D’Ingolstadt à Eichstätt, au fil du Danube et de l’Altmühl

D’Ingolstadt à Eichstätt, au fil du Danube et de l’Altmühl

D’Ingolstadt à Eichstätt, au fil du Danube et de l’Altmühl

Aller Was­ser König, der Rhein, die Donau soll sei­ne Gemah­lin sein. »
Si le Rhin est le roi de tou­tes les eaux, la Donau [le Danu­be] est son épou­se.
Pro­ver­be ancien

« Je vou­drais voir de mon vivant la liai­son du Danu­be avec le Rhin. 
Mais cet­te entre­pri­se est si tita­nes­que que je dou­te de sa réa­li­sa­tion. »
Goe­the

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Pays : Allemagne
Région : Bavière
Thématique générale du parcours : Parcours historique, de l’Antiquité à nos jours
Mode de déplacement : A bicyclette – Vélo de cyclotourisme
Durée du parcours : L’itinéraire proposé se parcourt tranquillement en 4 jours. A raison d’environ 30 à 35 km par jour, il est conçu pour faire autant de haltes que possible. Le plus délicat reste de combiner, au fil des étapes, les horaires de visite des sites et monuments. Ajoutez une journée pour la visite d’Ingolstadt et un jour et demi pour la visite de Ratisbonne et du Walhalla.
Nous vous incitons vivement à descendre le Danube de sa source à son embouchure (2850 km), ou à parcourir l’intégralité de la véloroute de l’Altmühl.
Difficulté du parcours : Très accessible en famille avec des enfants dès 10 ans (bébés et jeunes enfants peuvent être transportés dans un attelage adapté). Le circuit se fait presque entièrement sur des pistes ou des chemins réservés, mais pas toujours bitumés. Très peu de dénivelé.
Période possible : De la fin du printemps à l’automne.

Présentation géographique

D’Ingolstadt à Kel­heim, cet iti­né­rai­re lon­ge le Danu­be sur envi­ron 90 km, puis il remon­te une par­tie du cours d’un de ses affluents, l’Altmühl, dont les der­niers kilo­mè­tres sont cana­li­sés (canal Main-Danu­be).

Ingol­stadt se situe à 350 km de la sour­ce du Danu­be ; la pis­te emprun­te sou­vent l’une des digues qui pro­tè­gent la plai­ne des inon­da­tions. Entre Wel­ten­burg et Kel­heim, le fleu­ve tou­che à la bor­du­re sud du Jura fran­co­nien, dont les falai­ses ani­ment aus­si les rives de l’Altmühl.

Sur les col­li­nes, on culti­ve notam­ment le hou­blon. Vil­les et bour­ga­des se suc­cè­dent, avec une for­te acti­vi­té indus­triel­le autour des usi­nes auto­mo­bi­les (Audi à Ingol­stadt).

Cadre historique et culturel

Une pré­sen­ce humai­ne est attes­tée dans la région depuis le der­nier âge gla­ciai­re (grot­te de Kastlhäng, Altmühl­tal). Les 18 sta­tions du Parc archéo­lo­gi­que de la val­lée de l’Altmühl pro­po­sent des recons­ti­tu­tions de for­ti­fi­ca­tions, de tom­bes, de bâti­ments, etc., de l’époque de Nean­der­tal jusqu’aux Cel­tes. Le long du Danu­be, les éta­pes sont ponc­tuées par les ves­ti­ges de la par­tie la plus orien­ta­le du limes ger­ma­ni­que. Selon les pério­des, cet­te fron­tiè­re de l’Empire romain a été éta­blie en rive droi­te ou en rive gau­che du fleu­ve. A noter : les Bava­rois sont des méri­dio­naux et, aujourd’hui enco­re, pren­nent sou­vent par­ti pour la roma­ni­té plus que pour une ger­ma­ni­té trop prus­sien­ne à leur goût.

