Lettre V

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V

Valeurs

Les idées, les valeurs ne meu­rent pas. Vain­cues, elles som­meillent, puis se réveillent et renais­sent de leurs cen­dres sous d’autres for­mes.”

Arnaud Imatz, in Pré­sen­ce de José Anto­nio, Les Bou­quins de Syn­thè­se natio­na­le, 2013

Tags : Arnaud Imatz, José Antonio, Synthèse nationale, idées, valeurs, dormition, réveil, formes
Valeurs européennes

Sens de l’honneur, cou­ra­ge, fidé­li­té à la paro­le don­née, exi­gen­ce vis-à-vis de soi-même, dés­in­té­res­se­ment, sens du sacri­fi­ce et de la gra­tui­té.”

Alain de Benoist, Mémoi­re vive, entre­tiens avec Fran­çois Bous­quet, édi­tions de Fal­lois, 2012

Tags : Alain de Benoist, Mémoire vive, François Bousquet, valeurs européennes, honneur, courage, parole donnée, exigence, désintéressement, sens du sacrifice, gratuité
Valeurs traditionnelles

Par cultu­re tra­di­tion­nel­le, on entend une cultu­re orga­ni­que, dont tou­tes les acti­vi­tés sont ordon­nées autour d’une idée cen­tra­le et, à pro­pre­ment par­lé, « du haut vers le haut ». « Vers le haut » signi­fie vers quel­que cho­se de supé­rieur à ce qui est sim­ple­ment natu­ra­lis­te et humain. Cet­te orien­ta­tion pré­sup­po­se un ensem­ble de prin­ci­pes ayant une valeur de nor­me immua­ble et un carac­tè­re méta­phy­si­que. A un tel ensem­ble, on peut don­ner le nom de Tra­di­tion au sin­gu­lier, par­ce que les valeurs et les prin­ci­pes de base sont essen­tiel­le­ment les mêmes dans les tra­di­tions his­to­ri­ques dis­tinc­tes, en dehors des adap­ta­tions et for­mu­la­tions qui leur sont pro­pres. Qui recon­naît de tel­les valeurs et les affir­me, peut se dire un hom­me de la Tra­di­tion.”

Julius Evo­la, inter­view de Gian­fran­co de Tur­ris, “L’Italiano”, novem­bre 1970

Tags : Evola, gianfranco de turris, Italiano, valeurs traditions, Tradition, homme de la tradition, haut, hauteur, verticalité, métaphysique, valeurs, histoire, traditions historiques, culture organique, principe supérieur, norme, principes
Vingtième siècle

Le XXème siè­cle, nous le savons, est mort en 1989. Il aura duré soixan­te-dix ans. Il avait vu le jour entre 1914 et 1918, fils de l’horreur et de l’imposture. La « Gran­de Guer­re », cet­te catas­tro­phe euro­péen­ne, fut déclen­chée et condui­te par des bar­bons très conve­na­bles au nom des « valeurs éter­nel­les » de la per­son­ne humai­ne, du droit, de la patrie et de la civi­li­sa­tion. Des tue­ries sans nom, la liqui­da­tion de géné­ra­tions entiè­res de jeu­nes hom­mes, la nais­san­ce à l’Est de la plus féro­ce et de la plus absur­de des tyran­nies, la des­truc­tion d’équilibres sécu­lai­res irrem­pla­ça­bles, le char­cu­ta­ge ini­que des nations d’Europe cen­tra­le pour com­plai­re aux uto­pies ou aux ambi­tions de vision­nai­res éga­rés, sans oublier l’enfantement, vingt ans plus tard, d’un nou­vel holo­caus­te pire enco­re, voi­là de quoi avait accou­ché l’ère bour­geoi­se triom­phan­te, héri­tiè­re satis­fai­te de 1789.”

Domi­ni­que Ven­ner, Le cœur rebel­le, Les Bel­les Let­tres, 1994, réédi­tion Pier­re-Guillau­me de Roux, 2014

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Venner (Dominique)

Sans pose ni com­plexe, Ven­ner rejoint le cou­rant qui, de Bal­zac à Déon, main­tient et res­tau­re un type de pos­tu­re face à l’adversité, ces auteurs qui savent la pré­émi­nen­ce du pole­mos héra­cli­téen – le conflit, père de tou­tes cho­ses. Et qui refu­sent le déses­poir, conscients que l’histoire, dont l’ironie est féro­ce, sur­pren­dra tou­jours les esprits oublieux des tra­di­tions ances­tra­les. L’Inde part à la conquê­te du mon­de sous l’étendard écar­la­te de Shi­va, l’islam sous celui de Maho­met ; la Chi­ne réap­prend Confu­cius. Quand rede­vien­drons-nous homé­ri­ques ?”

