Lettre S

S

Sacré

Aucune socié­té ne peut faire l’économie du sacré.”

Pierre Chau­nu, La mémoire et le sacré, Cal­mann-Lévy, 1978

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Sacré

Sau­vage est la proxi­mi­té du sacré.”

Frie­drich Höl­der­lin, in Oeuvres, NRF, La Pléiade, 1967

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Sacré

Le sacré chez les anciens Ger­mains, c’est tou­jours une épi­pha­nie. Mais une épi­pha­nie du des­tin, non une théophanie.”

Régis Boyer, L’Edda poé­tique, Fayard, 1992

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Sacré

Tout ter­ri­toire occu­pé dans le but d’y habi­ter ou de l’utiliser comme « espace vital » est préa­la­ble­ment trans­for­mé de « chaos » en « cos­mos » ; c’est-à-dire que, par l’effet du rituel, il lui est confé­ré une « forme », qui le fait ain­si deve­nir réel […] le réel par excel­lence est le sacré ; car seul le sacré est d’une manière abso­lue, agit effi­ca­ce­ment, crée, et fait durer les choses.”

Mir­cea Eliade, Le mythe de l’Eternel retour, Gallimard/Idées, 1969

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Sacrifice

Le sacri­fice de soi-même n’est pas dif­fi­cile lorsqu’on est brû­lé par la pas­sion d’une grande aven­ture. Et il n’y a pas d’aventure plus belle et plus dan­ge­reuse que la réno­va­tion de l’homme moderne.”

Alexis Car­rel, L’Homme cet incon­nu, 1935

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Sagesse

L’âge de la culture géné­rale nous a mal­heu­reu­se­ment pri­vés d’une réserve consi­dé­rable d’analphabètes — de même qu’aujourd’hui on peut faci­le­ment entendre mille per­sonnes astu­cieuses rai­son­ner sur l’Église, tan­dis qu’on cherche en vain les vieux saints reti­rés dans la soli­tude de leur rochers et de leurs forêts.”

Ernst Jün­ger, Le Tra­vailleur (Der Arbei­ter), 1932

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« Sagesse de la terre »

Elle est une com­pli­ci­té totale entre l’homme et son envi­ron­ne­ment, une inti­mi­té constante entre l’individu qui vit dans un lieu don­né, et toutes les com­po­santes de ce lieu. C’est la vieille his­toire du pois­son dans l’eau. L’homme de la terre en arrive à connaître si bien son milieu natu­rel qu’il évite autant que pos­sible de se trou­ver en conflit avec lui, qu’il en connaît tout ce que cet envi­ron­ne­ment com­porte de leçons pour toutes les époques et toutes les cir­cons­tances de la vie. […] Il est facile d’être de son temps. La belle affaire ! N’importe quel imbé­cile peut être de son temps ! Il suf­fit de suivre tout le monde et de bêler avec le troupeau.

Mais être de son lieu, ce n’est pas don­né à tout le monde. Etre de son lieu, c’est jus­te­ment éta­blir entre l’endroit où l’on vit, où l’on a ses occu­pa­tions, où l’on mène son exis­tence tout entière, entre l’endroit où l’on vit, donc, et soi-même, cette espèce d’entente qui fait qu’on finit par appro­cher de ce qu’on appelle la sagesse.”

Pierre-Jakez Hélias, La sagesse de la terre (avec Jean Mar­kale), Petite Biblio­thèque Payot, 1978

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Samouraï

Ils avaient appris à mépri­ser ceux qui parlent au lieu d’agir. Ils pen­saient qu’un seul acte en dit bien plus long que le plus long dis­cours, car le dis­cours peut mentir.”

Domi­nique Ven­ner, Un samou­raï d’Occident. Le Bré­viaire des insou­mis, édi­tions Pierre-Guillaume de Roux, 2013

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Samouraï

De même que la fleur de ceri­sier est la fleur par excel­lence, de même par­mi les hommes, le samou­raï est l’homme par excellence.”

