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Les femmes de 1914–1918 : héroïnes de guerre

Des femmes de la guerre, que savons-nous, au-delà des allégories de la Victoire sur nos monuments aux morts ?

Les femmes de 1914-1918 : héroïnes de guerre

Il y a cent ans s’achevait le plus grand conflit européen du XXe siècle ; ce que Dominique Venner appelait « le suicide de l’Europe ». Aujourd’hui, la Grande Guerre n’intéresse presque plus. Les derniers poilus ont disparu et les vieilles femmes emportent leurs secrets dans la tombe. Certains aspects pourtant importants ont été longtemps occultés tel que le rôle tenu par les femmes. Des femmes de la guerre, que savons-nous, au-delà des allégories de la Victoire sur nos monuments aux morts ?

Or cette « guerre civile européenne » n’a pas été vécue de manière identique par les hommes et par les femmes et ses conséquences n’ont pas été les mêmes. Elle est pour les hommes douleur et traumatisme. Pour les femmes, elle ne signifie pas seulement la souffrance des séparations et le deuil, mais aussi la possibilité de nouvelles activités et souvent malgré elles. L’équilibre d’une société repose sur la complémentarité du masculin et du féminin. Quand les hommes combattent et protègent, les femmes maintiennent, consolent et reconstruisent. L’harmonie et la survie du groupe relèvent du féminin. Alors que le combat physique relève du masculin.

Les femmes de la Grande Guerre sont aus­si des femmes en guerre sur tous les fronts. Des héroïnes sans dra­peaux ni tam­bours.

Après l’attentat de Sara­je­vo qui débouche sur une crise des Bal­kans, per­sonne n’imagine que cela va abou­tir à une guerre mon­diale et totale. Mon­diale car elle a mobi­li­sé des com­bat­tants d’une ving­taine de nations. Totale car elle a mobi­li­sé toutes les éner­gies et res­sources des pays bel­li­gé­rants civils et mili­taires. En l’espace de quelques jours, l’Europe s’embrase.

Le 1er août, à 15 h 45, la France décrète la mobi­li­sa­tion géné­rale. L’affiche blanche aux dra­peaux tri­co­lores est pla­car­dée dans chaque vil­lage. Le toc­sin reten­tit. C’est « l’appel aux armes ».

La réac­tion dans les villes et par­mi les hommes est dif­fé­rente de celle des femmes et dans les cam­pagnes. On a la cer­ti­tude d’une vic­toire facile et rapide. Les femmes, cou­ra­geuses, cachent leur peine au fond de leur cœur. Elles arborent encore les cano­tiers fleu­ris, de longues jupes. Der­niers bai­sers, der­nières paroles d’adieu sur le quai de gare.

Adrienne Blanc-Péri­dier, poète de la guerre, écrit ce « Can­tique de la Patrie » :

Dans l’orageuse ardeur d’un morne jour d’été,
Le chant prodigieux de la France est monté…
Fait de clameurs d’espoirs, de colère et d’amour,
Il surmontait nos douleurs étonnées
Hymne béni qui, depuis tant d’années,
Sans forces, sommeillait au fond de nos esprits.

Qu’en est-il des fémi­nistes à l’heure de la mobi­li­sa­tion géné­rale ?

Mar­gue­rite de Witt-Schlum­ber­ger, grande figure du fémi­nisme pro­tes­tant et pré­si­dente de l’Union fran­çaise pour le suf­frage des femmes (UFSF), déclare que « toute femme qui, à l’heure pré­sente, ébran­le­rait chez l’homme le sens du devoir envers la Patrie serait une cri­mi­nelle ». Avec « l’Union sacrée », expres­sion de Poin­ca­ré, le com­bat, jusque-là viru­lent, des fémi­nistes, devient modé­ré. Les que­relles et toutes les haines s’effacent. L’union dans les familles, l’union entre les classes et les par­tis pré­valent. Ser­vir la patrie devient le mot d’ordre ; et d’autant plus pour les bour­geoises et les fémi­nistes qui s’enrôlent sous la ban­nière. Elles accom­plissent leurs devoirs sociaux. Leur mili­tan­tisme reven­di­ca­teur des der­nières années est « en sus­pens » depuis le début de la guerre. Le bou­le­ver­se­ment du quo­ti­dien subi à cause de la guerre rend fina­le­ment pos­sible l’égalité sociale entre hommes et femmes. 1914 aurait pu être l’année du com­bat fémi­niste alors que la presse lon­do­nienne dénonce la vio­lence des suf­fra­gettes acti­vistes qui militent pour leur droit de vote. Mais le fémi­nisme a mis ses ambi­tions entre paren­thèses.

