Lettre N

Imprimer en PDF

N

Naître

Notre mon­de est en train de naî­tre. Invi­si­ble com­me les fleurs et les blés de demain, il fait son che­min sous la ter­re. Nous avons déjà nos raci­nes, soli­de­ment enfon­cées dans la nuit des âges, ancrées dans le sol de nos peu­ples, nour­ries du sang de nos anciens, riches de tant de siè­cles de cer­ti­tu­de et de cou­ra­ge que nous som­mes les seuls à ne pas renier.”

Jean Mabi­re, Les sol­sti­ces, his­toi­re et actua­li­té, Le Flam­beau, 1991

Tags : Jean Mabire, naître, notre monde, racines, âges, peuples, sol, identité, sang, histoire, certitude, courage, fidélité, solstices, histoire et actualité
Naïveté de la raison

Dans les faits, plus la pré­ten­tion de l’économie à sor­tir de la mai­son pour deve­nir mon­dia­le se tra­duit par des nor­mes, des règles et des for­mes uni­ques, plus la réa­li­té s’en éloi­gne, plus la véri­té s’enfuit com­me du sable entre les doigts de ceux qui savent bien que les règles et les for­mes sont tout ce dont la vie s’échappe. […] Vu depuis le mon­de qui vient, notre sys­tè­me du mon­de est d’abord carac­té­ri­sé par la naï­ve­té de la rai­son, qui le conduit à balayer ce qu’il ne com­prend pas, à consi­dé­rer insi­gni­fiant et même inexis­tant ce qu’il n’explique pas, même si des siè­cles ou des mil­lé­nai­res l’ont vali­dé, com­me si ce qui paraît ne pas avoir de sens ne fai­sait pas sens. Croi­re que ce qui est bon pour nous l’est pour les autres abou­tit à pro­met­tre à ceux qui ne l’ont pas vécue qu’ils pour­ront repro­dui­re la sin­gu­liè­re aven­tu­re de l’Europe et de l’Occident : le sim­ple bon sens suf­fit pour sen­tir la vani­té, plus enco­re, la fau­te de cet­te pro­mes­se.”

Her­vé Juvin, Le ren­ver­se­ment du mon­de – Poli­ti­que de la cri­se, Gal­li­mard, 2010

Tags : Hervé Juvin, le renversement du monde, politique de la crise, Gallimard, naïveté, raison, normes, règles, mondialisation, vie, vérité, sens, faire sens, Europe, Occident, système du monde
Narcissisme

« Les huma­nis­tes aiment, lorsqu’ils contem­plent les yeux de leur pro­chain, y décou­vrir que c’est eux qu’on regar­de. »

Syl­vain Tes­son, Petit trai­té sur l’immensité du mon­de, édi­tions des Equa­teurs, 2005

Tags : Sylvain Tesson, traité, immensité, monde, humanistes, narcissisme
Nation (résistance)

L’un des ris­ques asso­ciés aux opé­ra­tions fon­dées sur le choc a trait aux « consé­quen­ces invo­lon­tai­res » ou au déclen­che­ment de réac­tions impré­vues. Par exem­ple, des atta­ques mas­si­ves contre l’infrastructure d’une nation, son réseau élec­tri­que ou son sys­tè­me éco­no­mi­que peu­vent créer des souf­fran­ces tel­les que, à cau­se du contre­coup, nous fouet­tons la volon­té natio­na­le de nos oppo­sants de com­bat­tre au lieu de l’affaiblir.”

Lt-Cnl John N. T. Sha­na­han, “Sho­ck-based-ope­ra­tions”, Air & Spa­ce Power, 2001

Tags : bombardements aériens, terreur, volonté nationale, résistance, Shanahan, shock-based-operations
Nature

Croyez-en mon expé­rien­ce. Vous trou­ve­rez quel­que cho­se de plus au milieu des bois que dans les livres. Les arbres et les rochers vous ensei­gne­ront ce que vous ne pour­rez appren­dre d’aucun maî­tre.”