Jean Mabire, Les Samou­raï, édi­tions Bal­land, 1972

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Avoir du sang

« Avoir du sang ! C’était la grande ambi­tion de tout le monde, le rêve des pères pour leur fils et des beaux-pères pour leur futur gendre, la fier­té du tra­vailleur, l’honneur du com­mis, le désir secret des gamins. »

Hen­ri Vin­ce­not, La Bille­baude, édi­tions Denoël, 1978

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Sanglier

Résiste et mords.”

Devise des Chas­seurs arden­nais, corps d’élite de l’armée royale de Belgique

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Santé

Je vou­drais voir des armes aux mains de tous les Irlan­dais. Ce serait un signe de santé.”

Patrick Pearse cité par Jean Mabire, Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, édi­tions Terre et Peuple, 1998

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Santé (morale et spirituelle)

« Le sens esthé­tique et le sens moral sont mani­fes­te­ment étroi­te­ment liés. […] La beau­té de la nature et la beau­té de l’environnement cultu­rel, créé par l’homme, sont cha­cune néces­saire à la san­té morale et spi­ri­tuelle de l’être humain. Cet aveu­gle­ment total de l’âme pour tout ce qui est beau, que l’on voit se pro­pa­ger par­tout de nos jours, avec une telle rapi­di­té, est une mala­die men­tale qu’il faut prendre au sérieux, ne serait-ce que parce qu’elle va de pair avec l’insensibilité envers ce qui est le plus répré­hen­sible moralement. »

Kon­rad Lorenz, Les huit péchés capi­taux de notre civi­li­sa­tion, 1974

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Sauver (notre monde)

Notre monde ne sera pas sau­vé par des savants aveugles ou des éru­dits bla­sés. Il sera sau­vé par des poètes et des com­bat­tants, par ceux qui auront for­gé l’« épée magique » dont par­lait Ernst Jün­ger, l’épée spi­ri­tuelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans. Notre monde sera sau­vé par les veilleurs pos­tés aux fron­tières du royaume et du temps.”

Domi­nique Ven­ner, His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions du Rocher, 2002

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Savoir

Pour la déci­sion, le savoir est un adju­vant, il n’est pas son élé­ment constitutif.”

Julien Freund, “Que veut dire : prendre une déci­sion ?”, Nou­velle Ecole, automne 1984

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Sens

Même si l’on admet, pour le plai­sir d’argumenter, que la vie n’a pas de « sens » en tant que signi­fi­ca­tion, la ques­tion se pose­rait encore de savoir si nous pou­vons nous pas­ser d’un « sens » en tant que direc­tion. Un tel sens, nous ne le com­pre­nons pas en nous élan­çant plus haut que les réa­li­tés concrètes, mais au contraire en nous insé­rant nous-mêmes dans leur cou­rant ou, pour emprun­ter une image à Plo­tin, en dan­sant à leur rythme.”

Rémi Brague, Modé­ré­ment moderne, Flam­ma­rion, 2014

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Sens — voir aussi : Cohésion

Toute idéo­lo­gie orga­nique donne un sens au monde, et le monde fait sens, plus ou moins éla­bo­ré, pour toute socié­té humaine. Or, il n’y a pas de cohé­sion des groupes parce que le monde a un sens ; il y a du sens dans le monde parce qu’il faut de la cohé­sion dans les groupes.”

Régis Debray, Cri­tique de la rai­son poli­tique, Gal­li­mard, 1981

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Sens à la vie

Ne com­pre­nez-vous pas que le don de soi, le risque, la fidé­li­té jusqu’à la mort, voi­là des exer­cices qui ont lar­ge­ment contri­bué à fon­der la noblesse de l’homme ? Quand vous cher­chez un modèle à pro­po­ser, vous le décou­vrez chez le pilote qui se sacri­fie pour son cour­rier, chez le méde­cin qui suc­combe sur le front des épi­dé­mies, ou chez le méha­riste qui, à la tête de son pelo­ton maure, s’enfonce vers le dénue­ment et la soli­tude. Quelques-uns meurent chaque année. Si même leur sacri­fice est en appa­rence inutile, croyez-vous qu’ils n’ont point ser­vi ? Ils ont frap­pé la belle pâte vierge que nous sommes d’abord une belle image, ils ont ense­men­cé jusqu’à la conscience du petit enfant, ber­cé par des contes nés de leurs gestes. Rien ne se perd et le monas­tère clos de murs, lui-même, rayonne.”