500 000 habi­tants quittent la capi­tale. Marie Curie emporte son gramme de radium pour le mettre à l’abri dans un coffre. Sarah Bern­hardt, elle aus­si, est priée de par­tir par un envoyé du minis­tère de la Guerre car elle serait sur une liste d’otages.

Le 5 août 1914, une loi ins­ti­tue une allo­ca­tion des­ti­née aux femmes de mobi­li­sés. Et le 6, René Vivia­ni, alors pré­sident du Conseil, lance son fameux appel aux femmes fran­çaises en les exhor­tant à rem­pla­cer leurs maris aux champs pour assu­rer les récoltes.

La mobi­li­sa­tion volon­taire des femmes évoque un pays désor­mais « au fémi­nin ». Cou­ra­geuse, patriote et mater­nelle avant tout, c’est ain­si qu’on peut décrire la femme de ce temps.

Les femmes embrassent une varié­té de des­tins, de métiers. Elles s’engagent, cer­taines par l’action phy­sique, d’autre par des œuvres de cha­ri­té, dans un sacri­fice com­plé­men­taire de celui des hommes. Rem­pla­çantes aux champs et dans les usines, anges blancs dans les hôpi­taux du front ou mili­tantes paci­fistes, elles ont endos­sé tous les rôles pour le meilleur et pour le pire. Dans le même temps, la mode, la cui­sine et la vie quo­ti­dienne ont dû être réin­ven­tées sous la pres­sion des res­tric­tions, des pénu­ries, fai­sant sur­gir des ver­tus inat­ten­dues. C’est en cela qu’on peut dire qu’elles se sont éman­ci­pées.

La séparation

Les quatre années de conflit ont lit­té­ra­le­ment bou­le­ver­sé la vie des foyers. La rup­ture pro­vo­quée par la guerre est pro­fonde et bru­tale. Cela a com­men­cé par les dou­lou­reuses sépa­ra­tions lors des mobi­li­sa­tions de l’été 1914. Puis, à l’approche de l’ennemi, vient l’exode. En France et en Bel­gique, à la fin de l’été 1914, la guerre pré­ci­pite sur les routes de très nom­breux civils fuyant les com­bats. Au cours des quatre années du conflit, près de 12 mil­lions d’Européens vont ain­si connaître des dépla­ce­ments for­cés.

Les anges blancs

Nul ne peut igno­rer l’importance de ces femmes, pour la plu­part enga­gées volon­taires en tant qu’infirmières dans le but de sou­la­ger les bles­sures aus­si bien cor­po­relles que morales des poi­lus. C’est l’une des figures cen­trales de la Grande Guerre. L’enrôlement est libre et spon­ta­né. Les sol­dats y voient leur épouse, leur mère, leur sœur. Eli­sa­beth de Bel­gique, sur­nom­mée « la Reine infir­mière », a appro­vi­sion­né gra­tui­te­ment des sol­dats, four­ni les hôpi­taux en vivres et adop­té 500 poi­lus comme mar­raine. D’autant que les stocks de médi­ca­ments et de vac­cins sont sou­vent insuf­fi­sants dans les hôpi­taux. En 1918, on compte plus de 100 000 Fran­çaises rat­ta­chées au Ser­vice de san­té mili­taire. Les trois orga­ni­sa­tions de la Croix-Rouge fran­çaise sont toutes diri­gées par des femmes. Leur seul désir est de se rendre utile face à l’afflux de bles­sés. Ces femmes veulent soi­gner les défen­seurs de la Patrie. Elles sont bour­geoises, com­tesses, mon­daines, artistes, étu­diantes, veuves mais elles portent toutes le même uni­forme. Le Paris mon­dain devient le Paris cha­ri­table et dévoué. Le per­son­nel des hôpi­taux est entiè­re­ment fémi­nin à l’exception du méde­cin-chef. Et elles ne manquent pas d’initiatives. Comme le convoi de voi­tures radio­lo­giques pour la zone de com­bat orga­ni­sée par Marie Curie. Elle déve­loppe son appa­reil à rayons X por­ta­tif.

