#ColloqueILIADE — « Immigration : la catastrophe » : la leçon de réalisme et de courage de Jean-Yves Le Gallou

« Immigration : la catastrophe » : la leçon de réalisme et de courage de Jean-Yves Le Gallou

#ColloqueILIADE — « Immigration : la catastrophe » : la leçon de réalisme et de courage de Jean-Yves Le Gallou

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Le thème de notre colloque 2016 est plus que jamais d’actualité. En témoigne cet article dont nous vous proposons la lecture. Face à l’assaut migratoire que subit l’Europe, nous vous attendons nombreux le 9 avril à Paris pour tracer les voies du nécessaire réveil de la conscience européenne !

Assu­ré­ment le livre que Jean-Yves Le Gal­lou vient de faire paraître aux Edi­tions Via Roma­na, Immi­gra­tion : la catas­trophe. Que faire ? fera date. Jean Yves Le Gal­lou a déjà écrit de nom­breux essais sur la ques­tion de l’immigration, de l’identité ou de la pré­fé­rence natio­nale. Mais son der­nier livre marque un tour­nant.

Un ouvrage de référence sur l’immigration

Jean-Yves Le Gallou, Immigration : la catastrophe, Que faire ?, Ed. VIA ROMANA

Jean-Yves Le Gal­lou, Immi­gra­tion : la catas­trophe, Que faire ?, Ed. VIA ROMANA

C’est d’abord une somme : près de 500 pages denses, ponc­tuées de nom­breuses réfé­rences, cartes, tableaux, gra­phiques et annexes. Car l’auteur, qui connaît à fond son sujet, aborde l’immigration sous tous ses aspects : éco­no­mique, social, édu­ca­tif, cultu­rel, sécu­ri­taire, ins­ti­tu­tion­nel, poli­tique, his­to­rique, reli­gieux, géo­po­li­tique, etc. Rien n’échappe à son ana­lyse. Et tout est réfé­ren­cé, jus­ti­fié, démon­tré.

On en vien­drait à regret­ter l’absence d’un index tant son étude est vaste et argu­men­tée ! Mais il est vrai que le som­maire, très détaillé, faci­li­te­ra la tâche des cher­cheurs. Car il s’agit à l’évidence d’un ouvrage de réfé­rence mais qui se lit faci­le­ment, car le style est alerte, non dénué d’humour, au sur­plus, mal­gré la gra­vi­té du sujet.

Un ouvrage contre le mensonge systémique

Il serait vain de pré­tendre résu­mer en quelques lignes un ouvrage aus­si riche. Mais son titre parle de lui-même : Immi­gra­tion : la catas­trophe, sans point d’interrogation.

Contrai­re­ment à ce que pré­tendent l’oligarchie et les médias de pro­pa­gande à lon­gueur de jour­née, Jean-Yves Le Gal­lou démontre en effet que l’immigration n’est une chance ni pour la France ni pour l’Europe. C’est l’objet de la pre­mière par­tie de son ouvrage de démon­ter le men­songe sys­té­mique qui entoure les réa­li­tés de l’immigration et de décli­ner, sec­teur par sec­teur, les consé­quences catas­tro­phiques de la poli­tique menée depuis 40 ans en la matière. Le constat est acca­blant.

Mais, jus­te­ment, l’auteur ne vise pas à nous acca­bler, ce qui ne serait qu’une autre forme de renon­ce­ment, mais à nous ouvrir les yeux.

Une analyse innovante des causes de la catastrophe

Jean-Yves Le Gal­lou ne se limite pas à ce constat, déjà en par­tie abor­dé dans ses pré­cé­dents essais, mais ouvre une vaste réflexion sur les causes, loin­taines ou proches, de cette catas­trophe. Avec une cer­taine modes­tie qui l’honore, d’ailleurs, puisqu’il recon­naît l’enchevêtrement et la com­plexi­té des fac­teurs.

Cette ana­lyse cor­res­pond au second grand temps de son ouvrage. C’est sans doute la plus inno­vante.

Que nous dit-il en sub­stance en effet ? Que l’immigration en Europe ne cor­res­pond pas tant à une fata­li­té démo­gra­phique, cli­ma­tique ou géo­po­li­tique, comme le pré­tendent les oli­garques, qu’à un pro­jet :

- Car l’immigration est d’abord le pro­jet du patro­nat qui dès les années 1970 compte sur elle pour pous­ser les salaires à la baisse.
— L’immigration est ensuite le pro­jet de la super-classe mon­diale qui entend abo­lir les fron­tières et dis­soudre les iden­ti­tés pour éta­blir son uto­pique gou­ver­ne­ment mon­dial.
— Enfin, la bombe migra­toire cor­res­pond au pro­jet chao­tique des Etats-Unis pour neu­tra­li­ser dura­ble­ment l’Europe, concur­rent poten­tiel de son lea­der­ship.

Et, à chaque fois, l’auteur verse des pièces pro­bantes au dos­sier.

Immigration : la grande trahison des « élites »

La troi­sième par­tie de l’ouvrage s’intitule d’ailleurs signi­fi­ca­ti­ve­ment La Grande Tra­hi­son. Car le livre est aus­si un lourd réqui­si­toire.

