Lettre T

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Table européenne

Le fro­mage consti­tue, avec le pain et le vin, la tri­ni­té de la table européenne.”

Michel Tour­nier, Célé­bra­tions, Mer­cure de France, 1999

Tags : Michel Tournier, art de la table, table européenne, cuisine, culture, formage, pain, vin, Mercure de France
Technique

Plus le niveau de la tech­nique est éle­vé, plus les avan­tages que peuvent appor­ter des pro­grès nou­veaux dimi­nuent par rap­port aux inconvénients.”

Simone Weil, Oppres­sion et liber­té, 1955

Tags : Simone Weil, oppression, liberté, technique, progrès
Télévision

Peut-être dis­tin­gue­ra-t-on à la fin de ce siècle deux classes d’hommes, les uns for­més par la télé­vi­sion, les autres par la lecture.”

Ernst Jün­ger, Soixante-dix s’efface II — 1971–1980, Gal­li­mard, 1981

Tags : Ernst Jünger, télévision, lecture, massification, abrutissement, écran, hommes, classes
Temps

Tout ce qui n’est pas de l’éternité retrou­vée est du temps perdu.”

Gus­tave Thi­bon, cité par Raphaël Debai­liac, Gus­tave Thi­bon, la leçon du silence, DDB, 2014

Tags : Gustave Thibon, Raphaël Debailiac, leçon du silence, éternité, temps, temps perdu
Temps

En tout temps l’homme était, est et sera, parce que le temps se tem­po­ra­lise seule­ment du fait que l’homme est.”

Mar­tin Hei­deg­ger, Intro­duc­tion à la méta­phy­sique (Einfüh­rung in die Meta­phy­sik), 1935, 1958 (trad.)

Tags : Heidegger, introduction à la métaphysique, temps, homme, être, histoire
Terre — voir aussi : Peuple

On remar­quait en lui le trait de la gran­deur héré­di­taire, et ce trait contraire aus­si que la terre imprime sur tout héri­tage – car l’héritage est la richesse des morts.”

Ernst Jün­ger, Sur les falaises de marbre (Auf den Mar­mork­lip­pen), 1939

Tags : Jünger, Sur les falaises de marbre, Auf den Marmorklippen, peuple, terre, grandeur héréditaire, hérédité, héritage, richesse, morts
Terre-mère

Et ouver­te­ment je vouais mon cœur à la terre grave et souf­frante, et sou­vent, dans la nuit sacrée, je lui pro­mis de l’aimer fidè­le­ment jusqu’à la mort, sans peur, avec son lourd far­deau de fata­li­té, et de ne mépri­ser aucune de ses énigmes.”

Frie­drich Höl­der­lin, La Mort d’Empédocle (Der Tod des Empe­dokles), inache­vé, 1798

Tags : Friedrich Hölderlin, La Mort d’Empédocle, terre-mère, terre, nuit sacrée, fatalité, énigmes
Territoire — voir aussi : Ancrages

Pour­tant un peuple, une socié­té ne sau­raient vivre sans un ter­ri­toire pour eux sacré. Nous avons besoin, nous les humains, de lieux d’appartenance, de familles, de patries, et tant pis si c’était un slo­gan de Pétain. Nous avons besoin de nous iden­ti­fier à des ter­ri­toires où naissent nos langues et où gisent nos morts, où gran­dissent des enfants qui nous res­semblent et où dorment tout vivants les sou­ve­nirs de notre exis­tence pas­sée. Nous ne sommes pas des êtres de nulle part, de purs cos­mo­po­lites, d’absolus citoyens du monde, comme la vul­gate bran­chée vou­drait nous le faire croire. À moins de deve­nir fous, il nous faut des ancrages, car ce sont eux qui nous iden­ti­fient et nous per­mettent de vivre une vie com­plète. La patrie est l’un de ces ancrages, qui ne peut être sup­pri­mé au pro­fit d’une vani­teuse citoyen­ne­té du monde […].”

