Permanences du sacré

Permanences du sacré

Permanences du sacré

Gaston Bachelard, La psychanalyse du feu (1937, Folio essais, 1985). Acheter en ligne

Une rêve­rie sur le feu. Pro­mé­thée et Empé­docle. La flamme comme liber­té féconde et posi­tive. Pour « arra­cher l’esprit au nar­cis­sisme que donne l’évidence pre­mière », et ouvrir d’autres espaces de réflexion.

Luc Benoist, Signes, symboles et mythes (1975, PUF, Que sais-je ?, 10e édition, 2009). Acheter en ligne

Un voyage dans notre plus longue mémoire, par un conser­va­teur hono­raire des Musées de France. En annexe, un très utile glos­saire de la symbolique.

Régis Boyer, Les Religions de l’Europe du nord (Fayard/Denoël, 1974)

Pré­sen­ta­tion et tra­duc­tion du cor­pus mytho­lo­gique viking et sibé­rien. Pour un retour aux sources.

Cahiers de l’Université Saint-Jean de Jérusalem, La chevalerie spirituelle (Berg international, 1984)

L’une des études les plus fouillées sur les ordres mili­taires et monas­tiques carac­té­ris­tiques de l’Europe médié­vale à l’apogée de sa splendeur.

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles (1973, Robert Laffont, Bouquin, 1997). Acheter en ligne

Une somme inéga­lée. Plus de 1 600 entrées, reliées par des com­pa­rai­sons et des ren­vois, pour appro­cher tout le sub­strat anthro­po­lo­gique et la richesse cultu­relle des peuples : « mythes, rêves, cou­tumes, gestes, formes, figures, cou­leurs, nombres »

Jean Mabire & Pierre Vial, Les Solstices, histoire et actualité (1991, éditions du Lore, 2007). Acheter en ligne

Un effort louable d’actualisation et de ritua­li­sa­tion de notre plus ancien rap­port au sacré.

Jean Markale, Le Graal (Albin Michel, 1996)

L’un des mythes les plus puis­sants de la culture euro­péenne médié­vale. Par un conteur hors pair à défaut d’être un véri­table his­to­rien. Auteur du best-sel­ler La femme celte (1986), Mar­kale a éga­le­ment été par­te­naire de Pierre-Jakez Hélias pour La sagesse de la terre – Petite antho­lo­gie des croyances popu­laires (Payot, 1978).

Gilbert Durand, L’imagination symbolique (PUF, Quadrige, 2003). Acheter en ligne

Par l’un des pré­cur­seurs des recherches sur l’imaginaire, élève et dis­ciple de Bache­lard. Une explo­ra­tion du « fait » sym­bo­lique à tra­vers une étude de la place du sym­bole dans la pen­sée occi­den­tale et du conflit de la Rai­son et de l’Image. Une véri­table ini­tia­tion philosophique.

Mircea Eliade, Aspects du mythe (Folio Essai, 1988). Acheter en ligne

Le mythe comme pro­duc­teur de sens et de signi­fi­ca­tion au monde et à l’existence humaine. Un trai­té phi­lo­so­phique qui passe par l’exposé his­to­rique des grands mythes des peuples pri­mi­tifs jusqu’au monde moderne, en pas­sant par les prin­ci­pales civi­li­sa­tions du pas­sé (Inde, Grèce, etc.). Voir aus­si, dans la même col­lec­tion en for­mat poche, Le sacré et le pro­fane (1987), Le mythe de l’éternel retour (1989), La nos­tal­gie des ori­gines (1991).

Julius Evola, Méditations du haut des cimes (1974, Les éditions du Lore, 2006)

L’alpinisme comme moyen de réa­li­sa­tion inté­rieure et signi­fi­ca­tion spi­ri­tuelle, contre toutes les formes de médio­cri­té. La véri­table phi­lo­so­phie d’Evola.

Christopher Gérard, La source pérenne (L’Age d’Homme, 2007)

Recueil des textes les plus essen­tiels publiés par l’auteur dans la revue qu’il diri­geait dans les années 1990, Antaios, sur­vi­vance bien­ve­nue de la revue épo­nyme fon­dée en 1959 par Mir­cea Eliade et Ernst Jün­ger. La syn­thèse d’un par­cours phi­lo­so­phique et spi­ri­tuel aux sources de la plus longue mémoire européenne.

Anne Jobert, Le retour d’Hermès. De la science au sacré (Le Labyrinthe, 1984)

La mytho­lo­gie comme recours à l’emprise de la Technique.

Walter F. Otto, Les dieux de la Grèce (1929, Payot, 1993)

Une cha­toyante gale­rie de por­traits des dieux de l’Hellade, à par­tir de ce qu’en ont chan­té les poètes homé­riques. « Les dieux de la terre natale, les seuls vrais dieux de notre his­toire d’hommes. Un para­dis qui n’est pas per­du, mais seule­ment oublié »… Un voyage ini­tia­tique autant qu’une conver­sion, à retrou­ver éga­le­ment dans L’esprit de la reli­gion grecque ancienne (Ago­ra-Poche, 2006).

Jean-Jacques Wunenburger, Le sacré (1981, PUF, Que sais-je ?, 6e édition, 2009). Acheter en ligne

Parce qu’au sein même de notre « moder­ni­té cri­tique », il reste pos­sible de repen­ser les pra­tiques et les théo­ries du sacré. Une voie indis­so­ciable de l’expérience reli­gieuse — donc poli­tique — de toute communauté.

Pho­to : afe­man via Flickr