#ColloqueILIADE — Immigration : la catastrophe – Que faire ? Le livre choc de Jean-Yves Le Gallou [interview]

Immigration : la catastrophe – Que faire ? Le livre choc de Jean-Yves Le Gallou [interview]

#ColloqueILIADE — Immigration : la catastrophe – Que faire ? Le livre choc de Jean-Yves Le Gallou [interview]

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Le thème de notre colloque 2016 est plus que jamais d’actualité. En témoigne cet article dont nous vous proposons la lecture. Face à l’assaut migratoire que subit l’Europe, nous vous attendons nombreux le 9 avril à Paris pour tracer les voies du nécessaire réveil de la conscience européenne !

01/03/2016 – 06h00 Paris (Breizh-info.com) – Les édi­tions Via Roma­na publient début mars le der­nier livre de Jean-Yves Le Gal­lou qui pour­rait bien faire l’effet d’une petite bombe . Avec « Immi­gra­tion, la catas­trophe – que faire ? », le res­pon­sable de la fon­da­tion Polé­mia, haut-fonc­tion­naire, intel­lec­tuel et homme poli­tique fran­çais, livre un opus de plus de 400 pages qui sonne l’alarme. Jean-Yves Le Gal­lou revient sur les catas­trophes (sani­taire, éco­lo­gique, éco­no­mique, iden­ti­taire …) pro­duites par l’immigration depuis plu­sieurs décen­nies en France. Tout est chif­fré, sour­cé, péda­go­gique, conden­sé.

Outre le constat, Jean-Yves Le Gal­lou revient sur les causes qui ont ame­né l’Europe et la France à se faire petit à petit sub­mer­ger par des popu­la­tions venues du monde entier. Mais il pro­pose éga­le­ment des solu­tions, des pistes pour l’avenir. Le livre est d’ailleurs dédi­ca­cé aux parents et aux grands-parents qui le liront : « pour que leurs des­cen­dants et les des­cen­dants de leurs des­cen­dants vivent en paix dans une France encore ».

Si il n y avait qu’un seul livre à lire sur l’immigration en Europe, ses causes, ses consé­quences et le car­re­four vital devant lequel se situent les Euro­péens aujourd’hui, c’est celui là. Le livre est déjà dis­po­nible en vente par cor­res­pon­dance, ici.

Du Bata­clan à Cologne, de la mer Égée à la Scan­di­na­vie : cha­cun le voit, l’immigration est une catas­trophe pour la France et l’Europe. L’invasion les menace d’anéantissement. Ses causes ? L’explosion démo­gra­phique du Sud, les guerres, mais pas seule­ment. Après qua­rante ans de déni orga­ni­sé, la réa­li­té s’impose. Même Hol­lande et Mer­kel semblent com­men­cer à prendre conscience des dif­fi­cul­tés. L’Europe est en train de mou­rir d’un pro­jet idéo­lo­gique : le mon­dia­lisme immi­gra­tion­niste mar­chand, le « MIM », faci­li­té par la tra­hi­son de ses élites poli­tiques, éco­no­miques, judi­ciaires, média­tiques. Cette tra­hi­son explique qua­rante ans de men­songes, d’omerta, d’impuissance à trai­ter le pro­blème mal­gré les pro­messes.

Nous avons inter­ro­gé Jean-Yves Le Gal­lou sur cet ouvrage.

Breizh-info.com : Vous sor­tez un ouvrage inti­tu­lé « Immi­gra­tion, la catas­trophe, que faire ? ». Avez vous trou­vé la réponse à la ques­tion que Lénine se posait fût un temps ?

Jean-Yves Le Gal­lou : « Un jour le recours à la force sera inévi­table ». Cette phrase n’est pas la mienne. C’est celle du géo­po­li­ti­cien Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étran­gères de Fran­çois Mit­ter­rand. Elle a été pro­non­cée en juin 2015 lorsque l’invasion de l’Europe a com­men­cé depuis les côtes libyennes.

Le recours à la force est le point aveugle de la ques­tion de l’immigration. Il est iné­luc­table. Mais il sup­pose un chan­ge­ment de para­digmes. Sor­tir de l’idéologie bisou­nours. Échap­per à la sidé­ra­tion média­tique nous mon­trant des enfants en détresse là où ce sont des jeunes hommes conqué­rants et agres­sifs qui arrivent. Opé­rer un ren­ver­se­ment de pers­pec­tives : s’émanciper de l’idéologie des droits de l’homme et réaf­fir­mer le droit des peuples à défendre leur iden­ti­té.

Breizh-info.com : Vous par­lez du sui­cide de l’Europe. Mais ne sont-ce pas les ins­ti­tu­tions euro­péennes et les élites diri­geantes de l’Ouest qui sui­cident leurs propres peuples ?