Ber­nard de Clair­vaux, Let­tre à Hen­ri Mur­dac, abbé de Vau­clair, 1135

Nature profonde

Nous lut­tons pour que les hom­mes res­tent fidè­les à leur natu­re pro­fon­de, pour qu’ils s’épanouissent dans tous les domai­nes, pour qu’ils conti­nuent à for­mer des com­mu­nau­tés « à l’échelle humai­ne », de la famil­le à l’Europe, de l’usine à la région. Nous lut­tons contre le temps des robots que nous pré­pa­rent ensem­ble les tech­ni­ciens du mon­de com­mu­nis­te et ceux du mon­de capi­ta­lis­te. Nous refu­sons « les temps moder­nes » par­ce qu’ils pro­cè­dent d’une même vision illu­soi­re et irréel­le.”

Jean Mabi­re, La tor­che et le glai­ve, édi­tions Libres opi­nions, 1994

Tags : Mabire, torche, glaive, lutte, communauté, monde communiste, monde capitaliste
Natures humaines

Je pré­fè­re les natu­res humai­nes qui res­sem­blent aux lacs gelés à cel­les qui res­sem­blent au marais. Les pre­miè­res sont dures et froi­des en sur­fa­ce mais pro­fon­des, tour­men­tées et vivan­tes en des­sous. Les secon­des sont dou­ces et spon­gieu­ses d’apparence mais leur fond est iner­te et imper­méa­ble.”

Syl­vain Tes­son, Dans les forêts de Sibé­rie, Gal­li­mard, 2011

Tags : Sylvain Tesson, dans les forêts de Sibérie, Gallimard, natures humaines, caractères, lacs gelés, marais, dureté, froid, profondeur, vie, tourmentes, douceur, apparence, vide, inertie
Néo-forestiers

Las­sés de peu­pler des vil­les sur­peu­plées dont la gou­ver­nan­ce impli­que la pro­mul­ga­tion tou­jours plus abon­dan­te de règle­ments, haïs­sant l’hydre admi­nis­tra­ti­ve, excé­dés par l’impatronisation des nou­vel­les tech­no­lo­gies dans tous les champs de la vie quo­ti­dien­ne, pres­sen­tant les chaos sociaux et eth­ni­ques à venir, ils déci­de­raient de quit­ter les zones urbai­nes pour rega­gner les bois. Ils recrée­raient des vil­la­ges dans des clai­riè­res, ouver­tes au milieu des nefs. Ils s’inventeraient une nou­vel­le vie. Ce mou­ve­ment s’apparenterait aux expé­rien­ces hip­pies mais se nour­ri­rait de motifs dif­fé­rents. Les hip­pies fuyaient un ordre qui les oppres­sait. Les néo-fores­tiers fui­ront un désor­dre qui les démo­ra­li­se. Les bois, eux, sont prêts à accueillir les hom­mes ; ils ont l’habitude des éter­nels retours.”

Syl­vain Tes­son, Dans les forêts de Sibé­rie, Gal­li­mard, 2010

Tags : sylvain tesson, dans les forêts de Sibérie, villes surpeuplées, gouvernance, règlements, chaos, bois, vie, néo-forestiers, éternels retours, recours aux forêts
Néolithique

Voi­ci 8 000 ans com­men­çait pour nous l’aventure néo­li­thi­que. Je l’appelais révo­lu­tion par­ce que j’y dis­cer­nais l’apparition d’un état d’esprit nou­veau. La volon­té y tenait la pre­miè­re pla­ce et elle n’allait pas ces­ser de domi­ner notre mon­de, jusqu’à l’avènement des idées sui­ci­dai­res aujourd’hui à la mode. Pas­ser de la cueillet­te et de la chas­se à l’agriculture et à l’élevage repré­sen­te un bond en avant pro­di­gieux. En un sens, dans cet­te plai­ne nor­di­que si cruel­le aux pay­sans aux pri­ses avec un cli­mat impi­toya­ble, c’était un défi qui rejoi­gnait la légen­de hel­lè­ne de Pro­mé­thée déro­bant le feu aux dieux.”

Jean Mabi­re, Thu­lé, le soleil retrou­vé des hyper­bo­réens, Robert Laf­font, 1978

Tags : Jean Mabire, Thulé, néolithique, aventure néolithique, hyperborée, monde nordique, feu, dieux, chasse, cueillette, agriculture, élevage, Prométhée, volonté, Grecs
Noble

Le contrai­re de noble, ce n’est pas pau­vre, mais vil.”

