Le Rhin romantique en famille

Le Rhin romantique en famille

Le Rhin romantique en famille

« Le mai le joli mai a paré les rui­nes
De lier­re de vigne vier­ge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes. »
Apol­li­nai­re, Mai, in Alcools

« […] Déjà l’air fraî­chit, le soir tom­be
Le Rhin cou­le, tran­quille ;
Le som­met seul flam­boie
Dans le soleil cou­chant.

La plus bel­le des nym­phes se tient
au som­met, magni­fi­que
sa main, où sa bague étin­cel­le,
Pei­gne ses che­veux d’or. […] »
Hein­ri­ch Hei­ne, La Lore­lei (1824)

«  O nobles don­jons ! ô pau­vres vieux géants para­ly­ti­ques ! ô che­va­liers affron­tés ! un bateau à vapeur, plein de mar­chands et de bour­geois, vous jet­te en pas­sant sa fumée à la face ! »
Vic­tor Hugo, Le Rhin, 1839

Le Rhin romantique en famille

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Pays : Allemagne.
Région : Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz).
Thématique générale du parcours : Randonnées à la découverte du Rhin, des châteaux et des légendes.
Mode de déplacement : A pied, avec des transferts en voiture, en bateau, en bac et en train.
Durée du parcours : Trois randonnées d’une journée chacune.
Difficulté du parcours : Ces trois randonnées sont accessibles en famille, avec des enfants dès 8 ans.
Période possible : Toute l’année, sauf temps de neige.

Présentation géographique

Lorsqu’il tra­ver­se le mas­sif schis­teux rhé­nan, le Rhin a déjà par­cou­ru plus de 530 km depuis sa sour­ce dans les Alpes suis­ses et s’est gros­si de nom­breux affluents – dont l’Aar, le Neckar et le Main. De Bin­gen à Coblen­ce, le cours du « Rhin moyen supé­rieur » se heur­te, sur 65 km, à des roches dures, dans les­quel­les le fleu­ve a creu­sé son lit, tout en méan­dres et en étroi­tu­res aux remous dan­ge­reux. Les coteaux bien expo­sés se sont cou­verts de vignes et de ver­gers. Le cours du Rhin a été arti­fi­ciel­le­ment recreu­sé et ses rives ont été endi­guées afin de ren­dre la navi­ga­tion moins dan­ge­reu­se. Aujourd’hui, le fleu­ve res­te l’une des voies navi­ga­bles les plus fré­quen­tées au mon­de : vrac (soli­de et liqui­de) et conte­neurs repré­sen­tent, en 2010, 180 mil­lions de ton­nes de mar­chan­di­ses. Il voit aus­si pas­ser nom­bre de bateaux de croi­siè­re. Une voie fer­rée et une rou­te lon­gent la rive droi­te et la rive gau­che.

Cadre historique et culturel

L’archéologie a démon­tré une pré­sen­ce humai­ne très pré­co­ce sur le Rhin, impor­tan­te rou­te com­mer­cia­le nord-sud dès la pré­his­toi­re. Il y a plus de 600 000 ans, le Rhin était au même niveau que le pla­teau. Deux « lon­gues mai­sons » de l’âge du Bron­ze ont ain­si été décou­ver­tes sur le pla­teau de la Lore­lei. Sur le site cel­te de Bou­do­bri­ga (aujourd’hui Bop­pard), les Romains ont ins­tal­lé un fort au IVe siè­cle ; la val­lée a été chris­tia­ni­sée dès le VIe siè­cle, notam­ment par saint Goar.