Chris­to­pher Gérard, Quo­li­bets – Jour­nal de lec­tu­re, L’Age d’Homme, 2013

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Vérité

Il faut res­ter là à crier la véri­té jusqu’à ce qu’on nous assom­me. Il ne faut jamais s’en aller.”

Pier­re Drieu la Rochel­le, Char­lot­te Cor­day, 1939

Tags : Pierre Drieu la Rochelle, Charlotte Corday, vérité
Vérité historique

Ne renon­cez pas à cher­cher la véri­té, essayez de tou­jours dis­tin­guer le savoir hon­nê­te de la fal­si­fi­ca­tion des faits par la pro­pa­gan­de […]. Essayez de res­ter des hom­mes libres, res­pon­sa­bles, aspi­rant à un savoir hon­nê­te et pro­fond […]. Recher­chez les voies qui vous mène­ront à un savoir non fal­si­fié. Dis­cu­tez, nouez des contacts avec des gens qui vous aide­ront à cher­cher la véri­té, pen­sez…”

Tract du syn­di­cat “Soli­da­ri­té” des ensei­gnants, Var­so­vie, 17 jan­vier 1982, et Bul­le­tin d’information Soli­dar­nosc, n°8, 22 février 1982.

Tags : vérité, vérité historique, Solidarnosc, hommes libres, Pologne, propagande, savoir
Verticalité — voir aussi : Masculinité

La ver­ti­ca­li­té est intrin­sè­que à la mas­cu­li­ni­té et à l’ancien ordre euro­péen. Elle se mani­fes­te par une ten­sion natu­rel­le vers le ris­que, la dif­fé­ren­ce, l’altitude en tout. Elle mépri­se la sécu­ri­té, la tran­quilli­té, l’indolence, l’hédonisme, qui sont pen­chants hori­zon­taux. Elle dis­tin­gue, élè­ve, attri­bue un rang. Elle hié­rar­chi­se les idées et les per­son­nes. L’ordre d’Homère est ver­ti­cal com­me l’est aus­si le lan­ga­ge, l’élégance, la gram­mai­re, les don­jons, ou la for­me que l’on don­ne aux authen­ti­ques créa­tions.”

Domi­ni­que Ven­ner, His­toi­re et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions du Rocher, 2002

Tags : Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens, verticalité, vertical, masculinité, ordre européen, risque, altitude, attitude, Homère, hiérarchie, élégance, grammaire, créations
Vertus (aujourd’hui en dormition)

« Apo­lo­gie du cou­ra­ge, sens de l’honneur, indi­vi­dua­lis­me aris­to­cra­ti­que, ampleur de vue, goût du ris­que, per­cep­tion du tra­gi­que, conscien­ce de sa res­pon­sa­bi­li­té, affir­ma­tion de soi, sens de l’Histoire. »

Oli­vier Bar­dol­le, Petit trai­té des ver­tus réac­tion­nai­res, L’Editeur, 2010

Tags : Olivier Bardolle, Petit traité des vertus réactionnaires, vertus, courage, sens de l’honneur, aristocratie, goût du risque, tragique, responsabilité, affirmation de soi, histoire
Vertus des grands hommes

« Lors­que j’ai entre­pris d’écrire ces Vies, c’était pour autrui ; mais si je per­sé­vè­re et me com­plais dans cet­te tâche, c’est à pré­sent pour moi-même. Ces his­toi­res sont alors com­me un miroir, à l’aide duquel j’essaie, en quel­que sor­te, d’embellir ma vie et de la confor­mer aux ver­tus de ces grands hom­mes. J’ai vrai­ment l’impression d’habiter et de vivre avec eux ; grâ­ce à l’histoire, j’offre l’hospitalité, si l’on peut dire, à cha­cun d’entre eux tour à tour, l’accueillant et le gar­dant près de moi ; je contem­ple com­me il fut grand et beau [Homè­re, Ilia­de XXIV, v. 630 à pro­pos d’Achille] et je choi­sis les plus nobles de ses actions afin de les fai­re connaî­tre. »

Plu­tar­que, Vies paral­lè­les (Vie de Timo­léon I, 1), Anne-Marie Oza­nam (trad.), Fran­çois Har­tog (dir.), Gal­li­mard, coll. Quar­to, 2001