Jean-Yves Le Gallou, Immigration : la catastrophe, Que faire ?, Ed. VIA ROMANA

Jean-Yves Le Gal­lou, Immi­gra­tion : la catas­trophe, Que faire ?, Ed. VIA ROMANA

Jean-Yves Le Gal­lou : Les oli­gar­chies euro­péennes – à Bruxelles, Ber­lin ou Paris – sont à la remorque des oli­gar­chies finan­cières et média­tiques : elles sacri­fient leur peuple à l’idéologie domi­nante, le mon­dia­lisme immi­gra­tion­niste mar­chand, le « MIM ». Ce n’est pas « l’Europe » le pro­blème, c’est l’idéologie des oli­gar­chies diri­geantes. Mais le salut ne peut venir que d’un réveil de la conscience euro­péenne. L’enjeu est le même pour tous les peuples euro­péens : retrou­ver le sens et sau­ver leur civi­li­sa­tion. C’est aus­si le mes­sage que pas­se­ra l’Institut ILIADE lors de son col­loque du 9 avril : « face à l’assaut migra­toire, pour un réveil de la conscience euro­péenne ».

Breizh-info.com : Com­mis­sion euro­péenne, cour des droits de l’homme, conseil consti­tu­tion­nel dans les Etats membres, sommes nous encore dans des démo­cra­ties, à l’heure où des ins­ti­tu­tions non élues bloquent, votent, mettent en oeuvre des pro­grammes aux lourdes consé­quences pour les peuples Euro­péens ?

Jean-Yves Le Gal­lou : Non, nous vivons à l’ère du coup d’État des juges. 90% de notre légis­la­tion sur l’immigration est le fait du Conseil d’État. Le légis­la­teur ne se demande pas « que faut-il faire ? » mais « qu’est-ce que le Conseil d’État m’autorisera à faire ? » Ce qu’on appelle l’État de droit c’est l’interprétation de textes très géné­raux sous l’angle du poli­ti­que­ment cor­rect. De la part de gens qui vivent dans des quar­tiers épar­gnés par le fléau de l’immigration…

Quant aux pré­fets ils ne peuvent agir qu’après auto­ri­sa­tion de petits juges admi­nis­tra­tifs : ain­si le pré­fet du Pas-de-Calais s’est vu qua­si­ment inter­dire, dans la pra­tique, le déman­tè­le­ment d’une par­tie de la jungle de Calais peu­plée de délin­quants clan­des­tins. Ain­si le soi disant État de droit pro­tège le non droit. Le soi disant État de droit n’est rien d’autre que le déni de démo­cra­tie. Et le déni de réa­li­té.

Breizh-info.com : Est-il humai­ne­ment et juri­di­que­ment pos­sible, demain, de cou­ler les bateaux à des­ti­na­tion de l’Europe, de mettre les migrants pré­sents dans des avions sans pas­ser par des pro­cé­dures admi­nis­tra­tives, de mettre hors d’Etat de nuire les par­ti­sans de la mort des Euro­péens ?

Jean-Yves Le Gal­lou : Des mil­lions d’hommes se sont sacri­fiés il y a un siècle pour leur patrie. Sont-ils morts pour rien ?

Nos gou­ver­nants font la guerre – à coups de drones, de bom­bar­de­ments et de forces spé­ciales – en Afrique ou au Moyen Orient tuant des enne­mis mais aus­si des civils inno­cents. Et ce en toute bonne conscience

Mais alors pour­quoi dans le même temps nous lais­sons nous enva­hir ? C’est la res­pon­sa­bi­li­té du poli­tique de déci­der de mesures excep­tion­nelles face à des cir­cons­tances excep­tion­nelles. Or l’invasion que nous subis­sons néces­sitte des mesures excep­tion­nelles. Ne pas les prendre aujourd’hui, c’est pré­pa­rer le chaos de demain.

Quand je dédi­cace le livre à des parents ou des grands-parents, j’écris ceci : « pour que leurs des­cen­dants et les des­cen­dants de leurs des­cen­dants vivent en paix dans une France encore euro­péenne. » Agir sans fai­blesse aujourd’hui est la seule manière d’éviter de grands mal­heurs demain !

Breizh-info.com : Le pre­mier res­pon­sable n’est-il pas avant tout l’Européen lui même, qui semble bien inca­pable de se révol­ter, y com­pris dans des pays où la crise éco­no­mique affame la popu­la­tion, comme en Grèce ?