Au Moyen-Age, plus de qua­ran­te châ­teaux, pos­tes de gar­de et de péa­ge, sont construits sur les coteaux des deux rives, âpre­ment dis­pu­tées par les prin­ces et les arche­vê­ques voi­sins. Régu­liè­re­ment mis à mal par des que­rel­les dynas­ti­ques, pas­sés par­fois aux mains de bri­gands, la plu­part des châ­teaux tom­bent en désué­tu­de dès le début du XVe siè­cle. En 1672, la val­lée est dévas­tée par les trou­pes de Louis XIV, les don­jons, tours et rem­parts sont incen­diés (cf. la chan­son des Dra­gons de Noailles). Au XVIIIe siè­cle, les trou­pes révo­lu­tion­nai­res se heur­tent aux armées des nobles émi­grés à Coblen­ce : les der­niers châ­teaux enco­re debout leur paient un lourd tri­but. Dès le début du XIXe siè­cle, le « Rhin roman­ti­que » devient une attrac­tion tou­ris­ti­que majeu­re : Byron, Tur­ner, Vic­tor Hugo, Gérard de Ner­val et tant d’autres s’extasient devant les rui­nes. Tra­dui­sant Bren­ta­no et Hei­ne, les poè­tes chan­tent la Lore­lei, ses longs che­veux d’or et son chant funes­te aux bate­liers. La res­tau­ra­tion prus­sien­ne de 1815 enga­ge une poli­ti­que de sau­ve­ta­ge sans pré­cé­dent pour les pay­sa­ges et les monu­ments his­to­ri­ques. Les châ­teaux sont peu à peu recons­truits, voi­re réin­ven­tés, un peu à la maniè­re de ce que réa­li­se Viol­let-le-Duc en Fran­ce. Dans les années 1950, de nou­vel­les cam­pa­gnes de res­tau­ra­tion sont entre­pri­ses, de nom­breux châ­teaux devien­nent des hôtels de luxe.

Burg Katz
La citadelle de Rheinfels
Mur d'enceinte de Sterrenberg
Oberwesel
Schönburg, au-dessus d'Oberwesel
Vignobles au-dessus de Bacharach

« Du temps des Romains et des bar­ba­res, c’était la rue des sol­dats. Au Moyen-Age, com­me le fleu­ve pres­que entier était bor­dé d’états ecclé­sias­ti­ques, […] on nom­mait le Rhin la rue des prê­tres. Aujourd’hui, c’est la rue des mar­chands », consta­tait déjà Vic­tor Hugo.

Le Rhin, Vater Rhein, a aus­si engen­dré de nom­breu­ses légen­des. On retien­dra cel­le de l’évêque Hat­to, si ava­re et hos­ti­le au bon peu­ple qu’il fut man­gé par les rats dans la tour de Bin­gen. Cel­le de la Lore­lei se décli­ne en plu­sieurs ver­sions. Ce mythe lit­té­rai­re né au XIXe siè­cle n’a pas de sour­ce connue dans des légen­des tra­di­tion­nel­les. Pour Cle­mens Bren­ta­no, Lore est une jeu­ne beau­té de Bacha­ra­ch, qui veut mou­rir car son amant lui est infi­dè­le. L’évêque devant lequel elle est condui­te, sub­ju­gué par son char­me, ten­te de la convain­cre de se reti­rer au cou­vent. En che­min, elle s’arrête pour regar­der une der­niè­re fois le châ­teau de son amant – et se jet­te dans les flots. Une autre ver­sion voit dans la Lore­lei une ondi­ne ou une nixe aux che­veux blonds ou verts d’eau qui, par son chant mélo­dieux, char­me les bate­liers. Ceux qui se lais­sent cap­ti­ver, ne gui­dant plus leur embar­ca­tion, finis­sent pré­ci­pi­tés sur le rocher ou dans les remous tou­jours vio­lents de ce cou­de du fleu­ve. Ain­si Ronald, fils du com­te pala­tin du Rhin, entend par­ler de la beau­té fas­ci­nan­te de la Lore­lei. Fas­ci­né par la jeu­ne fille, il perd le contrô­le de son bateau et se jet­te par-des­sus bord pour la rejoin­dre, mais il est englou­ti par le Rhin. Son père, pour se ven­ger de la mort de son fils, des­cend alors le Rhin dans l’unique but de s’emparer de cet­te mau­di­te sor­ciè­re. Accom­pa­gné d’un puis­sant équi­pa­ge, il cer­ne le rocher. La jeu­ne fille, se sen­tant mena­cée, fait appel à son père, le Rhin, qui déclen­che une véri­ta­ble tem­pê­te avec des vagues qui attei­gnent le som­met du rocher et empor­tent la jeu­ne nym­phe qui dis­pa­raît à jamais. Seul l’écho de sa voix se fait désor­mais enten­dre – cet « écho » est lui-même une exa­gé­ra­tion lit­té­rai­re, mais il est vrai que les sons sont ampli­fiés par les falai­ses.