À l’issue de la guerre, le rôle de ces « dames blanches » est recon­nu dans l’action sani­taire et sociale et un diplôme d’infirmière est créé en 1922.

Les reli­gieuses aus­si sont très pré­sentes au plus près de la ligne de front. Elles sont l’incarnation par­faite de l’abnégation fémi­nine et du dévoue­ment abso­lu. En robes blanches ou noires, elles se penchent sur les corps des mou­rants dans l’horreur des champs de bataille et dans les ambu­lances. Les hos­pi­ta­lières, les fran­cis­caines, les sœurs de Saint-Vincent de Paul soignent, consolent, sou­lagent, prient.

Portrait d’une engagée

Vera Brit­tain a 21 ans en 1914. C’est une jeune Bri­tan­nique qui vient d’entrer à l’université pres­ti­gieuse d’Oxford pour étu­dier la lit­té­ra­ture anglaise, après avoir com­bat­tu les réti­cences de son père. Son fian­cé, son frère ché­ri et ses meilleurs amis partent pour le front. Aucun d’entre eux ne revien­dra. Dès 1915, elle arrête ses études et s’engage comme volon­taire infir­mière. Au ser­vice des bles­sés, elle le sera tout au long de la guerre. Elle publie en 1933 son auto­bio­gra­phie, Tes­ta­ment of Youth (Mémoires de jeu­nesse), œuvre qui la ren­dra célèbre. Vera Brit­tain devien­dra roman­cière et mili­tante pour la cause paci­fiste après la guerre.

Les marraines

En plus des infir­mières qui s’engagent au plus près des sol­dats, il se crée une vaste orga­ni­sa­tion soli­daire de ce qu’on a appe­lé les « mar­raines de guerre ». Cette ini­tia­tive est spé­ci­fique aux femmes fran­çaises et encou­ra­gée par les auto­ri­tés pour ren­for­cer le sou­tien aux poi­lus et amé­lio­rer le moral des troupes. En effet, la mar­raine entre­tient une cor­res­pon­dance gra­tuite avec son filleul qui est choi­si par l’officier com­man­dant l’unité. À tra­vers divers colis de den­rées, des lettres, un chan­dail tri­co­té, du tabac, du sau­cis­son, elle entre­tient une rela­tion par­ti­cu­lière avec le sol­dat. Et à par­tir de 1916, elle peut même le rece­voir en per­mis­sion dans sa famille. Les ins­ti­tu­trices, qui maî­trisent sou­vent mieux la plume que d’autres, sont très actives en tant que mar­raines et font même adop­ter des filleuls par leurs propres élèves. Cer­tains ont cri­ti­qué cette cor­res­pon­dance trop régu­lière et essayé de la limi­ter pour cacher les hor­reurs des tran­chées et ne pas décou­ra­ger le sol­dat en lui don­nant des nou­velles de son foyer. Mais l’amour d’une femme ne le détourne pas d’être lui-même. Au contraire il le pousse à se sur­pas­ser dans le rôle qui est le sien, celui du com­bat et des hon­neurs.

Cet élan patrio­tique est aus­si par­ta­gé par les célé­bri­tés fémi­nines de l’époque. Chan­teuses et comé­diennes par­ti­cipent à la dis­trac­tion des sol­dats sur le front.

Portrait d’une espionne

Rien ne des­tine la jeune Louise de Bet­ti­gnies, née d’une grande famille du nord de la France, à deve­nir la plus fer­vente des espionnes de la Grande Guerre. Elle n’a que 34 ans en 1914. Louise est culti­vée, poly­glotte et catho­lique dévouée. Des­ti­née à entrer au Car­mel pour « apai­ser sa soif d’amour » et ser­vir sa patrie, elle est fina­le­ment recru­tée par l’Intelligence Ser­vice. Au début de 1915, elle prend comme nom de guerre Alice Dubois et accepte la mis­sion de déve­lop­per sur la région de Lille un vaste réseau d’informateurs. Avec son lieu­te­nant et amie Char­lotte, elles battent la cam­pagne occu­pée par les Alle­mands et recrutent des mes­sa­gers et obser­va­teurs au péril de leur vie. Elle dirige à Valen­ciennes une orga­ni­sa­tion de 250 agents, prin­ci­pa­le­ment des femmes. En octobre 1915, elle est cap­tu­rée puis condam­née à mort quelques temps après sans rien avouer mal­gré l’insistance des Alle­mands. Louise est déte­nue avec d’autres femmes dans la for­te­resse de Sieg­burg, où elle prend la tête d’un groupe de pri­son­nières. Le froid, la faim, l’absence de soins sont insup­por­tables mais elle garde une foi inébran­lable, tou­jours avide de sacri­fice. Gra­ve­ment malade, elle meurt le 27 août 1918. Le maré­chal Foch per­met l’édification à Lille, en 1927, d’un monu­ment en l’honneur de Louise de Bet­ti­gnies. Il y est ins­crit « aux femmes héroïques des pays enva­his » et à la « Jeanne d’Arc du Nord » sur­nom don­né à Louise par Mgr Cha­rost, évêque de Lille.