Oswald Spen­gler, Pen­sées, in Ecrits his­to­ri­ques et phi­lo­so­phi­ques, édi­tions Coper­nic, 1980

Tags : Spengler, pensées, noble, pauvre, vil, contraire
Noblesse

Signes de nobles­se : ne jamais son­ger à rabais­ser nos devoirs à être des devoirs pour tout le mon­de ; ne pas vou­loir renon­cer à sa pro­pre res­pon­sa­bi­li­té, ne pas vou­loir la par­ta­ger ; comp­ter ses pri­vi­lè­ges et leur exer­ci­ce au nom­bre de nos devoirs.”

Frie­dri­ch Nietz­sche, Par-delà le bien et le mal (Jen­seits von Gut und Böse — Vor­spiel einer Phi­lo­so­phie der Zukunft), 1886

Tags : Nietzsche, par-delà le bien et le mal, noblesse, noble, signes de noblesse, devoirs, responsabilité, privilèges, aristocratie
Noblesse

Pour moi, nobles­se est syno­ny­me d’une vie vouée à l’effort ; elle doit tou­jours être pré­oc­cu­pée à se dépas­ser elle-même, à haus­ser ce qu’elle est déjà vers ce qu’elle pro­po­se com­me devoir et com­me exi­gen­ce. De cet­te maniè­re, la vie noble res­te oppo­sée à la vie médio­cre ou iner­te, qui, sta­tis­ti­que­ment, se refer­me sur elle-même, se condam­ne à une per­pé­tuel­le imma­nen­ce tant qu’une for­ce exté­rieu­re ne l’oblige à sor­tir d’elle-même. C’est pour­quoi nous appe­lons mas­se, ce type d’homme, non pas tant par­ce qu’il est mul­ti­tu­di­nai­re que par­ce qu’il est iner­te.”

José Orte­ga y Gas­set, La révol­te des mas­ses, Sto­ck, 1937

Tags : Ortega y Gasset, noblesse, révolte des masses, effort, masse, se dépasser, multitudinaire
« Noblesse oblige »

Appar­te­nir à l’aristocratie, cela ne consis­te pas à béné­fi­cier de plus de pri­vi­lè­ges ou de droits sup­plé­men­tai­res, mais à s’imposer plus de char­ges, à se fai­re une idée plus hau­te de ses devoirs, à se sen­tir plus res­pon­sa­ble que les autres. Se com­por­ter de maniè­re noble, de quel­que milieu social que l’on pro­vien­ne, c’est n’être jamais satis­fait de soi, ne jamais rai­son­ner en ter­mes d’utilité. Beau­té de la gra­tui­té, beau­té de la dépen­se « inuti­le », beau­té du ges­te.”

Alain de Benoist, Mémoi­re vive, entre­tiens avec Fran­çois Bous­quet, édi­tions de Fal­lois, 2012

Tags : Alain de Benoist, Mémoire vive, François Bousquet, noblesse oblige, aristocratie, idée, devoirs, beauté, dépense inutile, gratuité, don
Noblesse (européenne)