Quant à « L’Or du Rhin », il consti­tue le pro­lo­gue du Ring, « L’Anneau des Nibe­lun­gen », la Tétra­lo­gie de Richard Wag­ner. Trois ondi­nes, les filles du Rhin, ont pour mis­sion de gar­der l’or du Rhin – mais elle ne se méfie pas du nain Albe­ri­ch, ce qui déclen­che la légen­dai­re série de catas­tro­phes. Qui ose­ra réveiller Faf­nir ?

Vue de Saint Goar sur le Rhin - Attribué à P.-J. Ouvrié
Burg Reichenstein
Burg Rheinstein
Burg Sooneck
La Lorelei, gravure ancienne
Une colonne au nom de Frédéric de Prusse

Description des itinéraires

Itinéraire 1

Envi­ron 5 km, une demi-jour­née de mar­che. Comp­tez une jour­née entiè­re si vous visi­tez les châ­teaux.

Lais­sez votre véhi­cu­le à Trech­ting­shau­sen, sur le par­king en face du Burg Rei­chen­stein (accès pos­si­ble en train, dans ce cas, emprun­tez la pis­te cycla­ble pour rejoin­dre le point de départ). La ran­don­née démar­re dans une peti­te rue per­pen­di­cu­lai­re à la rou­te, le long du Mor­gen­ba­ch. Le sen­tier des ânes (Eselp­fad) mon­te ensui­te dans la forêt pour attein­dre le Burg Rhein­stein.

Ce châ­teau a été construit au XIVe siè­cle. Tom­bé en rui­ne dès la fin du XVIe siè­cle, il a été rache­té par le prin­ce Fré­dé­ric de Prus­se qui l’a fait rebâ­tir de 1823 à 1829. Il est aujourd’hui pri­vé. Visi­te pos­si­ble, peti­te res­tau­ra­tion en sai­son. Le sen­tier repart der­riè­re le châ­teau et atteint une fer­me-auber­ge (Schwei­ze­rhaus). De là, emprun­tez le sen­tier qui mon­te en forêt. Vous pas­sez devant une colon­ne de grès sur laquel­le on lit enco­re « Frie­dri­ch von Preußen — 1886 ». Sur la ligne de crê­te, au car­re­four des Trois Chê­nes (Drei Eichen), il ne res­te qu’un grand chê­ne, majes­tueux. La rou­te fores­tiè­re redes­cend vers le Mor­gen­bach­tal, puis lon­ge le ruis­seau pour rejoin­dre le point de départ. Le Burg Rei­chen­stein est un châ­teau-hôtel. Tom­bé en rui­ne au XVIe siè­cle, il est l’un des der­niers châ­teaux de la val­lée à avoir été recons­truit dans le sty­le « roman­ti­que ». Un musée réunit une col­lec­tion d’armes et d’équipements mili­tai­res.