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Vie — voir aussi Mort

« A quoi sert de vivre, si on ne se sert pas de sa vie pour la cho­quer contre la mort, com­me un bri­quet ? Guer­re – ou révo­lu­tion, c’est-à-dire guer­re enco­re – il n’y a pas à sor­tir de là. Si la mort n’est pas au cœur de la vie com­me un dur noyau – la vie, quel fruit mou et bien­tôt blet ? »

Pier­re Drieu la Rochel­le, La comé­die de Char­le­roi, 1934

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Vie

« […] Com­me le tra­vail est vio­lent, com­me la vie est dan­ge­reu­se, com­me l’amour est total, et défi­ni­tif, fau­te de quoi la vie n’est plus la vie, et l’amour n’est pas l’amour, mais une pâle comé­die pour jouis­seurs dégé­né­rés dont je me deman­de ce qu’ils vien­nent fai­re sur cet­te ter­re ! »

Hen­ri Vin­ce­not, L’œuvre de chair, édi­tions Denoël, 1984

Tags : Henri Vincenot, œuvre, chair, violence, danger, vie, amour
Vie

« Il y a trois maniè­res de com­men­cer sa vie : le plai­sir d’abord, le sérieux plus tard ; ou bien tra­vailler dur au début, pour se revan­cher vers la fin ; ou enfin mener de front le plai­sir et le labeur. »

Paul Morand, Fou­quet ou Le Soleil offus­qué, 1961, Folio his­toi­re, 1985

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Vie réussie

« Une vie est réus­sie quand elle n’est fai­te que de ver­bes d’action. »

Syl­vain Tes­son, Petit trai­té sur l’immensité du mon­de, édi­tions des Equa­teurs, 2005

Tags : Sylvain Tesson, traité, immensité, monde, vie réussie, action
Vieille Europe

« L’enjeu : rap­pe­ler à l’existence la men­ta­li­té aris­to­cra­ti­que, res­sus­ci­ter l’esprit de la vieille Euro­pe. Il ne s’agit pas d’un retour en arriè­re. Il ne s’agit pas de réani­mer arti­fi­ciel­le­ment des cho­ses mor­tes. Mais de repren­dre conscien­ce d’un héri­ta­ge pour le recréer sous des for­mes nou­vel­les. »

Louis Pau­wels, Com­ment devient-on ce que l’on est ?, Sto­ck, 1978

Tags : Louis Pauwels, Comment devient-on ce que l’on est, Vieille Europe, enjeu, aristocratie, mentalité aristocratique, retour en arrière, choses mortes, héritage, tradition
Ville

« Du haut du mont Afri­que, j’ai vue la cour­ti­sa­ne [la vil­le] qui vous atti­re tous ! Je l’ai vue, cou­chée las­ci­ve­ment au pied de nos monts, parée de ses bijoux de paco­tille qui lui­saient dans le soir ! Vous irez tous lui fai­re la cour, elle vous pren­dra votre san­té et vos riches­ses et vous devien­drez tous des ilo­tes !… »

Hen­ri Vin­ce­not, Le pape des escar­gots, édi­tions Denoël, 1972

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Violence

Il faut consi­dé­rer com­me sans fon­de­ment tou­tes les doc­tri­nes qui voient dans l’âge indus­triel ou éco­no­mi­que le suc­ces­seur paci­fi­que de l’âge mili­tai­re, non seule­ment par­ce que l’ennemi poli­ti­que ne se réduit pas au seul enne­mi mili­tai­re, mais enco­re par­ce que la poli­ti­que pénè­tre d’inimitié l’économie, la scien­ce, la mora­le et la tech­ni­que aus­si bien que les armées.

Il est fort pro­ba­ble que la vio­len­ce dure­ra aus­si long­temps que l’homme ; elle est de tous les temps, enco­re qu’elle se mon­tre plus viru­len­te à cer­tai­nes épo­ques qu’à d’autres, quand l’idéologie lui pré­pa­re le ter­rain. De ce point de vue il est indis­cu­ta­ble que le socia­lis­me révo­lu­tion­nai­re (Blan­qui, Marx, Sorel, Léni­ne) a été, avant le fas­cis­me, le pro­pa­ga­teur de la vio­len­ce dans le mon­de contem­po­rain. Il est naïf de croi­re que le pro­grès de la civi­li­sa­tion pour­rait sub­sti­tuer l’ère de la séré­ni­té à cel­le de la vio­len­ce. Au contrai­re, les nou­veaux moyens que le pro­grès met à la dis­po­si­tion de l’homme, celui-ci les uti­li­se non seule­ment au ser­vi­ce de la guer­re (nous le consta­tons tous les jours), mais de tou­tes les for­mes de la vio­len­ce, révo­lu­tion­nai­re, psy­cho­lo­gi­que, etc. Loin de décroî­tre en inten­si­té elle s’adapte sans ces­se aux nou­vel­les condi­tions. Pour les mêmes rai­sons on ne sau­rait par­ler de peu­ples doux. Il se trou­ve seule­ment qu’à cer­tai­nes épo­ques de l’histoire la civi­li­sa­tion d’une col­lec­ti­vi­té par­vient à limi­ter l’usage de la vio­len­ce.”

