Accueil | Communiqués | Vidéo Etre Européen : plus d’un million de vues sur YouTube !

Vidéo Etre Européen : plus d’un million de vues sur YouTube !

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou, Co-fondateur de l’Institut ILIADE.

La vidéo de l’Institut ILIADE « Ni Lam­pe­du­sa, ni Bruxelles, être Euro­péen » vient de dépas­ser le mil­lion de vues en moins de trois mois sur You­Tube. Qu’en pen­sez-vous ?
C’est un suc­cès extra­or­di­naire. D’ha­bi­tude, c’est Lady Gaga qui joue dans cette cour ! Plus sérieu­se­ment, il est plus qu’ex­cep­tion­nel qu’une vidéo à fort conte­nu cultu­rel ou poli­tique dépasse le mil­lion de vues.

Com­ment l’ex­pli­quez-vous ?
Par la conjonc­tion de dif­fé­rentes causes. Sur la forme, c’est une vidéo plu­tôt longue, de près de 5 minutes, ce qui aurait pu être un han­di­cap mais a été com­pen­sé, à l’évidence, par un très riche conte­nu nar­ra­tif et esthé­tique. Dans un monde ration­nel et ron­chon, c’est une vidéo qui donne du sens mais qui fait aus­si appel à l’é­mo­tion.
Enfin, les évé­ne­ments aux fron­tières de la Hon­grie et l’ir­res­pon­sa­bi­li­té hal­lu­ci­nante de la troï­ka — Jun­cker, Mer­kel, Hol­lande — jus­ti­fient l’in­ter­ro­ga­tion « Qu’est-ce qu’être euro­péen ? »

Une ques­tion à laquelle répond pré­ci­sé­ment la vidéo…
Oui, l’immense suc­cès de cette vidéo tient à mon sens au fait que la réponse qu’elle apporte entre en réso­nance avec ce qu’at­tendent incons­ciem­ment les Euro­péens : c’est for­mi­da­ble­ment encou­ra­geant. C’est aujourd’hui la vidéo-phare des Euro­péens qui entendent le res­ter !

Cette vidéo a même dépas­sé la vidéo sœur “être Fran­çais” (860 000 vues, ce qui est aus­si beau­coup). Cela vous paraît-il nor­mal ?
Nor­mal ? Je ne sais pas, mais cela m’a beau­coup sur­pris.
L’Eu­rope a la répu­ta­tion de ne pas faire recette : les édi­teurs s’en méfient car les livres qui sont consa­crés aux thèmes euro­péens se vendent mal ; les élec­teurs s’en détournent et beau­coup s’abs­tiennent lors des élec­tions euro­péennes… Pour tout vous dire, je m’at­ten­dais à quatre fois moins de vues pour « être Euro­péen » que pour « être Fran­çais » ! Mes pro­nos­tics ont été déjoués : ce qui prouve que les Fran­çais sont pro­fon­dé­ment conscients que leur iden­ti­té est euro­péenne. Un Fran­çais, c’est un Euro­péen d’ex­pres­sion fran­çaise.

Encore une fois, com­ment l’ex­pli­quez-vous ?
Tout sim­ple­ment parce que si l’Eu­rope tech­no­cra­tique rebute, l’Eu­rope char­nelle parle à l’âme. Les pre­miers mots de la vidéo donnent le ton :

L’Europe, ce n’est pas Lampedusa, c’est notre civilisation.
L’Europe, ce n’est pas l’organisation de Bruxelles, pas davantage une monnaie ou une banque centrale.
L’Europe, ce n’est pas un espace mondialisé et sans frontière.
L’Europe, ce n’est pas le monde africain ; ce n’est pas non plus une terre d’Islam.
L’Europe ce n’est ni la laideur ni le non-art.
L’Europe, c’est le continent des Européens.
L’Europe, ce sont des millénaires d’histoire, 700 millions d’Européens.
L’Europe, c’est une identité : la civilisation européenne et chrétienne…

La vidéo a‑t-elle été vue hors de France ?
Oui, bien sûr, même si les locu­teurs fran­co­phones repré­sentent plus de 90 % des inter­nautes à l’avoir vision­née. Mais la vidéo a été vue ailleurs, notam­ment parce qu’elle a été sous-titrée en anglais, en alle­mand, en espa­gnol…

Et main­te­nant, quels sont vos pro­jets ?
Dif­fu­ser plus mas­si­ve­ment la vidéo dans les autres pays d’Eu­rope en l’a­dap­tant, c’est à dire en pro­cé­dant à un enre­gis­tre­ment dans un pre­mier temps en anglais, en ita­lien, en alle­mand et en espa­gnol. Dans un second temps en sué­dois, en por­tu­gais, en hon­grois… Ce qui sera l’occasion d’identifier des relais et construire des par­te­na­riats dans ces dif­fé­rents pays.
S’a­gis­sant de la France, nous allons main­te­nant pous­ser la vidéo sur Face­book. Cela ralen­ti­ra les comp­teurs sur You­Tube, mais don­ne­ra une vira­li­té nou­velle à la vidéo.

Vous avez d’autres pro­jets de vidéos ?
Oui, un pro­jet beau­coup plus ambi­tieux : un récit civi­li­sa­tion­nel de l’Eu­rope en 30 à 40 vidéos de trois minutes.

Com­ment l’Institut ILIADE va-t-il s’y prendre ?
Réflé­chir. Tra­vailler. Tra­vailler dur. Débattre du pro­jet. Puis mobi­li­ser les res­sources humaines et tech­niques pour le mettre en œuvre. Bien sûr, der­rière, il fau­dra aus­si des moyens finan­ciers. C’est le moment de sou­te­nir l’ILIADE : faire un don est l’assurance de contri­buer très concrè­te­ment, et effi­ca­ce­ment, au néces­saire réveil de la conscience euro­péenne !

Voir aussi