Pour com­plé­ter la jour­née, vous pou­vez aller visi­ter le Burg Soo­ne­ck (visi­te gui­dée, peti­te res­tau­ra­tion en sai­son). Edi­fié au XIIIe siè­cle, il a été détruit par les Fran­çais en 1689 lors de la guer­re de Neuf Ans (ou guer­re de la Suc­ces­sion pala­ti­ne), com­me la plu­part des châ­teaux de la rive gau­che du Rhin. La mai­son roya­le de Prus­se a rache­té les rui­nes en 1834 et a recons­truit un châ­teau de chas­se.

Burg Pfalzgrafenstein (ou Pfalz)
Burg Sterrenberg
La cabane Bruno-Löhr
La falaise de la Lorelei
Les cerisiers de Filsen
Les échelons faciles du sentier Oelsbergsteig
Itinéraire 2

De Sankt Goar à Ober­we­sel, le pano­ra­ma de la Lore­lei – envi­ron 9 km – Entre 75 m et 252 m – Envi­ron 3h30. Comp­tez une jour­née entiè­re si vous visi­tez les châ­teaux.

Si vous séjour­nez à Bacha­ra­ch, vous pou­vez rejoin­dre Sankt Goar par la navet­te flu­via­le. Vous pas­se­rez alors devant le célè­bre châ­teau de Pfalz (ou Pfalz­gra­fen­stein), qui se dres­se au milieu du fleu­ve. Le retour se fait en train depuis Ober­we­sel.
La visi­te des rui­nes de Rhein­fels peut occu­per une demi-jour­née (pré­voir des lam­pes de poche pour visi­ter les sou­ter­rains). De la ter­ras­se, vous voyez les deux châ­teaux du Chat (Burg Katz) et de la Sou­ris (Burg Maus).
A Sankt Goar, pas­sez der­riè­re l’église et rejoi­gnez la gare. Emprun­tez le pas­sa­ge sou­ter­rain sur votre droi­te. Le sen­tier, bali­sé « Rhein­bur­gen­weg », pas­se devant un min­ce filet d’eau cou­lant entre deux rochers. C’est la « Wun­sch­was­ser­quel­le », la sour­ce aux vœux. Il est sug­gé­ré de gra­ver un vœu sur une ardoi­se et de la lais­ser dans la sour­ce… Est-ce la pré­sen­ce de cet­te sour­ce-fée qui a inci­té l’ermite saint Goar à s’installer au VIe siè­cle sur le site, pour soi­gner, assis­ter et conver­tir les bate­liers ? Du pied d’une vieille tour, une volée de mar­ches per­met de vite gagner de l’altitude. Le sen­tier obli­que à gau­che. Il lon­ge d’un côté les falai­ses qui domi­nent le Rhin, de l’autre des champs culti­vés : de nom­breux points de vue s’ouvrent sur le célè­bre rocher de la Lore­lei (132 m). Vous enten­drez sans dou­te l’air de la Lore­lei dif­fu­sé par l’un des nom­breux bateaux de croi­siè­re. Le sen­tier est ponc­tué de pan­neaux infor­ma­tifs et de bancs sou­vent pro­té­gés par un toit. Une bifur­ca­tion pro­po­se deux sen­tiers pour rejoin­dre Maria Ruh : pre­nez celui de gau­che, qui des­cend dans un val­lon avant de remon­ter sur le pla­teau. A Maria Ruh, pla­ces de pique-nique et res­tau­rant. Un monu­ment a été éle­vé en sou­ve­nir de Cle­mens Bren­ta­no, Hein­ri­ch Hei­ne et Frie­dri­ch Sil­cher : à eux trois, ils ont célé­bré la Lore­lei, cet­te ondi­ne dont le chant mélo­dieux détour­nait les mari­niers – pour leur mal­heur.