Au fil des siè­cles, chez les peu­ples euro­péens et dans cha­cu­ne de leurs cultu­res par­ti­cu­liè­res, les for­mes du pou­voir nobi­liai­re n’ont pas ces­sé de chan­ger, et sou­vent de façon rapi­de, mais la fonc­tion poli­ti­que et mora­le de la nobles­se, en Grè­ce, à Rome, en Ger­ma­nie, dans l’Europe médié­va­le ou moder­ne, est res­tée iden­ti­que pour l’essentiel. La nobles­se n’est pas l’aristocratie ; il y a des aris­to­cra­ties de la for­tu­ne et de l’argent. Elle n’est que par­tiel­le­ment dépen­dan­te de l’hérédité. Elle repo­se sur le méri­te, et celui-ci doit tou­jours être confir­mé. La nobles­se se gagne et se perd. Elle vit sur l’idée que le devoir et l’honneur sont plus impor­tants que le bon­heur indi­vi­duel. Ce qu’elle a en pro­pre c’est son carac­tè­re public. Elle est fai­te pour diri­ger la cho­se publi­que, la res publi­ca. Sa voca­tion n’est pas d’occuper le som­met de la socié­té mais le som­met de l’Etat. Ce qui la dis­tin­gue, ce ne sont pas les pri­vi­lè­ges, mais le fait d’être sélec­tion­née pour com­man­der. Elle gou­ver­ne, juge et mène au com­bat. La nobles­se est asso­ciée à la vigueur des liber­tés publi­ques. Ses ter­res d’élection sont les liber­tés féo­da­les et les monar­chies aris­to­cra­ti­ques ou consti­tu­tion­nel­les. Elle est impen­sa­ble dans les gran­des tyran­nies orien­ta­les, Assur ou l’Egypte. En Euro­pe même, elle s’étiole ou dis­pa­raît cha­que fois que s’établit un pou­voir des­po­ti­que, ce qu’est le cen­tra­lis­me éta­ti­que. Elle impli­que une per­son­na­li­sa­tion du pou­voir qui huma­ni­se celui-ci à l’inverse de la dic­ta­tu­re ano­ny­me des bureaux.”

Domi­ni­que Ven­ner, His­toi­re et tra­di­tion des Euro­péens, édi­tions du Rocher, 2002

Tags : Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens, noblesse, Europe, peuples européens, argent, fortune, noblesse, res publica, bonheur individuel, libertés publiques, Etat, dictature
Noblesse du goût

On a fait un grand pas en avant lorsqu’on a fini par incul­quer aux gran­des mas­ses (aux esprits plats qui ont la diges­tion rapi­de) ce sen­ti­ment qu’il est défen­du de tou­cher à tout, qu’il y a des évè­ne­ments sacrés où elles n’ont accès qu’en ôtant leurs sou­liers et aux­quels il ne leur est pas per­mis de tou­cher avec des mains impu­res, — c’est peut-être le point le plus éle­vé d’humanité qu’ils peu­vent attein­dre. Au contrai­re, rien n’et aus­si répu­gnant, chez les êtres soi-disant culti­vés, chez les sec­ta­teurs des « idées moder­nes », que leur man­que de pudeur, leur inso­len­ce fami­liè­re de l’œil et de la main qui les por­te à tou­cher à tout, à goû­ter de tout et à tâter de tout ; et il se peut qu’aujourd’hui, dans le peu­ple, sur­tout chez les pay­sans, il y ait plus de nobles­se rela­ti­ve du goût, plus de sen­ti­ment de res­pect, que dans ce demi-mon­de des esprits qui lisent les jour­naux, chez les gens culti­vés.”

Frie­dri­ch Nietz­sche, Par-delà le bien et le mal (Jen­seits von Gut und Böse — Vor­spiel einer Phi­lo­so­phie der Zukunft), 1886

Tags : Nietzsche, par-delà le bien et le mal, noblesse du goût, sentiment du respect, demi-monde„ gens cultivés, paysans, événements, sacralité, hauteur, humanité, idées modernes, modernité, bourgeoisie, peuple, paysannerie
Noblesse (héréditaire)

En effet, la nobles­se héré­di­tai­re, c’est une nobles­se « lunai­re », et pour ain­si dire fai­te de morts. Seule demeu­re en elle, prin­ci­pe vivant, authen­ti­que, dyna­mi­que, l’incitation qu’éprouve le des­cen­dant de main­te­nir par ses efforts, le niveau où attei­gnit son aïeul. Tou­jours, même en ce sens déna­tu­ré, nobles­se obli­ge ! Le noble d’origine s’oblige à lui-même ; l’héritage obli­ge le noble héré­di­tai­re.”

José Orte­ga y Gas­set, La révol­te des mas­ses, Sto­ck, 1937

Tags : Ortega y Gasset, noblesse, hérédité, généalogie, tradition, honneur, héritage, transmission, aïeul, modèle
Nord

L’Orient que cher­che le mys­ti­que, Orient non situa­ble sur nos car­tes, est dans la direc­tion du Nord, au-delà du Nord.”