Antoine de Saint-Exu­pé­ry, Un sens à la vie, 1938

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Sens du devoir

C’est que le vrai prin­cipe, Athé­niens, le voi­ci. Qui­conque occupe un poste, — qu’il l’ait choi­si lui-même comme le plus hono­rable, ou qu’il y ait été pla­cé par un chef, — a pour devoir d’y demeu­rer ferme, quel qu’en soit le risque, sans tenir compte ni de la mort pos­sible, ni d’aucun dan­ger, plu­tôt que de sacri­fier l’honneur.”

Pla­ton, Apo­lo­gie de Socrate, 28d, IVe siècle av. notre ère

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Se reposer

Citoyens, il faut choi­sir, se repo­ser ou être libre.”

Péri­clès cité par Thu­cy­dide, His­toire de la guerre du Pélo­pon­nèse, 431–411 avant notre ère

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Servir

« Il des­cen­dait d’une lignée d’hommes qui avaient mis toute leur gloire à ser­vir ; « être libre » leur appa­rais­sait comme un idéal d’esclave. »

Vla­di­mir Vol­koff, Le mon­tage, Jul­liard / L’Age d’Homme, 1982

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Servitude

« La déca­dence géné­rale est un moyen au ser­vice de l’empire de la ser­vi­tude ; et c’est seule­ment en tant qu’elle est ce moyen qu’il lui est per­mis de se faire appe­ler progrès. »

Guy Debord, Pané­gy­rique, Gal­li­mard, 1993–1997

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Etre seul

« Quand on est seul, on est libre d’imaginer tout ce qu’on veut, on rêve à sa guise, on se sent bien, sans doute parce que la pen­sée n’est pas pol­luée par celle des autres, car la pol­lu­tion com­mence là. »

Hen­ri Vin­ce­not, La Bille­baude, édi­tions Denoël, 1978

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Sexualité

« Ce n’est que par les mys­tères dio­ny­siens, par la psy­cho­lo­gie de l’état dio­ny­sien que s’exprime la réa­li­té fon­da­men­tale de l’instinct hel­lé­nique — sa « volon­té de vie ». Qu’est- ce que l’Hellène se garan­tis­sait par ces mys­tères ? La vie éter­nelle, l’éternel retour de la vie ; l’avenir pro­mis et sanc­ti­fié dans le pas­sé ; l’affirmation triom­phante de la vie au-des­sus de la mort et du chan­ge­ment ; la vie véri­table comme pro­lon­ge­ment col­lec­tif par la pro­créa­tion, par les mys­tères de la sexua­li­té. C’est pour­quoi le sym­bole sexuel était pour les Grecs le sym­bole véné­rable par excel­lence, le véri­table sens pro­fond dans toute la pié­té antique. Toutes les par­ti­cu­la­ri­tés de l’acte de la géné­ra­tion, de la gros­sesse, de la nais­sance éveillent les sen­ti­ments les plus éle­vés et les plus solen­nels. Dans la science des mys­tères la dou­leur est sanc­ti­fiée : le « tra­vail d’enfantement » ren­dant la dou­leur sacrée, — tout ce qui est deve­nir et crois­sance, tout ce qui garan­tit l’avenir néces­site la dou­leur… Pour qu’il y ait la joie éter­nelle de la créa­tion, pour que la volon­té de vie s’affirme éter­nel­le­ment par elle-même il faut aus­si qu’il y ait les « dou­leurs de l’enfantement »… Le mot Dio­ny­sos signi­fie tout cela : je ne connais pas de sym­bo­lisme plus éle­vé que ce sym­bo­lisme grec, celui des fêtes dio­ny­siennes. Par lui le plus pro­fond ins­tinct de la vie, celui de la vie à venir, de la vie éter­nelle est tra­duit d’une façon reli­gieuse, — la voie même de la vie, la pro­créa­tion, comme la voie sacrée… »

Frie­drich Nietzsche, Cré­pus­cule des idoles (Göt­zen-Däm­me­rung oder wie man mit dem Ham­mer phi­lo­so­phiert), 1888

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Signes extérieurs de richesse

Et s’ils étaient autres, ceux qui vivent dans la joie, le plai­sir, la satis­fac­tion, dans le dénue­ment de ces biens qui nous pos­sèdent, si bien nom­més « signes exté­rieurs de richesse » pour ne pas dire « signes inté­rieurs de pauvreté »”.