Les très nom­breux châ­teaux médié­vaux témoi­gnent d’une socié­té féo­da­le culti­vée (notam­ment à Prunn) tan­dis que les monas­tè­res attes­tent d’une pré­sen­ce catho­li­que pré­co­ce – même si leur his­toi­re a été mou­ve­men­tée. L’histoire de la Baviè­re est riche et com­plexe. En voi­ci un résu­mé abor­da­ble.

Armes de la Bavière
La véloroute
Ingolstadt
Le Danube à Weltenburg
Le camp romain d’Abusina
Un autel romain, sur le site d’Abusina

Description de l’itinéraire

L’itinéraire est bali­sé « Donau­rad­weg » puis « Altmühl­rad­weg » et les car­tes sont fia­bles. Atten­tion seule­ment en vil­le et aux car­re­fours impor­tants.

Jour 1 : d’Ingolstadt à Bad Gögging (32 km environ)

A Ingol­stadt, visi­tez notam­ment le Musée de l’armée bava­roi­se (armes, uni­for­mes et gigan­tes­ques dio­ra­mas de sol­dats de plomb) et l’église baro­que Maria de Vic­to­ria, dont la voû­te a été pein­te par Cos­mas Damian Asam.

La pis­te cycla­ble quit­te la vil­le après avoir tra­ver­sé le musée en plein air des for­ti­fi­ca­tions (visi­te du réduit Tilly), tra­ver­se puis lon­ge le Danu­be.

Quit­tez la pis­te pour visi­ter Voh­burg an der Donau et admi­rez ses por­tes (Klein Donau­tor, Gross Donau­tor). Mon­tez au Burg­berg, pla­ce stra­té­gi­que depuis l’âge du bron­ze, for­ti­fiée depuis les Caro­lin­giens et plu­sieurs fois détrui­te. Le vil­la­ge fait revi­vre tous les qua­tre ans le dra­me médié­val d’Agnès Ber­nauer, épou­sée en secret par le com­te Albrecht III et brû­lée com­me sor­ciè­re en 1435. Jolie pla­ce cen­tra­le.

La pis­te suit de nou­veau le Danu­be, puis s’en éloi­gne en direc­tion de Bad Gög­ging. La sta­tion ther­ma­le moder­ne exploi­te – et le mot est fai­ble – la tra­di­tion des bains romains (Limes­ther­me). L’église Saint-André abri­te le Musée des bains romains (Römi­sches Museum für Kur und Bade­we­sen), décou­verts sous la nef. Les eaux sul­fu­reu­ses soi­gnaient les rhu­ma­tis­mes des légion­nai­res romains, notam­ment ceux du camp d’Abusina.

Jour 2 : de Bad Gögging à Riedenburg (37 km environ)

Vous visi­te­rez ce camp romain, le plus grand de Baviè­re, en fai­sant un léger détour à votre pas­sa­ge à Eining (3 km de Bad Gög­ging). En août, fêtes et ani­ma­tions sur le site. Rejoi­gnez Stau­bing, puis Wel­ten­burg. L’abbaye a été fon­dée en 600 par des moi­nes de saint Colom­ban, venus d’Ecosse puis de Luxeuil. L’église (1716), œuvre de Cos­mas Damian et d’Aegid Qui­rin Asam, est un chef-d’œuvre du baro­que. Aujourd’hui, l’abbaye béné­dic­ti­ne est pros­pè­re : tou­ris­me, concerts, bras­se­rie, exploi­ta­tion agri­co­le… De l’abbaye, un ser­vi­ce régu­lier de vedet­tes (vélos auto­ri­sés) per­met d’admirer les gor­ges du Danu­be et d’éviter une rou­te sinueu­se et très fré­quen­tée. Débar­que­ment à Kel­heim. Sur les hau­teurs de Michels­berg s’élève la Befreiung­shal­le, éri­gée par le roi Louis Ier de Baviè­re, pour com­mé­mo­rer les vic­toi­res contre Napo­léon et célé­brer l’unité alle­man­de. De nom­breux témoi­gna­ges cel­tes (Ve siè­cle av. J.-C.) ont été retrou­vés sur cet­te émi­nen­ce entre Danu­be et Altmühl. Tra­ver­sez le vieux cen­tre de Kel­heim, pas­sez sous la por­te médié­va­le et rejoi­gnez la pis­te cycla­ble de l’Altmühl, soit en rive droi­te, soit en rive gau­che. Il res­te quel­ques ves­ti­ges du pre­mier canal de l’Altmühl conçu dès 1836 (172 km entre le Main et le Danu­be, avec 100 éclu­ses). Le canal actuel à grand gaba­rit reliant le Rhin au Danu­be a été inau­gu­ré en 1992. Il emprun­te ici, sur 34 km, le lit sur­creu­sé de la riviè­re Altmühl.