Julien Freund, L’essence du poli­ti­que, Sirey, 1965

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Vir

Est digne du nom d’homme – vir – celui qui a en lui sa pro­pre nor­me, qui se mon­tre actif face à la réa­li­té, refu­se d’en subir la vio­len­ce, s’entend à la diri­ger ou, quand cela devient impos­si­ble, à lui bar­rer la rou­te.”

Julius Evo­la, “Ras­se­gna Itia­lie­na”, octo­bre 1939

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Vivre

L’art de vivre res­sem­ble à celui de la lut­te plus qu’à celui de la dan­se ; il faut y être prêt aux coups impré­vus et les atten­dre debout, sans tom­ber.”

Marc Aurè­le, Pen­sées, VII, 61, vers 170–180

Tags : Marc Aurèle, Pensées, stoïcisme, vivre, art de vivre, lutte, danse, coups, imprévu, debout, tomber
Vivre

« Vivre, c’est fai­re de son rêve un sou­ve­nir. »

Syl­vain Tes­son, Petit trai­té sur l’immensité du mon­de, édi­tions des Equa­teurs, 2005

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Vivre

Il faut vivre com­me on pen­se, sinon tôt ou tard on fini­ra par pen­ser com­me on a vécu.”

Paul Bour­get, Le démon de midi, 1914

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Vivre (dangereusement)

Croyez-moi ! Le secret pour récol­ter la plus gran­de fécon­di­té, la plus gran­de jouis­san­ce de l’existence, consis­te à vivre dan­ge­reu­se­ment.”

Frie­dri­ch Nietz­sche, Le Gai Savoir (Die fröh­li­che Wis­sen­schaft — La gaya scien­za), 1882

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Vivre (raisons de)

Nous vou­lons qu’on nous don­ne des rai­sons de vivre ! Pour­tant je vous cor­ne qu’il n’y en a pas et que tout l’égarement du trou­peau est là, dans cet appel creux que le déma­go­gue et le phi­lo­so­phe inci­tent à pous­ser. Il y a des pas­sions de vivre. Il y a des pous­sés énor­mes et des volon­tés de vivre. Il y a un hon­neur à vivre. Il n’y a pas de rai­son.”

Jean Cau, La Gran­de Pros­ti­tuée, La Table Ron­de, 1974

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Vivre (selon la Tradition)

Vivre selon notre tra­di­tion, c’est se confor­mer à l’idéal qu’elle incar­ne, culti­ver l’excellence par rap­port à sa natu­re, retrou­ver ses raci­nes, trans­met­tre l’héritage, être soli­dai­re des siens.”

Domi­ni­que Ven­ner, His­toi­re et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions du Rocher, 2002

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Vocation héroïque

« C’est une voca­tion héroï­que que d’affronter la vague la plus tour­billon­nan­te et de savoir que deux des­tins son à éga­le dis­tan­ce, le des­tin de ceux qui fini­ront avec la dis­so­lu­tion du mon­de moder­ne et le des­tin de ceux qui se retrou­ve­ront dans l’axe cen­tral et royal du nou­veau cou­rant. »

Julius Evo­la, Révol­te contre le mon­de moder­ne (Rivol­ta contro il mon­do moder­no), 1934

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Voir

« Ouvrir les yeux est un anti­do­te au déses­poir. »

Syl­vain Tes­son, Petit trai­té sur l’immensité du mon­de, édi­tions des Equa­teurs, 2005

Tags : Sylvain Tesson, traité, immensité, monde, voir, yeux, désespoir
Volonté d’un seul

Les temps de cri­se ramè­nent tou­jours ce fait d’expérience : la volon­té d’un seul a plus de vites­se et d’efficacité que cel­le d’une assem­blée, sur­tout lorsqu’il faut assu­rer la mar­che des grands appa­reils.”