Her­vé Juvin, La grande sépa­ra­tion, Gal­li­mard, 2013

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Simplicité

« Les théo­ri­ciens de l’écologie prônent la décrois­sance. Puisque nous ne pou­vons pas conti­nuer à vivre une crois­sance infi­nie dans un monde aux res­sources raré­fiées, nous devrions ralen­tir nos rythmes, sim­pli­fier nos exis­tences, revoir à la baisse nos exi­gences. On peut accep­ter ces chan­ge­ments de plein gré. Demain, les crises éco­no­miques nous les imposeront. »

Syl­vain Tes­son, Dans les forêts de Sibé­rie, Gal­li­mard, 2010

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Société

Toute socié­té com­mence par être une socié­té des amis du défunt, parce que toute socié­té a besoin de croire à une trans­cen­dance qui la clô­ture et qui la fonde.”

Régis Debray, Cri­tique de la rai­son poli­tique, Gal­li­mard, 1981

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Société envahie

Une socié­té qui ne peut plus déter­mi­ner elle-même les règles d’appartenance est une socié­té enva­hie, et une socié­té qui ne peut plus trans­mettre les règles, les moeurs et les lois qui sont les siennes est morte.”

Her­vé Juvin, La grande sépa­ra­tion, Gal­li­mard, 2013

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Société heureuse

Le fon­de­ment de l’organisation sociale et de la paix civile est l’unité eth­nique de la cité et le res­pect des lois, garan­tis par les Anciens et par la force. Les hommes sont heu­reux dans une socié­té heu­reuse, celle qui res­semble tou­jours à elle-même, où l’on se marie, comme les aïeux se sont mariés, où l’on laboure et on mois­sonne comme on a tou­jours labou­ré et mois­son­né. Les indi­vi­dus passent mais la cité demeure.”

Domi­nique Ven­ner, Un samou­raï d’Occident. Le Bré­viaire des insou­mis, édi­tions Pierre-Guillaume de Roux, 2013

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Société libérale ou marchande

Nous dirons qu’une socié­té et un peuple sont en forme quand : 1) ils res­tent conscients de leurs ori­gines cultu­relles et his­to­riques ; 2) ils peuvent se ras­sem­bler autour d’un média­teur, indi­vi­duel ou sym­bo­lique, capable de ras­sem­bler les éner­gies et de cata­ly­ser la volon­té de des­tin ; 3) ils conservent le cou­rage de dési­gner leur enne­mi. Or, aucun de ces condi­tions n’est réa­li­sée dans la socié­té libé­rale mar­chande, qui : 1) dis­sout les mémoires ; 2) éteint le sublime et effrite les pas­sions ; 3) ne veut pas avoir d’ennemi et croit qu’il est pos­sible de ne pas en avoir.”

Alain de Benoist, Orien­ta­tions pour des années déci­sives, Le Laby­rinthe, 1982

