeur de la publication : Olivier Eichenlaub
25,00 €