Etre Breton

Etre Breton

L’Institut Iliade poursuit son travail de définition des identités charnelles de notre continent. Après la vidéo à succès consacrée à l’identité européenne, la Bretagne, terre de légendes et d’hommes enracinés et aventureux est donc l’objet d’une nouvelle production.

La devise bretonne est limpide : Kentoc’h mervel eget em zaotra, c’est-à-dire « Plutôt la mort que la souillure ». Mais qu’est-ce qu’être Breton ? Tout le monde peut-il se prévaloir de cette identité ? Pour tenter de répondre à ces questions, découvrez la vidéo de l’Institut Iliade sur le sujet.

Être Bre­ton, c’est appar­te­nir à un peuple et à une lignée. C’est être l’héritier de la grande civi­li­sa­tion celte, faite de conqué­rants, d’artistes, de mar­chands et de guer­riers qui ont par­ti­ci­pé à façon­ner l’Europe.

Être Bre­ton, c’est être le fruit d’une longe sédi­men­ta­tion humaine sur un ter­ri­toire qui a mode­lé son peuple autant que le peuple Bre­ton l’a travaillé.

Être Bre­ton, c’est être issu d’un peuple qui a réus­si à pré­ser­ver ses par­ti­cu­la­rismes pen­dant des siècles. Un peuple cultu­rel­le­ment et eth­ni­que­ment européen.

Être Bre­ton, c’est aimer sa terre en étant tour­né vers la mer. Armor, la mer et Argoat, la terre. Indi­vi­sible. De la forêt d’Huelgoat à celle de Bro­cé­liande, jusqu’à Oues­sant et à la côte d’Emeraude, en pas­sant par l’Atlantique, être Bre­ton c’est être réso­lu­ment tour­né vers l’océan, vers l’aventure.

Mais être Bre­ton c’est éga­le­ment res­ter pro­fon­dé­ment enra­ci­né. C’est se sen­tir chez soi, de Lan­ni­lis au châ­teau de Clis­son, de Nantes à la pointe du Raz, au bout du monde.

Être Bre­ton, c’est aus­si faire par­tie de cette dia­spo­ra, qui, dans le monde entier, fait connaitre une pénin­sule, sa langue, ses danses, ses ins­tru­ments, son his­toire, son identité.

Être Bre­ton, c’est être atta­ché à cette langue qui vit encore. C’est la par­ler au nez et à la barbe des hus­sards noirs de la Répu­blique. C’est se pro­mettre de l’apprendre un jour et, sur­tout, c’est se battre pour la protéger.

Être Bre­ton, c’est avoir pour pères Nomi­noë et Mer­lin. Pour mères Anne de Bre­tagne et Viviane. C’est se recon­naitre dans les légendes arthu­riennes, dans l’épopée de Cadou­dal, dans le Bleun Brug, dans le Gwen Ha Du.

Être Bre­ton, c’est être pro­fon­dé­ment atta­ché au sacré. C’est être catho­lique et païen. C’est aimer ces Dieux celtes ori­gi­nels, ces saints venus d’Irlande et cette Eglise appor­tés par Rome. C’est res­pec­ter ces rites et ces sol­stices qui par­sèment l’année.

Être Bre­ton, c’est s’agenouiller devant un cal­vaire et se recueillir dans un bosquet.

Être Bre­ton c’est vivre ces grands par­dons, ces fêtes au grand jour et ses repos fami­liaux et silencieux.

Être Bre­ton, c’est par­ta­ger une mémoire bre­tonne et une his­toire celte, fran­çaise, et euro­péenne. C’est ne jamais oublier les batailles san­glantes et la chouan­ne­rie mais c’est aus­si accep­ter un atta­che­ment à la France.

Être Bre­ton, c’est res­pec­ter ces cen­taines de mil­liers de nos com­pa­triotes qui ont cru, un jour, à un des­tin plus grand, tout en rem­plis­sant leur devoir en ser­vant la France, par­fois au prix du sang.

Être Bre­ton, c’est ne jamais don­ner sa confiance d’emblée. Mais ne jamais la tra­hir si elle est accordée.

Être Bre­ton, c’est aimer faire la fête, par­fois jusqu’à l’excès, avec ses amis, avec son clan, avec son village.

Être Bre­ton, c’est refu­ser la pos­ture, les faux sem­blants, le mensonge.

Être Bre­ton, c’est être fier. C’est appar­te­nir à un peuple libre, inso­lent, cou­ra­geux, tra­vailleur et déter­mi­né. Un peuple venu du fond des âges qui n’est tou­jours pas rési­gné à sor­tir de l’histoire.