Quelle Europe ?

Quelle Europe ?

Quelle Europe ?

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Aymeric Chauprade, Géopolitique. Constantes et changements dans l’histoire (Ellipses, 2003, 4e édition 2013). Acheter en ligne

Une som­me sans équi­va­lent.

Philippe Conrad, Histoire de la Reconquista (PUF, Que sais-Je ?, 1999)

L’ouvrage de réfé­ren­ce, pour le public fran­çais, sur l’un des épi­so­des les plus durs mais les plus féconds de l’histoire euro­péen­ne.

Régis Debray, Eloge des frontières (Folio, poche, 2013). Acheter en ligne

La fron­tiè­re com­me remè­de à l’indifférence et com­me sau­ve­gar­de du vivant. Un mani­fes­te qui, « déchif­frant notre pas­sé, ose fai­re face à l’avenir ».

Chantal Delsol & Jean-François Mattéi, L’identité de l’Europe (PUF, 2010). Acheter en ligne

Le para­doxe insou­te­na­ble d’une Euro­pe pri­vée de raci­nes et d’identité pro­pre, vic­ti­me à rebours de son colo­nia­lis­me cultu­rel. Vic­tor Hugo, Paul Valé­ry et Albert Camus appe­lés à la res­cous­se. Un vibrant plai­doyer, appuyé sur le chris­tia­nis­me : « Si l’Europe n’ose plus se récla­mer de sa cultu­re en abdi­quant son ori­gi­ne et son des­tin, elle se dis­sou­dra sans voir quel­le se pri­ve tout sim­ple­ment de sa pré­sen­ce au mon­de. »

Louis Dumont, L’Idéologie allemande. France-Allemagne et retour (Gallimard, 1991)

Un livre qui, au-delà de son sujet struc­tu­rant pour « l’espace caro­lin­gien » à sou­te­nir et pro­mou­voir, res­ti­tue au mot « idéo­lo­gie » sa digni­té.

Guillaume Faye, Nouveau discours à la nation européenne (Albatros, 1985)

Le mani­fes­te d’un patrio­tis­me euro­péen.

Henri de Grossouvre, Paris-Berlin-Moscou. La voie de l’indépendance et de la paix (L’Age d’Homme, 2002)

« Moi je dis qu’il faut fai­re l’Europe avec pour base un accord entre Fran­çais et Alle­mands. (…) Une fois l’Europe fai­te sur ces bases (…), alors, on pour­ra se tour­ner vers la Rus­sie. Alors, on pour­ra essayer, une bon­ne fois pour tou­tes, de fai­re l’Europe tout entiè­re avec la Rus­sie aus­si, dut-elle chan­ger son régi­me. Voi­là le pro­gram­me des vrais Euro­péens. Voi­là le mien » (De Gaul­le, 1949). Par l’auteur de Pour une Euro­pe euro­péen­ne, une avant-gar­de pour sor­tir de l’impasse (Edi­tions Xenia, 2007).

Christian Harbulot, La main invisible des puissances. Les Européens face à la guerre économique (Ellipses, 2005). Acheter en ligne

La fin des illu­sions du « vil­la­ge pla­né­tai­re » et de la « démo­cra­tie de mar­ché » com­me hori­zon indé­pas­sa­ble de l’humanité. Le mon­de confron­té à l’unilatéralisme amé­ri­cain et à « la pers­pec­ti­ve d’une hyper puis­san­ce chi­noi­se avant la fin du siè­cle ». Un plai­doyer pour une nou­vel­le cultu­re de la puis­san­ce qui seule per­met­tra à la Fran­ce et à l’Europe de rele­ver le défi de la guer­re éco­no­mi­que mon­dia­le.

Robert D. Kaplan, La stratégie du guerrier. De l’éthique païenne dans l’art de gouverner (Bayard, 2003)

La thè­se la plus fouillée en faveur de l’extension pla­né­tai­re de « l’empire du Bien ». Pour com­pren­dre de l’intérieur les res­sorts idéo­lo­gi­ques du bel­li­cis­me amé­ri­cain.

Yves Lacoste, Questions de géopolitique (Le Livre de Poche, 1991)

« La géo­gra­phie, ça sert d’abord à fai­re la guer­re »… Un recueil d’articles parus dans Héro­do­te au cours des années 1990, qui relè­ve notam­ment que la ligne de faille géo­po­li­ti­que est désor­mais prin­ci­pa­le­ment Nord-Sud.

Jordis von Lohaussen, Les Empires et la Puissance (Le Labyrinthe, réédition 1996). Acheter en ligne

Quand la pen­sée en ter­mes de conti­nents rejoint la pen­sée en ter­mes de siè­cles. « La puis­san­ce est com­me l’eau : elle ne connaît pas d’espaces vides. La riches­se sans défen­se est tou­jours une invi­ta­tion au rapt et au pilla­ge. » Un trai­té de géo­po­li­ti­que pour l’Europe d’aujourd’hui et de demain.

Bernard Lugan, Décolonisez l’Afrique ! (Ellipses, 2011). Acheter en ligne

La dénon­cia­tion soli­de­ment argu­men­tée du mou­ve­ment de reco­lo­ni­sa­tion éco­no­mi­que, poli­ti­que, phi­lo­so­phi­que et mora­le que subis­sent les peu­ples et les pays afri­cains, un demi-siè­cle après leur « indé­pen­dan­ce ». La véri­ta­ble libé­ra­tion du conti­nent com­me condi­tion de l’arrêt des flux migra­toi­res vers les ancien­nes colo­nies euro­péen­nes.

Xavier Raufer, Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, Biblis, 2012). Acheter en ligne

Une ana­ly­se rigou­reu­se du chaos pla­né­tai­re qui carac­té­ri­se le sta­de actuel de la mon­dia­li­sa­tion. La dénon­cia­tion du « syn­dro­me de Byzan­ce » qui guet­te les déci­deurs poli­ti­ques et sécu­ri­tai­res du Vieux Conti­nent. Hei­deg­ger au ser­vi­ce d’une doc­tri­ne de « décè­le­ment pré­co­ce » des mena­ces réel­les.

Alfred Sauvy, L’Europe submergée. Sud-Nord dans 30 ans (Dunod, 1987)

Aux ori­gi­nes du Grand Rem­pla­ce­ment : les consé­quen­ces, déjà connues il y a près de tren­te ans, du contras­te entre « un jeu­ne Sud débor­dant de vita­li­té » et une Euro­pe vieillis­san­te… L’ouvrage pré­mo­ni­toi­re du plus grand démo­gra­phe fran­çais.

Oswald Spengler, Prussianité et socialisme (1918, Actes Sud, 1986)

En oppo­sant l’esprit prus­sien (teu­to­ni­que) à l’esprit anglo-saxon (viking), Spen­gler pro­po­se des clefs de com­pré­hen­sion ori­gi­na­les sur l’opposition fon­da­men­ta­le Euro­pe-Amé­ri­que.

Dominique Venner, Le Siècle de 1914 (Pygmalion, 2006). Acheter en ligne

Une inter­pré­ta­tion nova­tri­ce de l’histoire euro­péen­ne au XXe siè­cle, qui est aus­si une fres­que de notre ancien­ne civi­li­sa­tion euro­péen­ne et un essai défi­nis­sant les condi­tions d’une néces­sai­re renais­san­ce.

Illus­tra­tion : Pier­re-Paul Rubens, L’enlèvement d’Europe (1628). Madrid, musée du Pra­do