Les Gardiennes

La Belle Époque donne l’image de la Fran­çaise fri­vole, d’une femme oisive et sou­mise aux caprices de la mode. Mais la France est encore très rurale. Les plus nom­breuses sont les pay­sannes. « Les hommes ont la lutte et la gloire et la mort. Nous avons le tra­vail patient, calme et fort » écrit Adrienne Blanc-Péri­dier. La pay­sanne ramasse le foin ou les pommes de terre pour nour­rir ceux qui sont res­tés à la ferme. Elle conduit la char­rue avec déter­mi­na­tion. On les sur­nomme les « Gar­diennes ». À l’image des gar­diennes de la Cité dans la Rome antique, elles défendent leur foyer, leurs terres et garan­tissent la sta­bi­li­té fami­liale. En plus de leurs tâches habi­tuelles, les femmes font la plu­part des tra­vaux d’hommes : labou­rer, semer, pla­ni­fier la pro­duc­tion et la vente des récoltes.

Aujourd’hui, les jeunes femmes repré­sentent la moi­tié des effec­tifs de l’enseignement agri­cole. Toutes aus­si déter­mi­nées à reprendre des exploi­ta­tions agri­coles ou sou­te­nir leur conjoint dans les dif­fi­cul­tés de la crise. Pas­sion­nées, com­ba­tives, ambi­tieuses, ce sont elles qui assu­re­ront le renou­veau de l’agriculture fran­çaise.

Dans les usines

La guerre est longue et néces­site beau­coup de maté­riel. Les ter­ri­toires occu­pés par les Alle­mands font par­tie des régions les plus indus­tria­li­sées. En quatre ans de guerre, plus de 60 % de la popu­la­tion active est mobi­li­sée. Le besoin de main-d’œuvre fémi­nine est inévi­table. D’autant plus que beau­coup d’entre elles, dépen­dantes de leurs maris avant la guerre, se retrouvent dans une réelle néces­si­té et n’ont pas d’autres choix que de tra­vailler à l’usine. L’allocation de l’État est très faible : 1,25 franc par jour plus 50 cen­times par enfant à charge. Le kilo de pain coûte 40 cen­times. Quelques grandes entre­prises comme Miche­lin octroient une indem­ni­té sup­plé­men­taire et embauchent immé­dia­te­ment les femmes de leurs ouvriers par­tis au front. En 1917, 430 000 femmes tra­vaillent dans les usines d’armement. Très peu for­mées, elles découvrent un savoir-faire et tra­vaillent avec assi­dui­té. On les sur­nomme les « muni­tion­nettes ». Au plus bas, les femmes touchent 4 francs par jour tra­vaillé, c’est-à-dire le prix de deux dou­zaines d’œufs. Le monde ouvrier consi­dère le tra­vail des femmes comme un abus de la socié­té capi­ta­liste. Dans tous les milieux sociaux, l’idéal fémi­nin est celui de l’épouse fidèle et mère. Mais pen­dant quatre ans, ces rem­pla­çantes ont fait en sorte qu’aucune acti­vi­té du pays ne soit para­ly­sée.

L’emploi des femmes dans les usines Renault de Billancourt
  Effec­tif sala­rié total Nombre de femmes sala­riées % de femmes au sein du per­son­nel
Jan­vier 1914 4 970 190 3,8
Décembre 1916 20 157 3 654 18,1
Prin­temps 1918 21 400 6 770 31,6

D’après 14–18 Le maga­zine de la Grande Guerre — 2001

Extrait de La Louange des Femmes de Saint Georges de Bou­hé­lier, poème pro­non­cé lors d’une confé­rence du pré­sident du Conseil.