Un kilo­mè­tre plus loin, au niveau d’un kios­que à pique-nique, vous pou­vez emprun­ter, si le temps est sec, le sen­tier alpin « Oels­bers­teig » (décon­seillé aux enfants de moins de 8 ans). Equi­pé de câbles et de quel­ques éche­lons scel­lés dans le rocher, il se fau­fi­le entre les vignes et des ter­rains en dépri­se. Il exis­te une varian­te en cas de pluie. Le sen­tier devient ensui­te une rou­te agri­co­le et rejoint la peti­te vil­le d’Oberwesel. Si vous en avez le temps, vous pou­vez en lon­ger les rem­parts. L’église abri­te un jubé, un trip­ty­que en bois doré et plu­sieurs tableaux anciens. Il ne res­te qu’à rejoin­dre la gare tou­te pro­che de l’église.

Varian­te : Seule la tour du châ­teau de Schön­burg est ouver­te à la visi­te, mais le sen­tier qui y grim­pe offre de bel­les vues sur le Rhin. Construit au XIIe siè­cle, détruit par les Fran­çais en 1689, Schön­burg a été rache­té en 1885 par un Ger­ma­no-Amé­ri­cain qui en a com­men­cé la recons­truc­tion. Cel­le-ci s’est pour­sui­vie après son décès dans les années 1951–53 pour deve­nir un cen­tre de jeu­nes­se catho­li­que. En 1957, l’aile sud est recons­trui­te et abri­te un hôtel.

L'auberge de jeunesse de Burg Stahleck
Boppard
Le fleuve depuis un belvédère de la rive gauche
Le Rhin en flammes
Pêche, chasse...
Schönburg
Itinéraire 3

En bou­cle, des « Frè­res enne­mis » à Fil­sen, rive droi­te du Rhin – envi­ron 12 km (avec la varian­te : + 4 km) – 4 h (+ 1h30) – Déni­ve­lés impor­tants.

Pas­sez par un bac sur la rive droi­te du Rhin. Par­king pos­si­ble au pied du cou­vent et de l’église de pèle­ri­na­ge à l’entrée de Born­ho­fen.

En remon­tant le val­lon, peu après les hôtels, pre­nez à droi­te un sen­tier qui mon­te vers le châ­teau de Ster­ren­berg. Vous en tra­ver­sez la cour pour repren­dre la rou­te. Vous pou­vez tour­ner à droi­te vers le châ­teau de Lie­ben­stein ou conti­nuer la rou­te. Ces deux châ­teaux sont les « frè­res enne­mis ». 151 m au-des­sus du Rhin, Ster­ren­berg a été édi­fié à la fin du XIe siè­cle. Plu­sieurs fois agran­di, il tom­be en rui­ne et devient une car­riè­re au XVIIe siè­cle. Pro­prié­té des Nas­sau puis de la Prus­se, il appar­tient au Land de Rhé­na­nie-Pala­ti­nat, qui a réa­li­sé d’importantes res­tau­ra­tions et des ajouts, tel­le la « mai­son des dames ». Le Burg Lie­ben­stein, construit entre 1284 et 1290, tom­ba dès 1320 entre les mains des prin­ces de Trê­ves.

Deux prin­ces pour sur­veiller un seul méan­dre du fleu­ve… vite enne­mis – d’autres disent que les deux frè­res étaient épris de la même dame.

La rou­te vous mène en bas du val­lon ; jus­te en face, emprun­tez l’escalier et sui­vez le sen­tier dans une forêt médi­ter­ra­néen­ne. Arri­vés à la caba­ne Bru­no-Löhr, conti­nuez tout droit. Les éco­liers locaux ont cha­que année plan­té des arbres, pan­neaux expli­ca­tifs à l’appui. Sur 4 km, le sen­tier suit le coteau et domi­ne le Rhin. Le coteau, expo­sé Sud et Sud-Ouest, pro­fi­te d’un micro­cli­mat chaud et sec. Les cultu­res en ter­ras­se ont été aban­don­nées. Sen­tier péda­go­gi­que avec de nom­breux pan­neaux illus­trés. Au point 224,7, vous pou­vez conti­nuer, en aller et retour, jusqu’à la Fil­se­ner Lei (caba­ne) et même des­cen­dre jusqu’aux ceri­siers de Fil­sen. Vue super­be sur la vil­le de Bop­pard.

