Autour de Derborence, sur les traces de Ramuz

« On monte toujours ; la pente raidit. On est arrivé maintenant dans de grands pâturages, tout coupés de ressauts pierreux qui leur font des étages successifs. On n’est déjà plus bien loin de Derborence ; on n’est plus bien loin non plus de la région des glaciers, parce qu’à force de monter on arrive finalement à un endroit qui est un col, lequel est formé par le resserrement des chaînes juste au-dessus des pâturages et des chalets d’Anzeindaz. Derborence, c’est là tout près. On n’a plus qu’à aller droit devant soi. Et, tout à coup, le sol vous manque sous les pieds. On est soi-même à près de deux mille mètres et c’est cinq ou six cents mètres plus bas qu’est son fond. »
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