Chan­tal Del­sol, “14 juillet 2014, l’étrange fête natio­nale”, in Le Figa­ro, 14 juillet 2014

Tags : Chantal Delsol, fête nationale, Le Figaro, peuple, société, territoire, sacré, humains, lieux d’appartenance, familles, patries, Pétain, identité, identification, langues, souvenirs, existences, passé, êtres, cosmopolites, citoyens du monde, ancrages, vivre, vie complète
Thucydide

Thu­cy­dide est la grande somme, la der­nière révé­la­tion de cet esprit des réa­li­tés fort, sévère et dur que les anciens Hel­lènes avaient dans l’instinct. Le cou­rage devant la réa­li­té dis­tingue en der­nière ins­tance des natures comme Thu­cy­dide et Pla­ton : Pla­ton est lâche devant la réa­li­té, – par consé­quent il se réfu­gie dans l’idéal ; Thu­cy­dide est maître de soi, donc il est aus­si maître des choses…”

Frie­drich Nietzsche, Cré­pus­cule des idoles (Göt­zen-Däm­me­rung oder wie man mit dem Ham­mer phi­lo­so­phiert), 1888

Tags : Nietzsche, Crépuscule des idoles, philosopher à coups de marteau, Thucydide, Platon, réalisme, réalités, Hellènes, idéal, courage, instinct, lâcheté, philosophie
Titre

Ce n’est pas le titre qui honore l’homme, mais l’homme qui honore le titre.”

Machia­vel, Le Prince, 1515

Tags : Machiavel, le prince, titre, homme, honneur, noblesse, aristocratie
Tomber

Ce qui veut tom­ber, il ne faut pas le rete­nir ; il faut encore le pousser.”

Nietzsche cité par Robert Dun, in Le Grand sui­cide, Edi­tions du Crève-Tabous, 1984

Tags : Robert Dun, grand suicide, crève-tabous, Nietzsche, tomber, retenir, pousser, révolution
Tombes

La vie prend racine dans la mort, et des tombes des patriotes – hommes et femmes – se lève la nation vivante.”

Patrick Pearse cité par Jean Mabire, Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, édi­tions Terre et Peuple, 1998

Tags : Mabire, Pearse, IRA, nation, patriotisme, vie, mort, patriotes, tombes, nation vivante, Irlande
Torpeur métaphysique

Les Russes sont tous atteints à des degrés divers par cette tor­peur méta­phy­sique. Les Euro­péens de l’Ouest, eux, ont oublié ce qu’ils doivent au stoï­cisme, à Marc Aurèle, à Epic­tète. Ils méprisent ce pen­chant à l’inertie. Ils lui donnent le nom de fata­lisme, font la moue devant la pas­si­vi­té slave et repartent vaquer à leurs occu­pa­tions, les manches retrous­sées et les sour­cils fron­cés. L’Europe de Schen­gen est peu­plée de ham­sters affai­rés qui, dans leur cage de plas­tique tour­nant sur elle-même, ont oublié les ver­tus de l’acceptation du sort.”

Syl­vain Tes­son, S’abandonner à vivre, Gal­li­mard, 2014

Tags : Sylvain Tesson, s’abandonner à vivre, Gallimard, torpeur métaphysique, Russes, Européens de l’Ouest, Europe de Schengen, Schengen, stoïcisme, sort, passivité, fatalisme, hamsters, inertie, Marc Aurèle, Epictète
Tradition — voir aussi : Identité

La tra­di­tion est un choix, un mur­mure des temps anciens et du futur. Elle me dit qui je suis. Elle me dit que je suis de quelque part. Je suis du pays de l’arbre et de la forêt, du chêne et du san­glier, de la vigne et des toits pen­tus, des chan­sons de geste et des contes de fées, du sol­stice d’hiver et de la Saint-Jean d’été, des enfants blonds et des regards clairs, de l’action opi­niâtre et des rêves fous, des conquêtes et de la sagesse. Je suis du pays où l’on fait ce que l’on doit parce qu’on se doit d’abord à soi-même.”

Domi­nique Ven­ner, Le cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédi­tion Pierre-Guillaume de Roux, 2014

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Tradition — voir aussi : Peuple

Chaque peuple porte une tra­di­tion, un royaume inté­rieur, un mur­mure des temps anciens et du futur. La tra­di­tion est ce qui per­sé­vère et tra­verse le temps, ce qui reste immuable et qui tou­jours peut renaître en dépit des contours mou­vants, des signes de reflux et de déclin.”

Domi­nique Ven­ner, His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions du Rocher, 2002

Tags : Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens, tradition, peuple, royaume intérieur, temps anciens, futur, reflux, déclin, renaissance
Tragédie

Il fau­drait que la tra­gé­die fût l’école des rois et des peuples ; c’est le point le plus éle­vé auquel un poète puisse atteindre.”