De Kel­heim à Diet­furt, un « parc archéo­lo­gi­que » pro­po­se 18 hal­tes, avec le plus sou­vent des recons­ti­tu­tions — mur cel­te, fon­de­rie, fer­me… — qui inté­res­se­ront les enfants.

Hagen et les Nibelungen traversent le Danube, stèle commémorative près de Vohburg
Ingolstadt, Musée de l’armée bavaroise
Ingolstadt, Musée de l’armée bavaroise, un diorama
L’abbaye de Weltenburg
La voûte baroque de l’abbatiale de Weltenburg
La princesse affolée par le dragon, détail du maître autel dédié à saint Georges, abbaye de Weltenburg

A Essing, les rui­nes du châ­teau de Ran­de­ck domi­nent la val­lée. Gar­dez plu­tôt de l’énergie pour mon­ter au châ­teau de Prunn, si fier sur sa falai­se blan­che (atten­tion aux horai­res de visi­te). Il est pos­si­ble de lais­ser le vélo au départ du sen­tier de ran­don­née et de mon­ter à pied. Ce châ­teau médié­val fut au cen­tre d’une inten­se vie cultu­rel­le. Il a abri­té un célè­bre manus­crit : l’un des plus anciens codex com­plets du chant des Nibe­lun­gen – conser­vé aujourd’hui à Muni­ch.

Vous rejoin­drez enfin Rie­den­burg et ses trois châ­teaux. Un sen­tier relie les rui­nes du châ­teau de Raben­stein (XIIe siè­cle) et cel­les de Dachen­stein (XIIIe siè­cle) au châ­teau de Rosen­burg (XIIIe siè­cle, fau­con­ne­rie). Une varian­te de l’itinéraire cyclis­te (25 km, vers Alt­mann­stein) per­met de décou­vrir d’autres châ­teaux au fil de la val­lée du Scham­ba­ch.

Jour 3 : de Riedenburg à Kinding (35 km environ + 8,5 km)

On quit­te Rie­den­burg par la rive droi­te du canal, que l’on tra­ver­se au niveau de l’écluse de Haid­hof, pour sui­vre l’extérieur du méan­dre. Sur le coteau de Dei­sing se dres­se le châ­teau d’Eggesberg (XVIIe siè­cle, châ­teau hôtel). Vous pou­vez soit tra­ver­ser soit évi­ter le bourg de Diet­furt. Pré­fé­rez la pis­te qui suit le canal (ici, il se sépa­re de la riviè­re Altmühl). A Alc­mo­na, recons­ti­tu­tion d’une « lon­gue mai­son » de l’âge du bron­ze. Ani­ma­tions diver­ses en sai­son.

Beiln­gries est domi­née par la sil­houet­te impo­san­te du châ­teau Hir­sch­berg, ancien­ne rési­den­ce d’été des prin­ces évê­ques d’Eischstätt. Dans la vil­le, l’église de Notre-Dame (Frauen­kir­che) est de sty­le roco­co (1735–1754).

