La Magistrale ou Grande Voie des monts Métallifères

La Magistrale ou Grande Voie des monts Métallifères

La Magistrale ou Grande Voie des monts Métallifères

« L’oeil dis­tingue, dans la masse des mon­tagnes,
la sur­face et les vagues pétri­fiées d’une mer immense. »
Got­thilf Hein­rich von Schu­bert (1780–1860), natu­ra­liste alle­mand, à pro­pos des tableaux de Cas­par David Frie­drich repré­sen­tant les monts Métal­li­fères

La Magistrale ou Grande Voie des monts Métallifères

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Pays : Allemagne et République Tchèque.
Régions : Saxe et Bohême.
Thématique générale du parcours : Randonnée au long cours.
Mode de déplacement : A ski de fond de décembre à avril ; à pied ou à bicyclette en été.
Durée du parcours : De 4 à 7 jours à ski (parcours fragmenté) ; de 4 à 6 jours à bicyclette ; 11 jours à pied. Circuits soutenus.
Difficulté du parcours : Les dénivelés sont peu importants, l’altitude moyenne se situe autour des mille mètres. Mais un climat latent rude peut rendre les conditions proches de celles de la haute montagne. En hiver particulièrement, les conditions météorologiques peuvent s’avérer difficiles : il est facile de se perdre, voire de mourir de froid — de tels accidents arrivent chaque année. Brouillards, vent et givre y sont fréquents. On trouve assez facilement, d’un côté ou de l’autre de la frontière, des villages où se ravitailler et dormir.
Période possible : En hiver pour le ski ; en été pour les randonnées à pied ou à bicyclette.

Présentation géographique

Une frontière naturelle

Les monts Métal­li­fères (en alle­mand : Erz­ge­birge, en tchèque : Krušné hory) sont une chaîne de moyennes mon­tagnes qui forment sur près de 130 kilo­mètres une fron­tière natu­relle entre la Saxe et la Bohême. Ils sont domi­nés par le mont Klínovec (1 243 mètres) du côté tchèque et le Fich­tel­berg (1 214m) du côté alle­mand. Pra­ti­que­ment inha­bi­tés au Moyen Age et cou­verts de forêts impé­né­trables, les monts Métal­li­fères ont été peu­plés par des mineurs et des com­mer­çants à par­tir du XVe siècle, avec l’exploitation de nom­breux gise­ments d’argent, d’étain, de cobalt, de nickel, de mer­cure, de fer et d’uranium.

Un climat rude

Le cli­mat des monts Métal­li­fères est rude. On appelle par­fois cette région la Sibé­rie saxonne. Des chutes de neige abon­dantes sont pos­sibles jusque fin avril.

Le nom de ces monts, « krušné », qui signi­fie « pénible, dur » en tchèque, pro­vient des nom­breux gise­ments de mine­rais dis­sé­mi­nés dans leur sous-sol et ne désigne pas la rudesse de la vie, comme cer­tains pour­raient le pen­ser. En fait, il s’agit d’un déri­vé du mot krušit qui veut dire « cas­ser, exploi­ter ». Les vil­lages ne sont pas nichés dans des val­lées, mais situés droit sur les crêtes, à 900 mètres d’altitude. La vie devient dif­fi­cile avec l’arrivée des fronts froids accom­pa­gnés de fortes rafales de vent, mais cela fait par­tie du cli­mat, car ces monts ont une alti­tude rela­ti­ve­ment éle­vée.

« Der Wanderer über dem Nebelmeer »
Costumes de Bohême
Intérieur traditionnel sudète, chromo ancien
Paysage des monts Métallifères
Paysage des monts Métallifères
Paysage des monts Métallifères

Cadre historique et culturel

Un haut lieu du romantisme

Cas­par David Frie­drich, une des figures de proue de la pein­ture roman­tique alle­mande, peint en 1818 le célèbre tableau qu’il inti­tule « Le voya­geur contem­plant une mer de nuages » (« Der Wan­de­rer über dem Nebel­meer »), qui repré­sente un per­son­nage de dos sur l’un des som­mets des monts Métal­li­fères.

Au cœur du drame des Sudètes

Avant la Deuxième Guerre mon­diale, 99% de la popu­la­tion des monts Métal­li­fères était alle­mande et la région comp­tait par­mi les monts les plus peu­plés d’Europe. Leurs habi­tants ont tou­te­fois été contraints de par­tir. Près d’une qua­ran­taine de villes des monts Métal­li­fères ont dis­pa­ru. La com­mu­nau­té de mon­ta­gnards a été réduite à moins de 30%. L’industrie tra­di­tion­nelle de la den­telle, les manu­fac­tures de gants et de jouets, tout a dis­pa­ru. Aujourd’hui, des arbres sains poussent de nou­veau à la place des forêts pol­luées et les monts Métal­li­fères sont deve­nus une des­ti­na­tion tou­ris­tique.