Jean-Yves Le Gal­lou : Les Euro­péens sont vic­times d’un tota­li­ta­risme mou. Ils subissent d’abord l’ahurissement média­tique à coups d’images émo­tion­nelles (le petit Aylan qui s’est noyé non à cause des « méchants Euro­péens » mais parce que son père avait gar­dé le gilet de sau­ve­tage pour lui !).

Il y a ensuite la répres­sion judi­ciaire qui traque les « mau­vaises pen­sées » (loi Pleven/Gayssot) et les « mau­vaises actions » (mani­fes­ter contre le poli­ti­que­ment cor­rect). C’est le deux poids, deux mesures. L’État aujourd’hui livre la guerre à la France et aux Fran­çais.

Breizh-info.com : Les réseaux sociaux ne sont-ils pas à la fois un vec­teur for­mi­dable de dif­fu­sion des idées dis­si­dentes, tout en étant un frein gigan­tesque à toute action « réelle » ? Le consom­ma­teur Euro­péen n’est-il pas défi­ni­ti­ve­ment pri­son­nier de ses réflexes et de son édu­ca­tion à la consom­ma­tion et à l’asservissement ?

Jean-Yves Le Gal­lou : Je ne crois pas du tout. Bien sûr il ne faut pas se conten­ter de res­ter der­rière l’ordinateur mais le cla­vier est un for­mi­dable outil d’information et de com­mu­ni­ca­tion. Sans cla­vier beau­coup de réunions ne connai­traient pas le suc­cès qu’elles ren­contrent, beau­coup de mani­fes­ta­tions ne seraient tout sim­ple­ment pas pos­sible. Il faut uti­li­ser le cla­vier comme moyen de mobi­li­sa­tion pour occu­per la rue et pour agir. Comme les iden­ti­taires bre­tons ou les Corses com­mencent à le faire.

On ne peut pas se conten­ter d’attendre pas­si­ve­ment « le grand soir élec­to­ral ». Et il faut sou­te­nir les mili­tants qui s’engagent dans l’action de ter­rain à Calais, à Quim­per, à Pon­ti­vy ou à Ajac­cio.

Breizh-info.com : Com­ment voyez-vous les choses évo­luer dans les pro­chaines années ? Les res­pon­sables poli­tiques « dis­si­dents » le sont ils vrai­ment ? Le Front natio­nal en France, semble inca­pable de prendre la mesure de ce qu’il se passe dans le pays et d’agir concrè­te­ment, par exemple …

Jean-Yves Le Gal­lou : 2015 a été mar­quée par quatre évé­ne­ments majeurs : le réta­blis­se­ment de la peine de mort pour blas­phème (Char­lie), l’invasion mas­sive de l’Europe (Ita­lie, Grèce), l’attentat ter­ro­riste majeur de Paris (Bata­clan), les agres­sions sexuelles du nou­vel an en Alle­magne. Une telle accu­mu­la­tion d’événements n’appelle pas des réponses juri­diques ou tech­niques.

Elle sup­pose une vision his­to­rique. Aucun grand diri­geant poli­tique, hélas, ne s’est pla­cé à ce niveau. Il est assez éton­nant de voir les diri­geants du FN s’embourber dedans les ques­tions éco­no­miques, en véri­té secon­daires. Ceux qui dis­cutent à perte de vue de l’euro me font pen­ser à ces byzan­tins qui débat­taient du sexe des anges quand les Turcs étaient aux portes.

Ceci étant, quoi que pensent et disent ses prin­ci­paux diri­geants, le FN reste de loin la meilleure offre élec­to­rale pour qui­conque com­bat l’immigration. En poli­tique, est ce qui paraît. Et c’est ain­si que le FN est per­çu par les élec­teurs et les médias. Ain­si, dans la semaine qui a sui­vi les atten­tats de Paris, les inten­tions de vote pour le FN aux élec­tions régio­nales ont pro­gres­sé méca­ni­que­ment de 3 points ( de 25% à 28%). Flo­rian Phi­lip­pot et Marine Le Pen recueillent les rentes élec­to­rales de la ligne anti immi­gra­tion constam­ment sui­vie par Jean-Pierre Stir­bois, Bru­no Mégret, Bru­no Goll­nisch et bien sur Jean-Marie Le Pen.

Néan­moins, les évé­ne­ments devraient conduire, au-delà des simples démarches élec­to­rales, à prendre la hau­teur his­to­rique néces­saire. L’action poli­tique n’a de sens qu’au regard de l’histoire.

Jean-Yves Le Gal­lou, Immi­gra­tion : la catas­trophe, Que faire ?, Ed. VIA ROMANA, 482 p.

Pro­pos recueillis par Yann Val­le­rie — [cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et dif­fu­sion sous réserve de men­tion de la source d’origine