- C’est d’abord un réqui­si­toire contre les pou­voirs publics qui, non seule­ment se sont révé­lés inca­pables de régu­ler l’immigration, mais qui font désor­mais la guerre à leur propre peuple pour impo­ser son Grand Rem­pla­ce­ment, pour reprendre l’expression de l’écrivain Renaud Camus.
— C’est notam­ment un réqui­si­toire contre le gou­ver­ne­ment des juges qui n’a eu de cesse d’empêcher toute ten­ta­tive de jugu­ler la catas­trophe migra­toire au nom de l’idéologie des droits de l’homme ou de la « lutte contre les dis­cri­mi­na­tions ».
— C’est un réqui­si­toire contre les poli­ti­ciens qui se sont sciem­ment mis à la remorque du com­mu­nau­ta­risme à des fins élec­to­ra­listes.
— C’est aus­si un réqui­si­toire contre les « élites » qui vantent les charmes du « vivre-ensemble » ou de la « dis­cri­mi­na­tion posi­tive », tout en se pré­ser­vant, per­son­nel­le­ment, d’en subir les consé­quences. On appré­cie­ra à cet égard l’annexe rap­pe­lant où habite exac­te­ment le gotha judi­ciaire fran­çais ain­si que l’anecdote rela­tive à la sco­la­ri­sa­tion des enfants de Fleur Pel­le­rin !

L’économie de l’immigration derrière l’idéologie de l’immigration

C’est enfin un réqui­si­toire contre les idiots utiles ou inté­res­sés qui se font les agents de la catas­trophe migra­toire, en échange de la consi­dé­ra­tion média­tique ou de béné­fices maté­riels encore plus pal­pables.

Car Jean-Yves Le Gal­lou montre bien que der­rière les « nobles » sen­ti­ments invo­qués se cachent la plu­part du temps de sor­dides inté­rêts. L’idéologie de l’immigration cache l’économie de l’immigration, comme l’écrit si bien l’auteur.

Elle cache notam­ment que la super­classe mon­diale empoche seule les béné­fices du chaos migra­toire pen­dant que les peuples du Nord s’appauvrissent.

Que faire ?

On attend évi­dem­ment la réponse à la ques­tion du titre : Que faire ? C’est le der­nier temps du livre de Jean-Yves Le Gal­lou.

Fort de son expé­rience poli­tique mais aus­si admi­nis­tra­tive, l’auteur n’entend pas nous ber­cer d’illusions, si fré­quentes à droite quand il est ques­tion d’immigration. Il nous montre d’ailleurs selon quel pro­ces­sus fatal les mâles décla­ra­tions à répé­ti­tion des poli­ti­ciens de droite pro­met­tant de jugu­ler l’immigration, irré­gu­lière ou non, finissent tou­jours par pro­duire les résul­tats inverses : tou­jours… plus d’immigration !

A l’évidence, mettre un terme à la catas­trophe sera long et dif­fi­cile.

Signi­fi­ca­ti­ve­ment, l’auteur cite l’ancien ministre Hubert Védrines selon qui « un recours à la force sera à un moment ou à un autre inévi­table ».

Force et courage

La force, telle est bien la ques­tion.

Car Jean-Yves Le Gal­lou nous explique qu’on ne met­tra pas fin à la catas­trophe migra­toire sans un réar­me­ment moral préa­lable des Euro­péens. Lequel sup­pose de bri­ser les tabous qui inter­disent de mettre en œuvre les solu­tions. Car, comme il l’écrit : « Sans nom­mer les maux, sans évo­quer les vraies solu­tions, rien ne sera réglé ».

Les solu­tions existent, mais l’oligarchie les a ren­dues taboues car elles mena­ce­raient, non pas l’humanité comme elle veut nous le faire croire, mais son pro­jet et ses inté­rêts.

On ne met­tra donc pas fin à la catas­trophe migra­toire si on ne se libère pas d’abord de la chape de mau­vaise conscience et de repen­tance eth­no-maso­chiste que l’oligarchie et ses idiots utiles nous ont impo­sée ; si on ne met pas fin aux lois liber­ti­cides dont la fonc­tion réelle est de muse­ler le peuple fran­çais ; et si on ne retrouve pas la fier­té de notre iden­ti­té et de notre civi­li­sa­tion.

Le courage de mettre fin à notre dormition

Maur­ras disait « Poli­tique d’abord ». Jean-Yves Le Gal­lou nous dit à sa manière : « Cou­rage d’abord ».

Le cou­rage d’appeler les choses par leur nom, droit que le poli­ti­que­ment cor­rect nous refuse. Le cou­rage d’être fier de sa race, de son iden­ti­té et de ses ancêtres. Le cou­rage de pro­po­ser les solu­tions qui se nomment : sou­ve­rai­ne­té du peuple, pré­fé­rence natio­nale, pré­fé­rence de civi­li­sa­tion, remi­gra­tion, indé­pen­dance euro­péenne. Le cou­rage enfin de les mettre en œuvre sans fai­blesse le moment venu.

Jean-Yves Le Gal­lou ter­mine son livre par ces mots « L’histoire revient ». C’est plus qu’un constat : c’est un appel à sor­tir de notre dor­mi­tion avant qu’il ne soit trop tard.

Immi­gra­tion : la catas­trophe, un livre des­ti­né, non pas à nous acca­bler, mais à nous réveiller.

Michel Geof­froy 03/03/2016 — Cor­res­pon­dance Polé­mia — 05/03/2016

Jean-Yves Le Gal­lou, Immi­gra­tion : la catas­trophe, Que faire ?, Ed. VIA ROMANA, 482 p.