Des attraits nouveaux

Aujourd’hui, les monts Métal­li­fères sont recher­chés en été par les Tchèques et les Alle­mands pour leurs lacs de rete­nue, leurs pay­sages ver­doyants, leurs forêts, leurs vil­lages de vil­lé­gia­ture et leurs sta­tions ther­males. En hiver, ces monts pro­posent leurs crêtes boi­sées pour des sor­ties de ski de fond.

Les ama­teurs de forêts et de cham­pi­gnons, atti­rés par les tra­di­tions popu­laires, trou­ve­ront leur bon­heur dans la par­tie occi­den­tale des monts Métal­li­fères située non loin de la sta­tion ther­male de Kar­lo­vy Vary.

Ceux qui aiment les longues pro­me­nades dans la nature et les vues splen­dides sur la région par­se­mée de monu­ments his­to­riques miniers se réga­le­ront dans les envi­rons de la ville d’Ústí Nad Labem. La par­tie saxonne des monts Métal­li­fères satis­fe­ra les admi­ra­teurs de pay­sages soi­gneu­se­ment culti­vés depuis des géné­ra­tions. Ils pour­ront s’y faire une idée du carac­tère de la par­tie tchèque de ces monts avant l’expulsion des Alle­mands des Sudètes.

Description de l’itinéraire

Une piste de randonnée au long cours

La Magis­trale est un che­min de crête qui par­court les monts Métal­li­fères. Elle per­met de réa­li­ser des ran­don­nées aus­si bien à vélo qu’à pied ou à ski de fond… à condi­tion dans ce der­nier cas de ne pas craindre les tra­cés et les mar­quages par­fois approxi­ma­tifs : les pistes de fond sont gra­tuites en Tché­quie et leur entre­tien dépend des bonnes volon­tés locales (elle reste cepen­dant, dans l’ensemble, bien bali­sée).

La Magis­trale passe par plu­sieurs vil­lages (et auberges !) où l’on peut se res­tau­rer et s’abriter du mau­vais temps. Cette piste, qui passe par tous les som­mets, y com­pris le plus haut (Klí­no­vec), par­court l’ensemble du mas­sif et offre des vues impre­nables.

A par­tir du mont Klí­no­vec, les monts Métal­li­fères prennent l’aspect de hauts pla­teaux avec des som­mets iso­lés.

Le sen­tier com­mence à Decin, passe notam­ment par Foj­to­vice, Usti Mědě­nec et Boží Dar (com­mune située à la plus haute alti­tude de toute l’Europe cen­trale), sur­plombe Kar­lo­vy Vary, sous le haut Klí­no­vec, et se ter­mine après 250 km de pay­sages remar­quables (forêts, prai­ries, pla­teaux, tour­bières…) au bar­rage de Skal­ka Cheb.

Jáchymov, «Chemin de croix vers la liberté», Monument commémoratif du Camp 12, Roman Podrázský
Expulsion des Sudètes allemands, 1946
Horni Blatna
Karlovy Vary
Karlovy Vary
Marianske Lazne, la fontaine Zpivajici
Les principales étapes de la Magistrale

Děčín – Tisá – Nak­léřov – Foj­to­vice– Cíno­vec – Miku­lov – Klí­ny – Nová Ves v Horách – Miku­lo­vice – Kalek – Načetín – Mědě­nec – Klí­no­vec – Boží Dar – Horní Blatná – Bubla­va – Kras­lice – Luby – Plesná –Fran­tiš­ko­vy Lázně – Cheb

Proposition d’itinéraire à vélo

On peut se rendre faci­le­ment à Decin depuis Prague en train (1h30 de tra­jet) ou en bus (mode de trans­port plus répan­du qu’en France et appré­cié des Tchèques). Cet iti­né­raire pro­pose une variante à par­tir de Kras­lice (jour 4) qui tronque la fin de la Magis­trale mais per­met de ral­lon­ger le tra­jet pour se rendre jusqu’à Plzeň et reprendre un train vers Prague (1 h 35 de tra­jet) — après, bien sûr, s’être récom­pen­sé de ses efforts par une pinte de pil­sen !