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Société post-traditionnelle

Vincent Peillon, ancien ministre de l’Education natio­nale, esti­mait qu’il était du rôle de l’école d’ « arra­cher les enfants à tous les déter­mi­nismes sociaux et cultu­rels ». Par cette décla­ra­tion il sou­hai­tait pro­mou­voir l’idée d’une socié­té post-tra­di­tion­nelle, en par­tie parce que lui, et ceux qui l’ont pré­cé­dé, n’ont pas su régler le pro­blème d’une socié­té fran­çaise qui voit coha­bi­ter une mul­ti­pli­ci­té de tra­di­tions cultu­relles et reli­gieuses (aux racines par­fois fort éloi­gnées) depuis désor­mais qua­rante ans. Le grand effa­ce­ment de notre culture tra­di­tion­nelle doit faci­li­ter l’intégration de plu­sieurs peuples à qui l’on deman­de­ra plus tard le même effort. Le « vivre-ensemble » à la manière post-moderne est d’abord un « vivre avec », puis un « revivre » sous une autre forme fon­ciè­re­ment dif­fé­rente de celle qui fut aupa­ra­vant ; il n’y a pas de volon­té d’assimiler des peuples à notre culture mais bien plu­tôt le pro­jet de tous nous assi­mi­ler, à marche for­cée, à une vision du monde par­tiel­le­ment incon­nue fon­dée sur une uto­pie concep­tuelle dont on ne peut mesu­rer les consé­quences. Il faut se poser une ques­tion se situant au-delà de la pas­sion que pour­rait géné­rer un tel débat : ce pro­jet est-il réa­li­sable et, le cas échéant, est-il sou­hai­table ? Non.”

Gabriel Robin, “Les Tra­di­tions vivantes”, inter­ven­tion à la 7ème jour­née de réin­for­ma­tion de Pole­mia, Paris, 18 octobre 2014

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Société universelle

Ce que pro­duit la socié­té uni­ver­selle : un ensemble flou où la règle rem­place la rela­tion et où l’obéissance rem­place l’identité.”

Her­vé Juvin, La grande sépa­ra­tion, Gal­li­mard, 2013

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Soir de solstice

«… Il remar­qua que le soleil se cou­chait loin dans le nord. Il lui revint à l’esprit qu’on appro­chait du sol­stice et, voyez comme vont les choses, il pen­sa tout à coup aux feux de la Saint Jean qu’il aurait aimé sau­ter en tenant Eve par la main. »

Hen­ri Vin­ce­not, Le pape des escar­gots, édi­tions Denoël, 1972

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Soldat

On peut deman­der beau­coup à un sol­dat, en par­ti­cu­lier de mou­rir, c’est son métier. On ne peut lui deman­der de tri­cher, de se dédire, de se contre­dire, de men­tir, de se renier, de se parjurer.”

Hélie Denoix de Saint Marc, Décla­ra­tion devant le haut tri­bu­nal mili­taire, 5 juin 1961

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Soleil

Glüh, Sonne, Sonne glüh !
Die Welt braucht so viel Glanz !”

(Res­plen­dis, ô Soleil, ô Soleil, res­plen­dis ! Le monde a bien besoin d’autant d’éclat.)

Wal­ter Flex, Le Pèle­rin entre deux mondes, 1916

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Soleil du Nord

« Je fixe l’étrange clar­té en son­geant aux peuples de la lumière nor­dique dont le soleil, renais­sant chaque été, aimante les yeux déla­vés, cou­leur de glace morte. »

Syl­vain Tes­son, L’axe du loup, édi­tions Robert Laf­font, 2004

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Solitaires

Je consi­dère que c’est le devoir de tous ceux qui, soli­taires, vont leur propre che­min de faire part à la socié­té de ce qu’ils ont décou­vert au cours de leur voyage d’exploration. Que ce soit une fon­taine fraîche pour ceux que tour­mentent la soif ou l’aride désert de l’erreur stérile.”

Carl Gus­tav Jung, L’Âme et la Vie, recueil de textes, Le Livre de Poche, 1995

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Solitude

Et comme tout haut exemple nous convie à le suivre, je fis le ser­ment devant cette tête [du jeune prince], de pré­fé­rer à jamais la soli­tude et la mort avec les hommes libres au triomphe par­mi les esclaves.”