De ce point 224,7, un sen­tier vous per­met de des­cen­dre vers Kamp. Ce vil­la­ge, com­me son voi­sin Born­ho­fen, dut son essor aux rade­liers trans­por­teurs de bois, aux mari­niers et aux vigne­rons. Vous rejoi­gnez le Rhin, que vous pou­vez lon­ger jusqu’à votre point de départ. En effet, une « pro­me­na­de » sur la digue évi­te la voie fer­rée et la rou­te.

Bacharach, une enseigne
Burg Gutenfels
Dans la cour de l'auberge de jeunesse
La tour de Rheinfels
Le Rhin à Oberwesel

Activités connexes

Deux sen­tiers de lon­gue ran­don­née lon­gent le Rhin et per­met­tent de relier Bin­gen à Coblen­ce en une semai­ne. Il exis­te aus­si deux pis­tes cycla­bles, l’une en rive droi­te, l’autre en rive gau­che. Elles ne sont pas très pro­té­gées et lon­gent la rou­te et la voie fer­rée.

De mai à sep­tem­bre, le Rhin s’enflamme lors de grands spec­ta­cles pyro­tech­ni­ques : rhein-in-flammen.com

Cartographie

1:25 000 — Obe­res Mit­tel­rhein­tal, Rüde­sheim am Rhein – Bin­gen am Rhein– Unes­co Wel­ter­be.

1:25 000 — Obe­res Mit­tel­rhein­tal, Lore­ley – Bop­pard – Unes­co Wel­ter­be.

Dis­po­ni­bles dans les offi­ces de tou­ris­me et les mar­chands de jour­naux locaux. Ces car­tes réper­to­rient les sen­tiers et les iti­né­rai­res avec leur bali­sa­ge spé­ci­fi­que.

Bibliographie

  • Cle­mens Bren­ta­no, Zu Bacha­ra­ch am Rhei­ne…, 1801
  • Hein­ri­ch Hei­ne, La Lore­ley, 1824
  • Vic­tor Hugo, Le Rhin – Diver­ses édi­tions.
  • Gérard de Ner­val, Lore­ly, sou­ve­nirs d’Allemagne, récit de son voya­ge sur les bords du Rhin — Diver­ses édi­tions.
  • Guillau­me Apol­li­nai­re, Alcools — Diver­ses édi­tions.

Accès et données GPS

Par les auto­rou­tes alle­man­des, puis par l’une des rou­tes qui lon­gent le Rhin. Il n’y a pas de pont entre Mayen­ce et Coblen­ce, mais des bacs (voi­tu­res, vélos, pié­tons), tou­tes les 20 minu­tes envi­ron. Pas de réser­va­tion, paie­ment sur le bac.

Navet­tes flu­via­les de Mayen­ce à Coblen­ce, puis à Colo­gne, avec de nom­breux arrêts : kdrhine.com

Trains régio­naux tou­tes les heu­res, arrêts dans cha­que vil­la­ge. Horai­res : bahn.de/rheinland-pfalz

Matériel spécifique, équipement

Chaus­su­res de ran­don­née et vête­ments de sai­son, cas­se-croû­te et bois­son. Equi­pe­ment de ran­don­née.

Art de vivre

Les vigne­rons orga­ni­sent régu­liè­re­ment visi­tes de caves et dégus­ta­tions.

La vie de châ­teau au prix d’une auber­ge de jeu­nes­se ? N’hésitez pas à réser­ver une cham­bre fami­lia­le au Burg Stah­le­ck, per­ché au-des­sus de Bacha­ra­ch. Vue impre­na­ble sur le Rhin ! De plus, l’AJ (fon­dée en 1925) est à l’écart du tra­fic fer­ro­viai­re.

Liens

Année où cet itinéraire a été parcouru

Avril 2016