Jour 1 (59,4 km) : Děčín Pří­peř — Sněžník — Děčínský Sněžník — Sněžník — Tisá – Petro­vice — Krásný Les — Adol­fov — Komáří Hůr­ka — Cíno­vec — Miku­lov

Jour 2 (87,9 km) : Miku­lov — Nové Měs­to — Fláje — Klí­ny — Mníšek — Nová Ves v Horách — Miku­lo­vice — Rudo­lice v Horách — Kalek — Načetín — Jil­mová  — Černý potok — Kovářská — Čes­ké Ham­ry

Jour 3 (63,8 km) : Čes­ké Ham­ry — Loučná — Klí­no­vec — Boží Dar — Rýžov­na — Horní Blatná — Jelení — Rola­va — Rájec — Kras­lice

Jour 4 (50 km) : Kras­lice — Luby — Plesná — Fran­tiš­ko­vy Lázně — Cheb

Variante :

Jour 4 (64,5 km) : Kras­lice — Anens­ké údolí — Oloví — Kraj­ková — Květná — Horní Část­kov — Kaceřov — Horní Pochlo­vice — Dolní Pochlo­vice — Kynš­perk nad Ohří — Kolová — Liba­va — Studán­ka — Lázně Kynž­vart — Valy — Kli­men­tov — Vel­ké Hleď­sebe

Jour 5 (63,2 km) : Velká Hleď­sebe — Mariáns­ké Lázně — Závišín — Oves­né Kla­dru­by — Kláš­ter Teplá — Smrčí Dvůr — Louč­ky  — Pačín — Horní Polžice — Dolní Polžice — Kons­tan­ti­no­vy Lázně — Polouča­ny — Okrouh­lé Hra­diště — Šipín — Rozně­vice — Per­na­rec — Čerňo­vice — Nový Dvůr — Pňo­va­ny — Jezná — Hra­cho­lus­ky — Hra­cho­lus­ky

Jour 6 (21,9 km) : Hra­cho­lus­ky — Nová Jezná — Pleš­nice — Bdě­neves — Kozo­lu­py — Vochov — Kři­mice — Plzeň

Voir les tra­cés inédits et ori­gi­naux en pages 9 et 10 du PDF.

Proposition d’itinéraire à pied

Dis­tances et temps sont don­nés à titre pure­ment indi­ca­tif — le par­cours peut bien sûr être effec­tué dans les deux sens

Jour 1 : Děčín — Tisá (19 km / 6 h 30)

Jour 2 : Tisá — Foj­to­vice (27 km / 8 h 15)

Jour 3 : Foj­to­vice — Miku­lov (19,5 km / 5 h 40)

Jour 4 : Miku­lov — Klí­ny (22 km / 7 h 20)

Jour 5 : Klí­ny — Kalek (25,5 km / 7 h 20)

Jour 6 : Kalek — Mědě­nec (34 km / 9 h 50)

Jour 7 : Mědě­nec — Boží Dar (20 km / 6 h 15)

Jour 8 : Boží Dar — Horní Blatná (14 km / 3 h 30)

Jour 9 : Horní Blatná — Bubla­va (25,5 km / 7 h 30)

Jour 10 : Bubla­va — Luby (26,5 km / 7 h 45)

Jour 11 : Luby — Cheb (31 km / 8 h 40)

(De Cheb, trains pour Prague en 2h30 et pour Nurem­berg en 1h40)

Voir les tra­cés inédits et ori­gi­naux en pages 11 et 12 du PDF.

Proposition d’itinéraire à ski de fond

Jour 1 : Cíno­vec — Dlouhá lou­ka (22,5km) (acces­sible depuis Prague en bus via Dresde en 4 h)

Jour 2 : Dlouhá lou­ka — Holz­hau (Alle­magne) et retour par le sud du lac Fláje (30 km)

Jour 3 : Klí­ny — lac de Fláje et retour (34 km)

Jour 4 : Mnišek (petit retour en arrière pour faire la jonc­tion) — Lesná (en pas­sant par Nová Ves v Horách) (30 km)

Jour 5 : cir­cuits autour de Boží Dar (pour pro­fi­ter du splen­dide domaine skiable)

Jour 6 : Boží Dar — Horní Blatná (40 km)

Jour 7 : cir­cuits autour de Horní Blatná

Cir­cuit Ouest d´une lon­gueur d’environ 30 km (Horní Blatná — Vlčí hora — Zaječí hora — Hra­niční hora — Liščí hora — Rola­va — Rolavský vrch — Jelení vrch — Číhad­lo — Horní Blatná)

Cir­cuit Nord d´une lon­gueur d’environ 17 km (Horní Blatná — Vlčí hora — Máslová ces­ta — Stráň — Potůč­ky — Na Strašid­lech — Jelení hory — Horní Blatná)

Cir­cuit Sud d´une lon­gueur d’environ 16 km (Horní Blatná — Per­nink — Aber­ta­my — Bludná roz­cestí — Bla­tenský vrch — Horní Blatná)

Retour depuis Horní Blatná pour Prague, en train jusqu’à Kar­lo­vy Vary puis en bus – 4 h

Voir les plans des pistes et les tra­cés en pages 13 et 14 du PDF.

Au dessus de Karlovy Vary
Les monts Métallifères en été
Les monts Métallifères en été

Activités connexes

Dans la région d’Ústí nad Labem : visite de la ville his­to­rique de Krup­ka, de la gale­rie de mine Sta­rý Mar­tin et de la col­line Mědník, où l’exploitation des gise­ments de mine­rais a duré près de sept cents ans.