Napo­léon Bona­parte, Viri­li­tés, maximes et pen­sées com­pi­lées par Jules Ber­taut, édi­tions San­sot et Cie, 1912

Tags : Napoléon, virilités, tragédie, école des rois, peuples, poète
Tragédie

C’est aux âmes les plus spi­ri­tuelles, en admet­tant qu’elles soient les plus cou­ra­geuses, qu’il est don­né de vivre les tra­gé­dies les plus dou­lou­reuses : mais c’est bien pour cela qu’elles tiennent la vie en hon­neur, parce qu’elle leur oppose son plus grand antagonisme.”

Frie­drich Nietzsche, Cré­pus­cule des idoles (Göt­zen-Däm­me­rung oder wie man mit dem Ham­mer phi­lo­so­phiert), 1888

Tags : Nietzsche, Crépuscule des idoles, philosopher à coups de marteau, tragédie, âmes, spirituel, vie, vivre, douleur, force, puissance
Tragique

Il n’y a pas de pro­grès qui vaille (et qui puisse rendre super­flu la fonc­tion que peut avoir la reli­gion au sens le plus haut et sévère, pour l’homme non dégra­dé), quand il s’agit de pro­blèmes plus réels, qui sont ceux de la mort, de l’angoisse exis­ten­tielle, de bou­le­ver­se­ments dus à l’irruption de l’irrationnel, aux pas­sions et aux ins­tincts eux-mêmes. Croire le contraire, croire que le pro­grès, la science, la tech­no­cra­tie ou même le Christ quand il est pré­sen­té comme un modèle d’altruisme huma­ni­taire, puisse résoudre de tels pro­blèmes, relève du pri­mi­ti­visme et d’un manque com­plet de sens du tra­gique de la vie et de la condi­tion humaine.”

Julius Evo­la, “Il Conci­lia­tore”, 15 juin 1969

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Transmission

La mère n’avait point seule­ment trans­mis la vie : elle avait, à ses fils, ensei­gné un lan­gage, elle leur avait confié un bagage si len­te­ment accu­mu­lé au cours des siècles, le patri­moine spi­ri­tuel qu’elle avait elle-même reçu en dépôt, ce petit lot de tra­di­tions, de concepts et de mythes qui consti­tue toute la dif­fé­rence qui sépare New­ton ou Sha­kes­peare de la brute des cavernes.”

Antoine de Saint-Exu­pé­ry, Terre des hommes, 1939

Tags : transmission, lignée, héritage, vie, traditions, patrimoine spirituel, Antoine de Saint-Exupéry, terre des hommes
Transmission

« En pre­nant des années, je me sens plus que jamais habi­tée par la manie de la trans­mis­sion : il ne suf­fit pas d’être, encore moins d’avoir été ; il faut aus­si léguer. Je me sens un ins­tru­ment au ser­vice de la vie, un maillon de la chaîne, et non une fin en soi. J’ai reçu, je dois transmettre. »

Clau­dine Vin­ce­not, Confi­dences des deux rivages, édi­tions Anne Car­rière, 1999

Tags : Henri Vincenot, confidences, deux rivages, transmission, léguer, maillon
Travail

Ce n’est pas par des paroles que s’engagent les déci­sions, mais seule­ment par le travail.”

Mar­tin Hei­deg­ger, Qu’est-ce qu’une chose ? (Die Frage nach dem Ding), 1935–1936, 1971 (trad.)

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Traverses

« L’imagination a-t-elle déser­té l’esprit des voya­geurs modernes, n’ont-ils plus assez d’inspiration pour inven­ter des tra­verses à leurs che­mins de vie ? »
Syl­vain Tes­son, Petit trai­té sur l’immensité du monde, édi­tions des Equa­teurs, 2005

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Triade homérique

Avec Homère, l’avenir prend racine dans la mémoire du pas­sé. Cette mémoire nous lègue en une triade où arri­mer nos âmes et nos conduites : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beau­té comme horizon.”

Domi­nique Ven­ner, Le Choc de l’Histoire, édi­tions Via Roma­na, 2011

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Triomphalisme du marché

Les années qui ont débou­ché sur la crise finan­cière de 2008 furent l’âge d’or de la confiance gri­sante dans le mar­ché et de la déré­gu­la­tion qu’elle a entraî­née – on pour­rait les qua­li­fier d’ère du triom­pha­lisme du mar­ché. Cette ère a com­men­cé au début des années 1980, décen­nie où Ronald Rea­gan et Mar­ga­ret That­cher se sont dits cer­tains que le mar­ché, et non les États, était la clé de la pros­pé­ri­té et de la liber­té ; puis ce mou­ve­ment s’est pour­sui­vi dans les années 1990, période où s’est épa­noui le libé­ra­lisme favo­rable au mar­ché de Bill Clin­ton et de Tony Blair, les­quels ont en même temps tem­pé­ré et conso­li­dé la convic­tion que le bien public repose sur­tout sur le marché.