Ernst Jün­ger, Le nœud gor­dien (Der Gor­di­sche Kno­ten), 1953

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Voile islamique

Pour que les Fran­çais com­pren­nent bien les défis dans les­quels ils ont été entraî­nés mal­gré eux, je sou­hai­te rap­pe­ler que le voi­le, com­me l’avait lon­gue­ment déve­lop­pé l’islamologue Abdel­wa­hab Med­deb dans une tri­bu­ne publiée en décem­bre 2009 dans le Mon­de, n’est pas un sim­ple bout de tis­su. […] Ce n’était pas néces­sai­re­ment le cas il y a vingt ans, mais nos hom­mes et fem­mes poli­ti­ques ont depuis par­fai­te­ment pris conscien­ce de la réa­li­té des enjeux. Ils savent éga­le­ment qu’une fem­me qui se voi­le devient pour les autres musul­ma­nes une leçon de mora­le ambu­lan­te qui peut ouvrir la voie à l’exercice, sur ces der­niè­res, d’une pres­sion de leur entou­ra­ge ; d’où la pro­li­fé­ra­tion des voi­les que l’on obser­ve. Le voi­le n’est donc pas neu­tre et peut se muer en ins­tru­ment d’amputation de liber­té pour un cer­tain nom­bre de fem­mes. Par ailleurs, com­me le met­tent en évi­den­ce nom­bre d’enquêtes sur les signes reli­gieux – la der­niè­re en date étant cel­le du Cré­doc, les Fran­çais se sen­tent de plus en plus déran­gés par ces signes, et sont 81 % à sou­hai­ter les voir inter­dits dans les entre­pri­ses pri­vées. Je ne vois donc pas en quoi la déci­sion de Najat Val­laud-Bel­ka­cem [d’autoriser les mères voi­lées à accom­pa­gner les sor­ties sco­lai­res, NDLR] pour­rait être assi­mi­lée à un quel­con­que ges­te d’apaisement ou de tolé­ran­ce.

Main­te­nant, cela fait mal­heu­reu­se­ment bien long­temps que notre clas­se poli­ti­que ose tout et ris­que tout, y com­pris la désta­bi­li­sa­tion des fon­da­tions de la mai­son Fran­ce, sans vrai­ment pren­dre gar­de aux consé­quen­ces : il y a fort à parier que le peu­ple fran­çais n’est pas mort, ne s’est pas sui­ci­dé et qu’il est en train de sor­tir, peu à peu, de sa lon­gue anes­thé­sie.”

Mali­ka Sorel, inter­view au Figaro.fr, 29 octo­bre 2014

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Vouloir

Ils com­pri­rent subi­te­ment qu’un nou­veau vou­loir deman­de de nou­vel­les lois, des lois qui se for­mu­laient dans les cer­veaux inlas­sa­ble­ment en tra­vail de ces lut­teurs soli­tai­res, et qui les char­geaient d’une si mons­trueu­se res­pon­sa­bi­li­té que seuls pou­vaient l’assumer ceux qui étaient dis­po­sés à se don­ner sans res­tric­tion. […] Ce sont les hom­mes qui déci­dent et non pas les faits.”

Ernst von Salo­mon, Les Réprou­vés (Die Geäch­te­ten), 1931

Tags : Ernst von Salomon, réprouvés, vouloir, un nouveau vouloir, nouvelles lois, lutteurs solitaires, hommes, faits
Voyager

« Voya­ger, ce n’est pas choi­sir les ordres, c’est fai­re entrer l’ordre en soi. »

Syl­vain Tes­son, Petit trai­té sur l’immensité du mon­de, édi­tions des Equa­teurs, 2005

Tags : Sylvain Tesson, traité, immensité, monde, voyager, ordres, ordre
Voyageur

Le voya­geur glis­sant sur l’océan ou gra­vis­sant la mon­ta­gne pré­fè­re consa­crer son éner­gie vita­le à s’émerveiller du spec­ta­cle du mon­de plu­tôt qu’à ratio­ci­ner sur son tas de misé­ra­bles secrets inté­rieurs. Il pri­vi­lé­gie l’exploration à l’introspection. Il goû­te davan­ta­ge de se tenir debout sur la rou­te que cou­ché sur le divan.”

Syl­vain Tes­son, pré­fa­ce à Car­nets d’aventures, La Guil­de euro­péen­ne du raid / Pres­ses de la Renais­san­ce, 2007

Tags : Sylvain Tesson, Carnets d’aventures, Guilde européenne du raid, Presses de la Renaissance, voyageur, océan, montagne, énergie vitale, spectacle du monde, s’émerveiller, exploration, introspection, se tenir debout, route, couché, divan

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