Hen­ry Cor­bin, L’homme de lumiè­re dans le Sou­fis­me ira­nien, Edi­tions Pré­sen­ce, 1971

Tags : Henry Corbin, homme de lumière, soufisme iranien, Iran, Orient, mystique, quête, cartes, direction, Nord
Normand

Pour moi, se vou­loir Nor­mand n’a jamais été un repli fri­leux sur notre seule ter­re et notre seul peu­ple. Nous exis­tons cer­tes, à nuls autres sem­bla­bles, mais il s’est tou­jours noué d’étranges conni­ven­ces pri­vi­lé­giées avec nos voi­sins, même si nous devions par­fois dure­ment nous heur­ter au cours d’un mil­lé­nai­re et même davan­ta­ge.”

Jean Mabi­re, La Varen­de entre nous, édi­tions Pré­sen­ce de La Varen­de, 1999

Tags : Mabire, La Varende, normand, terre, peuple, vouloir, heurts, identité, régionalisme, millénaire, Normandie
Nostalgie

L’obsession de l’ailleurs, c’est l’impossibilité de l’instant ; et cet­te impos­si­bi­li­té est la nos­tal­gie même.”

Emil Cio­ran, Pré­cis de décom­po­si­tion, 1949

Tags : Cioran, obsession de l’ailleurs, nostalgie, impossibilité de l’instant
Nostalgie

« La nos­tal­gie est un pen­chant de pares­seux. Elle auto­ri­se à ne pas tra­quer dans le moment pré­sent les rai­sons de s’enthousiasmer. Elle per­met de se conten­ter de feuille­ter le gri­moi­re du pas­sé, en pleur­ni­chant sur les âges d’or per­dus. Elle affran­chit de tout effort explo­ra­toi­re, consti­tue la revan­che des gei­gnards. »

Syl­vain Tes­son, pré­fa­ce à Car­nets d’aventures, La Guil­de euro­péen­ne du raid / Pres­ses de la Renais­san­ce, 2007

Tags : Sylvain Tesson, Carnets d’aventures, Guilde européenne du raid, Presses de la Renaissance, nostalgie, grimoire du passé, revanche, geignards, effort, âges d’or perdus, pleurnicher, paresseux
Nouvelle Réforme

« Je sou­hai­te qu’à l’avenir, au clo­cher de mon vil­la­ge com­me à ceux de nos cathé­dra­les, on conti­nue d’entendre la son­ne­rie apai­san­te des clo­ches. Mais je sou­hai­te plus enco­re que chan­gent les invo­ca­tions enten­dues sous leurs voû­tes. Je sou­hai­te que l’on ces­se d’implorer le par­don et la pitié pour en appe­ler à la vigueur, à la digni­té et à l’énergie. Je sou­hai­te que vien­ne de l’intérieur une nou­vel­le Réfor­me dans l’esprit d’un retour à nos sour­ces authen­ti­ques dont le pape Benoît XVI a ouvert les pers­pec­ti­ves dans son dis­cours de Ratis­bon­ne en 2006. »

Domi­ni­que Ven­ner, Un samou­raï d’Occident. Le Bré­viai­re des insou­mis, édi­tions Pier­re-Guillau­me de Roux, 2013

Tags : Venner, samouraï, occident, avenir, cloches, sources authentiques, nouvelle Réforme, cathédrales, clocher, village, christianisme, pape Benoît XVI, Ratisbonne, bréviaire, insoumis
Nuits étoilées

« Les nuits étaient déjà froi­des et annon­çaient l’hiver. Les étoi­les avaient per­du leur trem­blo­te­ment esti­val et leur éclat était net et fixe : au cœur de la nuit elles allaient innom­bra­bles. Dans ce pro­fond silen­ce on per­ce­vait le vol des oiseaux migra­teurs et le pas­sa­ge du temps. C’étaient des nuits fai­tes pour mar­cher sans fin, avec bon­heur. »

Mario Rigo­ni Stern, Sen­tiers sous la nei­ge, édi­tions La Fos­se aux Ours, 2000

Tags : Mario Rigoni Stern, sentiers, neige, nuits étoilées

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z