Ernst Jün­ger, Sur les falaises de marbre (Auf den Mar­mork­lip­pen), 1939

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Solitude

« Ces quelques jour dans la Mon­go­lie des prai­ries m’apprennent que la soli­tude m’est deve­nue un état néces­saire. Je la trouve douce. Elle est la sueur de la liberté. »

Syl­vain Tes­son, L’axe du loup, édi­tions Robert Laf­font, 2004

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Solstice

Ce feu résume une vivante tra­di­tion. Non pas une image incon­sis­tante, mais une réa­li­té. Une réa­li­té aus­si tan­gible que la dure­té de cette pierre ou ce souffle de vent. Le sym­bole du sol­stice est que la vie ne peut pas mou­rir. […] Qu’importe ce que sera demain. C’est en nous dres­sant aujourd’hui, en affir­mant que nous vou­lons res­ter ce que nous sommes, que demain pour­ra venir. Nous por­tons en nous la flamme. La flamme pure de ce feu de foi. Non pas un feu de sou­ve­nir. Non pas un feu de pié­té filiale. Mais un feu de joie et de gra­vi­té qu’il convient d’allumer sur notre terre. Là nous vou­lons vivre et rem­plir notre devoir d’hommes sans renier aucune des par­ti­cu­la­ri­tés de notre sang, notre his­toire, notre foi entre­mê­lés dans nos sou­ve­nirs et dans nos veines…”

Jean Mabire, Les Sol­stices, His­toire et actua­li­té, édi­tions Le Flam­beau, 1991

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Solstice d’Hiver

Ce jour le plus court est aus­si celui où com­mence la remon­tée. Le soleil entre dans sa course annuelle. Nous avons sur­vé­cu à la nuit d’hiver et espé­rons un temps nou­veau, un temps de bon­heur. Nous fai­sons des cadeaux aux enfants, à nos proches : c’est ain­si que le grand Astre nous a, une fois encore, fait don de la lumière.”

Ernst Jün­ger, Fron­ta­lières, 1960

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Souffle prophétique

Ils revien­dront, ces Dieux que tu pleures toujours !
Le temps va rame­ner l’ordre des anciens jours ;
La terre a tres­sailli d’un souffle prophétique .…”

Gérard de Ner­val, Del­fi­ca, 1841

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Souffrance — voir aussi : Cœurs nobles

C’est dans les cœurs nobles que la souf­france du peuple trouve son écho le plus puissant.”

Ernst Jün­ger, Sur les falaises de marbre (Auf den Mar­mork­lip­pen), 1939

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Souffrir

« Souf­frir pour com­prendre », écri­vait Eschyle dans Aga­mem­non. Il est impli­ci­te­ment admis que c’est devant la défaite, la dou­leur et la mort que l’homme se révèle.”

Domi­nique Ven­ner, His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions Du Rocher, 2002

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Soupe

Beau­coup s’ennuient et rêvent de la soupe, car si tous les dieux dorment en toi, ne te reste que l’appel des satis­fac­tions de ton ventre.”

Antoine de Saint-Exu­pé­ry, Cita­delle, Gal­li­mard, 1948

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Retour aux sources

« Après absence, retrou­ver son ter­roir et sa race, c’est se retrou­ver soi-même et com­prendre avec émer­veille­ment de quelle façon on est par­ti­cu­lier. Et ça vous ren­force soli­de­ment dans vos sin­gu­la­ri­tés dont on voit naître, très loin, les plus pro­fondes racines. »

Hen­ri Vin­ce­not, La Bille­baude, édi­tions Denoël, 1978

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Source oubliée

Au début de La guerre du Pélo­pon­nèse, Thu­cy­dide s’en rap­porte à l’Iliade pour bros­ser à traits rapides l’histoire ancienne des Grecs, recon­nais­sant ain­si à Homère le mérite d’en avoir jeté les fon­de­ments. Mais ce mérite était peu au regard du reste. Ins­pi­ré par les dieux et par la poé­sie, ce qui est tout un, Homère nous a légué la source oubliée de notre tra­di­tion, l’expression grecque de tout l’héritage indo-euro­péen, celte, slave ou nor­dique, avec une clar­té et une per­fec­tion for­melle sans équivalent.”

Domi­nique Ven­ner, Le Choc de l’Histoire, édi­tions Via Roma­na, 2011

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Sources du royaume

Tout revient, tout renaît, tout revit. Les enfants sont enfan­tés et suc­cèdent aux pères. Et quand bien même des géné­ra­tions seraient oublieuses et infi­dèles, sans qu’elles le sachent, par elles la vie se trans­met et avec elle une part de l’héritage que retrou­ve­ront plus tard d’autres géné­ra­tions avides de reve­nir aux sources du royaume, au-delà du temps.”