Dans la région de Kar­lo­vy Vary : visite de Boží Dar, qui veut dire « le cadeau de dieu ». Centre d’extraction des mine­rais d’étain et d’argent du XVIe au XIXe siècle, Boží Dar est aujourd’hui l’un des prin­ci­paux pôles tou­ris­tiques des monts Métal­li­fères. C’est éga­le­ment le centre du ski de fond de la Bohême de l’Ouest.

Dans la par­tie occi­den­tale des monts Métal­li­fères, à une ving­taine de kilo­mètres de Kar­lo­vy Vary, l’histoire de la ville minière his­to­rique de Jáchymov est liée à l’identification des pro­prié­tés de l’uranium. C’est en effet à par­tir des mine­rais de Jáchymov que Marie Curie-Sklo­dows­ka a pu iso­ler les élé­ments radio­ac­tifs radium et polo­nium. Avant la Pre­mière Guerre mon­diale, Jáchymov dis­po­sait même du mono­pole de pro­duc­tion et d’exportation de radium. Exploi­tées jusqu’en 1962, les mines (qui ser­vaient de camps de tra­vaux for­cés pour les pri­son­niers poli­tiques du régime com­mu­niste) ont four­ni près de 8000 tonnes d’uranium au pro­gramme nucléaire sovié­tique. Quinze pierres com­mé­mo­ra­tives près de l´église de Jáchy­mov, tra­vaillées par le sculp­teur Roman Podrázský et appe­lées « le Che­min de croix vers la liber­té », portent les noms des camps de concen­tra­tion et des mines d´uranium. Tous les ans a lieu une ren­contre des anciens pri­son­niers de ces camps com­mu­nistes.

La ville de Cheb, en fin d’itinéraire de la Magis­trale, était au Moyen Âge un car­re­four impor­tant sur la route com­mer­ciale royale reliant Prague à Nurem­berg. Le châ­teau fort de Cheb, construit autour de l’an 1180, fait par­tie des monu­ments impor­tants de style roman.

Les trois sta­tions de Kar­lo­vy Vary (ancienne Karls­bad), Mariáns­ké Lázně et Fran­tiš­ko­vy Lázně (que Goethe, après y avoir séjour­né, a qua­li­fié de « para­dis sur terre »), consti­tuent le fameux tri­angle ther­mal tchèque.

Cartographie

Il existe quelques cartes tchèques, d’une pré­ci­sion rela­tive (1 : 250.000) et cen­trées sur les prin­ci­paux pôles tou­ris­tiques des monts Métal­li­fères.

Krus­né Hory Stred, Euro­kart

Voir en pages 8 à 14 les tra­cés réa­li­sés pour ce dos­sier : ils sont inédits et ori­gi­naux.

Matériel spécifique, équipement

Pas de maté­riel spé­ci­fique à prendre pour la ran­don­née : chaus­sures de marche et pas de mon­tagne, de quoi se pro­té­ger de la pluie et du froid. Pour le ski de fond, pri­vi­lé­gier les skis alter­na­tifs (pour­vus d’écailles), ou les skis de ran­don­née nor­dique (skis à écailles avec carres), bien pra­tiques pour les (inévi­tables) par­ties hors-piste impo­sées par cer­taines jonc­tions. Pour le vélo, tout dépend de l’esprit de départ (il y a suf­fi­sam­ment de routes bitu­mées pour les vélos de route) ; pour pro­fi­ter de toutes les res­sources des monts Métal­li­fères, il vaut cepen­dant mieux s’orienter vers un VTT confor­table (ou un solide VTC).

Art de vivre

La pre­mière par­ti­cu­la­ri­té de la mon­tagne tchèque, c’est la convi­via­li­té entre ran­don­neurs (et skieurs), d’un natu­rel et d’une cha­leur que nous avons oubliés chez nous et qu’on retrouve chez les peuples qui ont encore la chance d’avoir conscience d’eux-mêmes.

La deuxième, c’est le côté robo­ra­tif et bon mar­ché d’une cui­sine qui tient au corps, et la saveur des bières (légères pour la plu­part) deux à trois fois moins coû­teuses qu’en France !

Liens

Voi­ci un site tou­ris­tique (tchèque, avec ver­sion anglaise et alle­mande) bien fait, consa­cré aux monts Métal­li­fères et conte­nant suf­fi­sam­ment de détails his­to­riques, géo­gra­phiques et pra­tiques pour orga­ni­ser son séjour : www.ceskehory.cz

Pour abor­der les Monts Métal­li­fères par le côté alle­mand, un site utile : www.wintersport-im-erzgebirge.de

Année où cet itinéraire a été parcouru

Der­niers par­cours effec­tués en 2013.