La politique européenne désigne l’ensemble des orientations, des stratégies et des décisions prises au niveau communautaire. Elle couvre de nombreux domaines : économie, environnement, migrations, diplomatie, défense, culture, etc. La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) vise notamment à permettre aux États membres d’agir de manière concertée sur la scène internationale.
L’Union européenne : une construction technocratique déracinée
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne s’est construite comme un projet de paix et d’unification économique. Pourtant, au fil des décennies, ce projet s’est mué en une superstructure technocratique déconnectée des réalités nationales et culturelles. La Commission européenne, le Conseil européen, et le Parlement européen dictent aujourd’hui des orientations politiques majeures sans réel contrôle populaire.
L’Union européenne, en prétendant incarner l’intérêt général européen, promeut en réalité une vision homogénéisante, cosmopolite et marchande. Elle réduit l’Europe à un espace de libre-échange et de circulation, où les identités nationales sont perçues comme des archaïsmes à déconstruire. Cette approche nie la diversité européenne au profit d’une idéologie globalisante, portée par un appareil administratif sans enracinement.
« L’Europe technocratique rêve d’un homme sans mémoire et sans frontières. »
Institut Iliade
Souveraineté, identité et enracinement
L’Institut Iliade oppose à cette vision désincarnée une conception organique de l’Europe. Il défend une communauté politique européenne composée de peuples souverains, enracinés dans leur histoire, leurs traditions et leur territoire. Cette Europe des nations ne nie pas la coopération, mais la subordonne à la souveraineté des États membres.
Les enjeux sont multiples :
- La maîtrise des frontières face aux migrations incontrôlées ;
- La capacité à définir librement des politiques culturelles et éducatives ;
- La reconquête du droit face à la prolifération des normes supranationales imposées par la Cour de justice de l’UE ;
- Le refus de l’ingérence dans les affaires intérieures des nations.
À l’heure où la sécurité commune devient un prétexte à la dilution des États, il est urgent de réaffirmer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Le mirage du faux souverainisme
Critiquer l’Union européenne ne signifie pas se replier sur un nationalisme frileux. L’Institut Iliade met en garde contre les faux amis de la souveraineté, qui réduisent celle-ci à une simple sortie des traités. Le problème est plus profond. Le délitement politique européen s’enracine aussi dans le droit international, la jurisprudence de la CEDH, les constitutions dépolitisées, et la trahison des élites nationales.
Il est donc nécessaire de penser un réarmement civilisationnel global. Il ne s’agit pas seulement de restaurer juridiquement l’État, mais de refonder les imaginaires, les références culturelles et les structures anthropologiques qui fondent un peuple.
Vers une autre Europe : confédérale, enracinée, plurielle
L’Institut Iliade n’est pas anti-européen. Il est hostile à l’européisme idéologique qui, au nom de l’universalisme abstrait, détruit les peuples concrets. Il appelle à une autre politique européenne : confédérale, respectueuse de l’histoire longue du continent, fidèle à son héritage gréco-romain, chrétien et indo-européen.
Cette nouvelle Europe pourrait reposer sur :
- Une Communauté politique européenne souple, non centralisée ;
- Des accords internationaux respectueux de la subsidiarité ;
- Une politique de voisinage articulée autour d’intérêts réels, et non de valeurs abstraites.
Quels sont les trois piliers de la politique européenne ?
Historiquement, l’Union européenne reposait sur trois piliers :
- Les Communautés européennes (économie, agriculture, concurrence) ;
- La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ;
- La coopération en matière de justice et d’affaires intérieures.
Depuis le traité de Lisbonne (2007), cette architecture a été remplacée par une structure plus intégrée.
Quels sont les 7 groupes politiques européens ?
Au Parlement européen, les députés sont répartis en groupes politiques :
- Parti populaire européen (PPE) ;
- Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) ;
- Renew Europe ;
- Verts/Alliance libre européenne ;
- Identité et démocratie (ID) ;
- Conservateurs et réformistes européens (ECR) ;
- La Gauche au Parlement européen.
Ces groupes reflètent une pluralité de sensibilités mais partagent souvent une logique européiste commune.
Quel est le système politique de l’Europe ?
L’Union européenne n’est ni un État fédéral, ni une simple organisation internationale. Elle dispose de caractéristiques uniques :
- Une Commission aux fonctions quasi gouvernementales ;
- Un Parlement sans pouvoir législatif exclusif ;
- Un Conseil européen qui fixe les grandes orientations.
Ce système hybride entretient une confusion entre démocratie et technocratie.
Qu’est-ce que la Communauté politique européenne (CPE) ?
La CPE est une initiative récente (2022), lancée sous impulsion française. Elle vise à établir un cadre de coopération politique entre l’UE et des États non membres (Ukraine, Balkans, Moldavie, etc.).
Ses objectifs affichés sont :
- Consolider la sécurité sur le continent ;
- Offrir une alternative à l’adhésion pleine et entière ;
- Favoriser les convergences politiques et énergétiques.
Pour l’Institut Iliade, cette structure peut être l’occasion de repenser la coopération européenne, mais à condition de refuser toute idéologie universaliste.
Quels sont les impacts de la politique de voisinage sur les pays partenaires ?
La politique européenne de voisinage (PEV) concerne principalement l’Est de l’Europe (Ukraine, Moldavie, Géorgie) et le Sud méditerranéen (Maroc, Tunisie, Égypte). Elle vise à :
- Promouvoir la stabilité politique ;
- Encourager des réformes démocratiques ;
- Développer les échanges commerciaux et énergétiques.
- Mais dans les faits, elle renforce souvent la dépendance de ces pays à l’égard de Bruxelles, au détriment de leur souveraineté.
Une Europe à refonder, non à abolir
L’Europe a besoin d’un souffle nouveau. Non d’un élargissement perpétuel, mais d’un enracinement profond. Non d’un pouvoir centralisé, mais d’une confédération des patries. La politique européenne doit redevenir l’expression d’un destin commun assumé, au service des peuples européens, et non contre eux.
C’est dans cet esprit que s’inscrit la réflexion de l’Institut Iliade, à découvrir dans les autres volets de notre dossier :
- Empires Européens
- Union européenne
- Souveraineté européenne
- Régionalisme et fédéralisme
- Crises politiques
- Droite européenne