Domi­nique Ven­ner, His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions Du Rocher, 2002

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Souvenir

Le sou­ve­nir est pour ceux qui ont oublié.”

Plo­tin, Ennéades, 254–270

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Souveraineté

Est sou­ve­rain celui qui décide de la situa­tion exceptionnelle.”

Carl Schmitt, Théo­lo­gie poli­tique, 1922

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Science

Toute la science moderne n’a pas la moindre valeur de connais­sance ; elle se base sur un renon­ce­ment for­mel à la connais­sance au sens vrai. La force motrice et orga­ni­sa­trice de la science moderne ne dérive pas du tout de l’idéal de la connais­sance, mais exclu­si­ve­ment de l’exigence pra­tique, et peut-on dire, de la volon­té de puis­sance appli­quée aux choses, à la nature […] En der­nière ana­lyse, l’élan vers la connais­sance s’est trans­for­mé en une impul­sion à domi­ner, et c’est d’un scien­ti­fique, B. Rus­sel, qu’on tient l’aveu que la science, de moyen de connaître le monde, est deve­nu un moyen de chan­ger le monde. ”

Julius Evo­la, Che­vau­cher le tigre (Caval­care la tigre), 1961

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Sparte

Avant tout, Sparte est une cer­taine idée du monde et une cer­taine idée de l’homme. C’est pour cela qu’elle fait peur. Sparte croît que fina­le­ment, c’est l’épée qui décide. Qu’on ne peut échap­per à son ver­dict. Que le nombre des vais­seaux et les marbres des por­tiques, que les palais et les soie­ries et les somp­tueuses litières, que le pres­tige et l’éclat ne sont que des giran­doles, des marottes de cris­tal, des lam­pions qu’une tem­pête peut éteindre et bri­ser tout à coup : qu’il faut être prêt pour cette tem­pête. Qu’on n’a point de liber­té sans cela et que les cités qui oublient que la liber­té se défend à chaque ins­tant, qu’elle se gagne à chaque ins­tant, sont déjà sans le savoir des cités esclaves. Le culte de l’énergie, du cou­rage et de la force, ne sont que des consé­quences de cette concep­tion de la cité.”

Mau­rice Bar­dèche, Sparte et les Sudistes, Les Sept Cou­leurs, 1969

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Sphère économique

Il n’y a pas de crois­sance éco­no­mique ou de pros­pé­ri­té à la séduc­tion de laquelle on doive céder quand le prix à payer serait une limi­ta­tion essen­tielle de la liber­té e de l’espace néces­saire pour que cha­cun puisse réa­li­ser ce qui lui est acces­sible au-delà de la sphère condi­tion­née de la matière et des besoins de la vie ordinaire.”

Julius Evo­la, Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomi­ni e le rovine), 1953

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Sport

Dans le sport, l’homme reprend ses droits. Il recon­quiert la dis­ci­pline, la seule liber­té qui soit douce.”

Pierre Drieu la Rochelle, État civil, 1921

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Stabilité

Les cultures modernes sont des dévo­reuses d’espace, les cultures tra­di­tion­nelles furent des dévo­reuses de temps. Les pre­mières ont une fièvre ver­ti­gi­neuse de mou­ve­ment et de conquêtes ter­ri­to­riales, qui génère un arse­nal infi­ni de moyens méca­niques capable de réduire les plus grandes dis­tances, d’abréger chaque inter­valle, de conte­nir dans une sen­sa­tion d’ubiquité tout ce qui se déploie dans la mul­ti­tude des lieux […] Au contraire, les cultures tra­di­tion­nelles furent ver­ti­gi­neuse par leur sta­bi­li­té, leur iden­ti­té et leur capa­ci­té à résis­ter, inébran­la­ble­ment, au cours du temps et de l’histoire : elles ont été capables d’exprimer jusque dans des formes sen­sibles et tan­gibles un sym­bole d’éternité.”