Varian­te conseillée : à Beiln­gries, vous pou­vez met­tre votre vélo sur un bateau qui remon­te le canal jusqu’à Ber­ching. Cet­te bour­ga­de, men­tion­née dès 883, vous sédui­ra par son ambian­ce médié­va­le pai­si­ble. Le tour des rem­parts (1464–1494) per­met d’admirer ses 13 tours et ses 4 por­tes. Cha­cu­ne des tours a son his­toi­re : tour des Bains, où les fian­cés allaient se bai­gner la veille de leur maria­ge ; tour des Cigo­gnes ; tour pou­driè­re… Il vous res­te à redes­cen­dre le long du canal, en fai­sant un bref détour vers l’abbaye béné­dic­ti­ne de Planks­tet­ten. A Beiln­gries, vous retrou­vez la pis­te prin­ci­pa­le qui vous conduit à Kin­ding (égli­se for­ti­fiée du XIVe siè­cle).

Jour 4 : de Kinding à Eichstätt (30 km environ)

Après être pas­sée sous l’autoroute, la pis­te mon­te légè­re­ment au-des­sus de la val­lée pour rejoin­dre Kip­fen­berg. Le châ­teau abri­te le musée des Romains et des « Baju­wars », ancê­tres des Bava­rois. La pis­te suit les méan­dres de l’Altmühl, ani­més par de bel­les falai­ses cal­cai­res. Voir la peti­te cha­pel­le de Böh­ming entou­rée de son encein­te blan­che. A Pfünz (pas de res­tau­ra­tion pos­si­ble) une hal­te s’impose aux abords du vieux pont dit « romain », en fait médié­val. Sur les hau­teurs, le camp romain for­ti­fié de Veto­nia­na est autant une recons­ti­tu­tion péda­go­gi­que qu’un site archéo­lo­gi­que — pour les enfants qui auront le cou­ra­ge de mon­ter la côte !

Le château de Prunn
Alcmona, détail de la reconstitution de la «longue maison»
Le château de Kipfenberg
Eichstätt, la place de la Résidence
Eichstätt, la place du marche et la fontaine de Willibald
Le Walhalla et le Danube

Cet iti­né­rai­re prend fin à Eichstätt, super­be cité épis­co­pa­le et uni­ver­si­tai­re. Palais et égli­ses baro­ques riva­li­sent d’élégance, notam­ment sur la pla­ce de la Rési­den­ce. Le châ­teau de Willi­bald, sur les hau­teurs, a été fon­dé au XIVe siè­cle. Très res­tau­ré après une his­toi­re mou­ve­men­tée, il abri­te notam­ment deux musées.

Il est pos­si­ble de rejoin­dre Ingol­stadt en train, ce qui évi­te une rou­te net­te­ment plus acci­den­tée, ou de conti­nuer la pis­te de l’Altmühl jusqu’à son ter­mi­nus, Rothen­burg ob der Tau­ber (150 km).

Activités connexes

Sal­ve Albu­si­na, la fête romai­ne d’Abusina : abusina.com

Kip­fen­berg, musée des Romains et des Baju­wars : bajuwaren-kipfenberg.de

Les monu­ments baro­ques d’Eischtätt (pho­tos) : eichstaett.de

La visi­te de Ratis­bon­ne (en alle­mand Regens­burg) s’impose, ain­si qu’une excur­sion au Wal­hal­la. Ce tem­ple néo-dori­que (1830 – 1842) qui domi­ne le Danu­be a été com­man­dé par le roi Louis Ier de Baviè­re à l’architecte Leo von Klen­ze. Il réunit 130 bus­tes et 64 pla­ques com­mé­mo­ra­ti­ves des prin­ci­paux héros de l’histoire et de la civi­li­sa­tion de lan­gue alle­man­de, depuis Armi­nius jusqu’à Edi­th Stein – le der­nier bus­te étant celui de Hein­ri­ch Hei­ne. Guten­berg, Mem­ling, Georg von Frund­sberg, Dürer, Goe­the, Wag­ner, Bach… leurs visa­ges ne s’oublient pas.

