Les libertés sans institutions : de la liberté proclamée à l’impuissance
Les débats autour de la liberté s’empêtrent bien souvent dans des oppositions binaires et caricaturales où les mots sont choisis avec peu de précision.
Les débats autour de la liberté s’empêtrent bien souvent dans des oppositions binaires et caricaturales où les mots sont choisis avec peu de précision.
On connaît généralement la théorie des civilisations d’Oswald Spengler, mais rares sont ceux qui ont déjà entendu parler de celle du Polonais Feliks Koneczny.
Antoine Dresse est intervenu sur "la vie et la pensée de Feliks Koneczny" lors du grand colloque que la Pologne a consacré, le 15 novembre dernier, à ce penseur majeur.
On le répète souvent, nous vivons dans une société dominée par l’esprit marchand, une société dont les maux culturels et physiologiques sont de plus en plus dénoncés.
« Il n’est pas possible d’être civilisé de deux manières », dit Feliks Koneczny. Cette formule est vertigineuse. Elle bat en brèche l’universalisme.
Et si comprendre le destin de l’Europe supposait d’abord de comprendre ce qu’est une civilisation ?
La parution d’un lumineux essai dû à la plume d’un jeune penseur liégeois était l’occasion de mieux faire connaître un itinéraire non conformiste et comme à rebours du siècle.
Le réalisme politique consiste à considérer le politique dans son essence. Le politique a ses lois, qui ne sont pas celles de l’économie, ni du droit, ni de la morale.