Julius Evo­la, L’Arc et la Mas­sue (L’arco e la cla­va), 1968

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Statut (moral)

Avant 1945, dans toutes les nations euro­péennes, on hono­rait encore les sym­boles mili­taires et l’héroïsme du com­bat­tant. Même en France, mal­gré les consé­quences mul­tiples de la Révo­lu­tion, l’officier de réserve béné­fi­ciait d’un sta­tut moral pri­vi­lé­gié, au même titre que le pro­prié­taire ter­rien, alors que cette grâce était refu­sée aux pro­fes­sions du com­merce et de la finance. Faute de recul et de vision his­to­rique, on ne mesure pas encore l’ampleur de ce qui a été détruit.”

Domi­nique Ven­ner, His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions du Rocher, 2002

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Style — voir aussi : Ecriture

Un des vices de la France a été la per­fec­tion – laquelle ne se mani­feste jamais aus­si clai­re­ment que dans l’écriture. Le sou­ci de bien for­mu­ler, de ne pas estro­pier le mot et sa mélo­die, d’enchaîner har­mo­nieu­se­ment les idées, voi­là une obses­sion fran­çaise. Aucune culture n’a été plus pré­oc­cu­pée par le style et, dans aucune autre, on n’a écrit avec autant de beau­té, à la per­fec­tion. Aucun Fran­çais n’écrit irré­mé­dia­ble­ment mal. Tous écrivent bien, tous voient la forme avant l’idée. Le style est l’expression directe de la culture.”

Emil Cio­ran, De la France, 1941

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Sudistes

Le Sud était le peuple même et com­bat­tait pour sa propre exis­tence comme nation, pour son indé­pen­dance, pour ses champs et ses foyers.”

Major Schei­bert, offi­cier prus­sien déta­ché auprès des armées sudistes, cité par Domi­nique Ven­ner, Le blanc soleil des vain­cus – L’épopée sudiste et la guerre de Séces­sion (1607–1865), La Table Ronde, 1975

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Suprême combat

Ô enfants des Hel­lènes, allez ! Déli­vrez la patrie, vos enfants, vos femmes, les demeures des dieux, de vos pères et les tom­beaux de vos aïeux ! Main­te­nant c’est le suprême combat ! ”

Eschyle, Les Perses, 472 av. notre ère

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Surhomme

Je vous enseigne le Sur­homme. L’homme est quelque chose qui doit être sur­mon­té. Qu’avez-vous fait pour le sur­mon­ter ? Tous les êtres jusqu’à pré­sent ont créé quelque chose au-des­sus d’eux, et vous vou­lez être le reflux de ce grand flot et plu­tôt retour­ner à la bête que de sur­mon­ter l’homme ? Qu’est le singe pour l’homme ? Une déri­sion ou une honte dou­lou­reuse. Et c’est ce que doit être l’homme pour le sur­homme : une déri­sion ou une honte douloureuse.”

Frie­drich Nietzsche, Ain­si par­lait Zara­thous­tra (Also sprach Zara­thus­tra. Ein Buch für Alle und Kei­nen), 1883–1885

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Survie

Les catas­trophes éprouvent à quelle pro­fon­deur hommes et peuples demeurent enra­ci­nés dans leurs ori­gines. Qu’une racine, du moins, puisent direc­te­ment au sol nour­ri­cier – la san­té et les chances de sur­vie en dépendent, alors même que la civi­li­sa­tion et ses assu­rances ont disparu.”

Ernst Jün­ger, Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951

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Systèmes de valeurs

Qu’ils le sachent ou non, les hommes sont dépen­dants de leurs repré­sen­ta­tions, de leurs idées, même incer­taines, mêmes incons­cientes. Aus­si n’est-il pas faux de pré­tendre que les idées mènent le monde, quelle que soit la cause de leur for­ma­tion. En dépit des appa­rences, les actions humaines ne sont pas déter­mi­nées par l’utilitaire, mais par des sys­tèmes de valeurs en conflit. Et tou­jours se pose­ra l’obligation de gagner la bataille des idées ou d’être ter­ras­sé dans sa sub­stance même.”

Domi­nique Ven­ner, His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions du Rocher, 2002

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