Cartographie

Deux carto-guides imperméables, au format de la sacoche de guidon. Description et profils des étapes, hébergements, détails culturels, etc.
  • Danu­be Bike Trail – Part 1 : Donaues­chin­gen – Pas­sau – Car­tes au 1:50 000 – 580 km – Edi­tions Ver­la­ges­ter­bauer — en anglais ou en alle­mand.
  • Altmühl – Rad­weg, von Rothen­burg ob der Tau­ber nach Kel­heim an der Donau — Car­tes au 1:50 000 – 250 km – Edi­tions Ver­la­ges­ter­bauer — en alle­mand (notre cir­cuit est pro­po­sé en sens inver­se)
Cartes classiques (plastifiées)
  • Regens­burg und Umge­bung, Unte­res Altmülh­tal – Fah­rad­kar­te 3104 – 1:70 000 — Kom­pass
  • Eichstätt, Mit­tle­res Altmühl­tal — – Fah­rad­kar­te 3103 – 1:70 000 — Kom­pass
Le Walhalla
Plantation de houblon
Enseigne de brasserie
Bière de l’abbaye de Weltenburg
Le Chant des Nibelungen, codex de Prunn
Sigurd contre Fafnir
Le barbier, le tailleur, le meunier et le charcutier
Fidèle aux anciennes coutumes
Le ramoneur, le cordonnier, le forgeron et le brasseur
Le château de Prunn, sur son éperon

Bibliographie

  • Taci­te, La Ger­ma­nie, Arléa, 2011
  • La Légen­de des Nibe­lun­gen, diver­ses édi­tions
  • Patri­ck Leigh Fer­mor, Le temps des offran­des — A pied jusqu’à Constan­ti­no­ple, de la cor­ne de Hol­lan­de au moyen Danu­be, Payot, 1991 – Même si l’auteur, « éco­lier iti­né­rant », ne par­court pas le même iti­né­rai­re, son récit replon­ge dans la vie de la Mit­te­leu­ro­pa des années 1933.

Les gui­des tou­ris­ti­ques tra­duits en fran­çais sur la Baviè­re se limi­tent à Ratis­bon­ne et citent rare­ment Ingol­stadt et Eichstätt.

Accès

Auto­rou­tes alle­man­des (encom­brées) ou train. Grand par­king lon­gue durée à Ingol­stadt (Volks­fest­platz). Retour en train pos­si­ble Eischstätt / Ingol­stadt.

Le long de l’Altmühl, en été, ser­vi­ces de bus accueillant les vélos. On peut aus­si char­ger son vélo sur les bateaux.

Matériel spécifique, équipement

Venir avec son pro­pre vélo de cyclo­tou­ris­me (loca­tions très rares). Au mini­mum, pré­voir un cale­çon de cyclis­te et des gants ou des mitai­nes. Saco­ches, avec le néces­sai­re pour se pro­té­ger des aver­ses. Selon l’hébergement choi­si, maté­riel de cam­ping ou vête­ments cor­rects pour les auber­ges. Bous­so­le et lam­pe de poche tou­jours uti­les.

Art de vivre

La Baviè­re vous offre une gran­de varié­té de biè­res et de mets très robo­ra­tifs. Les vil­la­ges, bourgs et peti­tes vil­les, très pro­ches les uns des autres, sont ample­ment pour­vus de bou­ti­ques, d’auberges, de cham­bres d’hôte, de res­tau­rants et de Bier­gar­ten. En sai­son, il est pru­dent de réser­ver son héber­ge­ment un peu à l’avance.

Liens

Année où cet itinéraire a été parcouru

Eté 2014