Tandis que leurs maris sont allés à la guerre
Les femmes n’ont pas fait entendre même un cri
Et la vie a repris son cours, comme naguère…
Elles vont travailler, nobles et roturières,
Elles vont empoigner la bêche et le marteau

Et de l’or des aïeux être les trésorières…
Et leurs bons conseillers, par ces temps de misère
C’est la Pitié paisible et c’est la Charité
Qui porte aux hôpitaux les choses nécessaires…
Et tandis que là-bas, croissent dans la souffrance
Leurs frères, leurs maris et leurs vaillants garçons,

Les femmes non moins qu’eux ont relevé la France…
Car la bannière d’or que porte devant elles
L’Esprit des temps nouveaux, pour notre sacrement
C’est celle de la Foi en la France immortelle !

Conclusion

« Il a fal­lu la Grande Guerre pour que l’humanité prît conscience de sa moi­tié », écrit l’hebdomadaire fémi­niste La Vie fémi­nine dans son numé­ro spé­cial du 1er jan­vier 1919.

Durant cette guerre, les femmes ont su s’affirmer dans un contexte dif­fi­cile. Elles ont joué un rôle social, éco­no­mique et poli­tique, par­fois aux risques de leur vie. Confron­tées à leur soli­tude, ces femmes ont fait preuve d’autonomie afin de répondre aux besoins de leurs com­mu­nau­tés. Tout en se dépas­sant, elles ont expri­mé leur fémi­ni­té propre. Ouvrière, agri­cul­trice, espionne, infir­mière, la femme de la Grande Guerre a mon­tré qu’elle pou­vait tra­vailler tout en assu­rant sa mis­sion d’éducation et de trans­mis­sion. En effet, la mater­ni­té est l’essence même de l’identité fémi­nine. Elle fait par­tie du des­tin bio­lo­gique de la femme.

Il nous faut imi­ter ce « patrio­tisme au fémi­nin » qu’ont eu nos aînées à l’heure de la mobi­li­sa­tion géné­rale. Si, dans un futur proche, notre pays connais­sait une guerre civile, com­ment réagi­raient les femmes en par­ti­cu­lier ? Auto­dé­fense, fuite ou sou­mis­sion à l’ennemi ? Com­ment par­ti­ci­pe­raient-elles à l’effort de guerre ? Autant de ques­tions que se sont posées nos ancêtres. Elles y ont répon­du par l’engagement et le don de soi.

Hon­neur à elles.

Adé­laïde R. — Pro­mo­tion Marc Aurèle

Sources

  • Enquête sur l’histoire, n°12, « La Grande Guerre »
  • La Nou­velle Revue d’Histoire, n°8 HS et 30, « Eté 1914, Pour­quoi le sui­cide de l’Europe ? », « Les femmes et le pou­voir »
  • Limite, n°8, « Le fémi­nisme inté­gral »
  • Fran­çoise The­baud, Les femmes au temps de la guerre de 14, Paris, Ed.Payot, 2013
  • Eve­lyne Morin-Rothu­reau, Com­bats de femmes 1914–1918, Paris, Ed. Autre­ment, 2004
  • Hélène d’Argoeuves, Louise de Bet­ti­gnies, Ed Le Vieux Colom­bier, 1956
  • Jean-Pierre Gue­no, Paroles de Poi­lus, Ed Librio, Paris, 2004
  • Chan­tal Anti­er Les femmes dans la Grande Guerre, Ed Sote­ca, 2011
  • Film docu­men­taire, « Elles étaient en guerre », Fabien Beziat et Hugues Nan­cy, voix de Natha­lie BAYE, France, 2014
  • Film docu­men­taire, « Les Fran­çais dans la Grande Guerre », chaîne HISTOIRE/ECPAD, 2008
  • Film, « Les Gar­diennes », Xavier Beau­vois, France, 2016
  • Film, « Tes­ta­ment of youth », James Kent, Angle­terre, 2015
  • Musée de la Grande Guerre à Meaux- expo­si­tions : « Les femmes dans la Grande Guerre » et « Familles à l’épreuve de la guerre ». museedelagrandeguerre.eu
  • Blog crée en 2012 : femmes1914-1918.blogspot.com
  • horizon14-18.eu
  • Articles dans « La Croix » – Antoine Fou­chet — 11 juillet 2014
  • Blog de réflexion sur le rôle des femmes : femmesadhoc.wordpress.com

Voir aussi