À l’heure actuelle, cette confiance est bat­tue en brèche. L’ère du triom­pha­lisme mer­can­tile s’est ache­vée. La crise finan­cière a fait plus qu’amener à dou­ter de l’aptitude du mar­ché à répar­tir effi­ca­ce­ment les risques : on s’accorde en outre à recon­naître depuis que celui-ci s’est tel­le­ment déta­ché de la morale qu’il est deve­nu indis­pen­sable de l’en rap­pro­cher à nou­veau d’une manière ou d’une autre. Mais, ce qui n’est pas évident, c’est ce qu’il fau­drait entendre par là, ou com­ment il convien­drait de procéder.

Pour cer­tains, un même défaut moral était au cœur du triom­pha­lisme du mar­ché : la cupi­di­té, qui pous­sa à prendre des risques incon­si­dé­rés. Dans cette optique, la solu­tion consis­te­rait à jugu­ler ce tra­vers en exi­geant que les ban­quiers et les déci­deurs de Wall Street fassent preuve de davan­tage d’intégrité et de res­pon­sa­bi­li­té et en pro­mul­guant des régle­men­ta­tions assez intel­li­gentes pour pré­ve­nir la répé­ti­tion d’une crise similaire.

C’est un diag­nos­tic par­tiel, au mieux, car, même si la cupi­di­té a indé­nia­ble­ment concou­ru à déclen­cher la crise finan­cière, quelque chose de plus impor­tant est en jeu. Le plus funeste de tous les chan­ge­ments propres aux trois der­nières décen­nies n’a pas rési­dé dans cette avi­di­té accrue : il tient à ce que le mar­ché et les valeurs mar­chandes ont enva­hi des sphères de la vie où ils n’ont pas leur place. […] L’immixtion du mar­ché, et des rai­son­ne­ments qu’il induit, dans les aspects de la vie tra­di­tion­nel­le­ment régis par des normes non mar­chandes est l’une des évo­lu­tions les plus signi­fi­ca­tives de notre temps.”

Michael San­del, Ce que l’argent ne sau­rait ache­ter (What Money Can’t Buy : The Moral Limits of Mar­kets), Seuil, 2014

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Troie

En face de la Crète et de l’Archipel, quelque part sur la côte ionienne, il y eût une ville — nous dirions aujourd’hui une bour­gade, ou même un vil­lage -, for­ti­fiée. Elle fut Ilion, elle devint Troie, et son nom ne pas­se­ra jamais. Un poète qui peut-être fut men­diant et chan­teur des rues, qui peut-être ne savait ni lire ni écrire et que la tra­di­tion dit aveugle, fit un poème de la guerre des Grecs contre cette ville afin de recon­qué­rir la plus belle femme du monde. Que la plus belle femme du monde ait vécu dans une petite ville nous paraît légen­daire ; que le plus beau poème du monde ait été com­po­sé par quelqu’un qui n’avait jamais vu de ville plus grande est un fait his­to­rique. On dit que ce poème est tar­dif, et que la culture pri­mi­tive était sur son déclin lorsqu’il fut écrit ; on se demande alors ce qu’elle pro­dui­sait dans toute sa force. Quoiqu’il en soit, il est vrai que ce poème, qui fut notre pre­mier poème, pour­rait aus­si être notre der­nier chant. Il pour­rait être le pre­mier et le der­nier mot de l’homme simple mor­tel sur sa propre des­ti­née telle qu’il l’a peut voir. Que le monde périsse païen et le der­nier homme fera bien s’il chante l’Iliade et meurt.”

G.K. Ches­ter­ton, The Ever­las­ting Man (L’Homme éter­nel), 1925

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Tyrannie

Telles sont les caves au-des­sus des­quelles s’élèvent les fiers châ­teaux de la tyran­nie et c’est au-des­sus d’elles que nous voyons mon­ter l’encens de leurs fêtes : puantes cavernes d’un genre sinistre, où de toute éter­ni­té l’engeance réprou­vée se délecte lugu­bre­ment à souiller la liber­té et la digni­té humaine.”

Ernst Jün­ger, Sur les falaises de marbre (Auf den Mar­mork­lip­pen), 1939

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